Améliorer son anglais et revenir avec une compétence supplémentaire sur son CV : beaucoup de jeunes choisissent le Working Holiday Visa en Australie, en Nouvelle-Zélande ou au Canada avec cette ambition en tête. Mais parfois, l’immersion dans un pays anglo-saxon ne suffit pas.

Yes sir, I can speak english very well !

Le niveau des Français est en moyenne, avouons-le, relativement bas, surtout quand on le compare aux autres nationalités qui partent également en PVT. Les jeunes Allemands, par exemple, possèdent un anglais quasi courant alors que nous avons les pires difficultés à aligner trois phrases, voire trois mots ! Pour que cela ne se traduise pas en un sérieux handicap lors des premières recherches d’emploi, ou même dans le quotidien, il peut être utile de chercher à améliorer ses bases en anglais avant le départ ou dès le début du séjour. Si votre niveau est moyen, débutant, voire catastrophique, voici nos astuces pour se familiariser un peu plus avec la langue de Shakespeare.

Mais avant toutes choses, pour tout relativiser, sachez qu’on peut tout à fait s’en sortir dans la vie avec un « moyen » en anglais. La preuve en vidéo avec nos chers politiques…

Alors, rassuré(e) ? Bon après, si tu peux dépasser un poil leur niveau, c’est pas plus mal ! Alors voici nos méthodes infaillibles !

Améliorer son anglais avant le départ en PVT/WHV

Apprendre l’anglais tout en se divertissant

Un moyen d’améliorer son anglais, gratuit et à la portée de tous, consiste à regarder des films, séries ou documentaires en VO. Vous pourrez intégrer dans un premier temps les sous-titres en français, puis quand vous vous sentirez plus à l’aise, passez aux sous-titres anglais pour finalement les retirer. Autre avantage, vous verrez que ça sonne beaucoup, beaucoup mieux en version originale ! Et avec le temps, vous ne pourrez plus repasser à la VF. Ces fonctions sont très faciles à mettre en place, sur Netflix par exemple.

En manque d’inspiration ? Faites d’une pierre deux coups en vous procurant la version originale de l’un des livres de notre sélection des meilleurs romans sur le thème de l’Australie.

Apprendre l’anglais en s’informant

Il est aujourd’hui très simple de s’abonner à des flux d’informations en anglais, que ce soit en version écrite ou audio. Abonnez-vous par exemple au flux de la BBC ou de CNN, aux versions en ligne du Guardian, du New York Times ou du Washington post. Bref, la liste est longue et il y en a pour tous les goûts.

Vous trouverez de nombreux liens sur le site de lexiloguos ici.

Le multimédia pour apprendre l’anglais

Dans la continuité des sites de presses et d’informations cités plus haut, certains sont spécifiquement développés pour vous aider à progresser anglais. Ils sont spécialement adressés aux personnes dont l’anglais n’est pas la langue maternelle, et sont gratuits ou accessibles. On y retrouve plein de sections ludiques (jeux, quizz, thématiques) spécialement prévues pour améliorer son anglais. Au quotidien, ces sites fournissent un excellent entrainement à l’anglais avant le grand départ.

Vous pouvez tester :

Pour apprendre des expressions typiquement anglaises et dans quelle situation les utiliser, il existe aussi la chaine « les idiomes » sur YouTube qui offre gratuitement un contenu de 100 expressions au travers de vidéos plutôt bien pensées. À essayer !

Il existe enfin des centaines d’applications qui vous permettent de progresser en Anglais sur votre smarthphone ou votre tablette. Un bon moyen de rentabiliser vos trajets en bus ou en métro dans les mois précédents votre départ ! Une application nous a particulièrement plu pour sa qualité, son graphisme, son aspect ludique et le fait qu’elle soit gratuite et sans pub. Il s’agit de Duolingo, disponible sous iOS et Android. Elle s’adapte particulièrement aux personnes ayant un niveau bas à moyen.

Les séjours linguistiques pour améliorer son anglais

L’immersion dans un environnement anglophone est de loin la meilleure solution pour améliorer rapidement son anglais, en particulier l’oral. En partant pour un séjour de quelques semaines voire quelques mois dans un pays anglophone, vous progresserez plus qu’en 6 à 7 ans d’études. Ainsi un petit séjour en Angleterre (par exemple) peut être une très bonne idée avant de se lancer pour votre voyage ou PVT. Si les prix vous rebutent, vous pouvez également tenter de trouver un petit boulot là-bas, comme fille au pair, ou dans la restauration par exemple.

Tester son niveau d’anglais

Il existe des tests internationalement reconnus pour évaluer son niveau d’anglais. Les plus connus sont le TOEIC et le TOEFL. Le premier permet plus une évaluation de son niveau pour intégrer le monde du travail et de l’industrie dans un pays anglophone, tandis que le deuxième est demandé pour des échanges universitaires. L’un comme l’autre a un coût, mais selon les études que vous avez suivies, le passage de ces tests peut être intégré à votre cursus.

  • En candidat libre, ces tests coûtent :
    • 103 € (classique) ou 84 € (étudiants et demandeurs d’emploi) pour le TOEIC
    • 225 $ soit environ 170 € pour le TOEFL IBT

Il existe par ailleurs des tests gratuits offerts par des sites réputés. Ces sites vous offriront certainement des offres « adaptées » pour améliorer votre niveau, mais il n’y a aucune obligation d’y souscrire. Vous pouvez essayer les tests gratuits proposés par l’APEC (Association Pour l’Emploi des Cadres), Victorias ou Altissia.

Pratiquer son anglais

Avec les méthodes papier, multimédias ou numériques, le problème est qu’on ne pratique pas vraiment son oral. Il n’est ainsi pas rare de rencontrer des gens qui s’en sortent très bien en rédaction avec un score supérieur à 800 au TOEIC. Et pourtant, à l’oral, il n’y a plus personne. Pour être capable de tenir une discussion, il n’y a pas de secret, il faut pratiquer ! Et de préférence avec du vrai contact humain. Pas évident quand on est encore en France ? Il existe malgré tout des solutions.

Vous pouvez par exemple recevoir d’autres voyageurs ou backpackers qui traversent notre pays via le réseau de couchsurfing. Un super concept pour échanger et voyager depuis chez vous. En vous familiarisant avec ce réseau, vous aurez peut-être également envie de l’adopter à votre arrivée en Australie ! Mais cette fois, en tant que voyageur…

Il existe également des sites spécialisés ou des groupes Facebook qui vous permettent de rencontrer des anglophones de votre région pour partager des activités, discuter, etc. Essayez par exemple le site meetup, ou recherchez sur Facebook les groupes du style « French-English exchange in TaVille ».

Améliorer son anglais une fois en PVT/WHV

Rencontrer, rencontrer, rencontrer

Quand on voyage pour la première fois dans un pays non francophone et que notre niveau en anglais est (ou nous semble) plus que moyen, on a tendance à :

  • bafouiller dans tous les sens (ça, c’est dans le meilleur des cas)
  • ne plus oser s’exprimer par honte de notre niveau ou de notre accent,
  • se réfugier auprès d’autres francophones, qui eux au moins, vous comprennent, et sont tout aussi « performants » en anglais !

Il n’y a pas de mal à ça, c’est quelque chose de naturel et on est tous passés par là. Mais si vous voulez vraiment améliorer votre anglais parlé, il va falloir oser et provoquer les rencontres. Au début, vous allez faire des fautes énormes, traduire dans votre tête du français à l’anglais, avoir d’énormes blancs parce que vous ne parvenez justement pas à traduire un mot. Vous aurez honte de votre niveau, bref ça ne sera pas tout simple. Mais ceux qui s’en sortent et finissent par rapidement évoluer sont ceux qui dépassent ce premier blocage qui nous pousse à nous taire ou éviter les rencontres. Plus tôt vous oserez, plus vite ça viendra.

L’accent ou le débit des Australiens peut aussi être un problème les premiers jours. Pour une transition plus simple vers l’anglais, il est souvent plus facile au début de discuter avec d’autres voyageurs non anglophones : allemands, italiens, coréens… Ce ne sont pas les opportunités qui manquent. Le niveau est plus équivalent, le débit plus lent, les intonations plus familières. Parfois, ça vous servira même à vous rassurer sur votre propre niveau ! Autant se serrer les coudes entre voyageurs. Et c’est tellement simple d’ouvrir la discussion : un « hello, where do you come from ?  », et c’est parti !

L’anglais sur le terrain, la meilleure école

À notre avis, le meilleur moyen d’améliorer son anglais reste de se fondre dans la population locale. À cette fin, vous pouvez tenter de décrocher un petit boulot, à la ville ou à la campagne. En plus de gagner de l’argent, vous progresserez largement à l’oral, c’est tout bénef ! Si vous n’êtes pas très à l’aise en anglais, vous allez plus vous diriger vers des boulots n’exigeant pas un niveau très soutenu. Ce n’est pas pour rien qu’on retrouve pléiades de Français dans les champs pour le fruit-picking, ou en restauration derrière la cuisine. Mais ce n’est pas grave, cette première immersion vous fera nécessairement progresser, et souvent dépasser le premier blocage dont je parlais plus haut.

La concurrence est rude en Australie comme en Nouvelle-Zélande pour les petits boulots. Et sans un minimum d’anglais, on risque de se frotter à de nombreuses portes fermées. Plutôt que de s’acharner, au risque d’y perdre toutes ses économies, il existe deux réseaux extrêmement bien développés en Océanie comme au Canada qui vous permettront à la fois de vous immerger dans la vie australienne, de ne rien dépenser et de pratiquer votre anglais tous les jours : le Wwoofing et l’Helpx. Ces réseaux vous permettent de vivre chez l’habitant en échange de services et travaux quotidiens. Ce sont des alternatives excellentes quand on ne trouve pas de boulot, et pour le coup les places sont relativement faciles à trouver. Votre anglais y fera un bond de géant !

Les packs d’arrivée

Si vous nous lisez régulièrement, vous devez savoir que nous ne sommes pas particulièrement fans des packs d’arrivée. Certains packs incluent néanmoins un stage de langue à votre arrivée, ce qui peut être un bon moyen de concilier les premières découvertes et les rencontres tout en améliorant son anglais. Ces stages nous semblent malgré tout très chers en comparaison du service proposé. Surtout quand on sait qu’on peut apprendre facilement et gratuitement avec les options citées plus haut.

Les études ou séjours linguistiques

On ne le sait pas toujours, mais votre Working Holiday Visa vous autorise également à étudier dans votre pays d’accueil (17 mois maximum en Australie, et 6 mois au Canada et en Nouvelle-Zélande). Pourquoi ne pas en profiter pour vous inscrire dans une université et suivre des cours de langue ?

Et en Australie, tu découvriras aussi le slang !

Tu parles anglais, tu ne parles pas pour autant Aussie ! Même ceux qui ont vécu quelques années en Angleterre ou aux États-Unis auront besoin d’un certain temps d’adaptation en arrivant au pays des kangourous. Non seulement il y a l’accent, que vous découvrirez au fur et à mesure que vous vous éloignerez des grandes villes ; mais en plus il y a le slang, l’argot made in Australia. Le maitriser un minimum peut s’avérer rapidement utile, pour comprendre, ou se faire rapidement accepter et être apprécié par nos amis australiens.

À cette fin, nous vous avions parlé de l’application Aussie Translator qui permet d’apprendre des centaines de mots et expressions tirées du slang.

Pensez également à réviser notre mini-dictionnaire du slang que nous avons inclus dans notre guide gratuit« Premiers pas en Australie »

Dernière astuce : le petit carnet de route

Une dernière technique, qui marche d’ailleurs autant pour le vocabulaire classique que pour le slang, consiste à se créer un petit carnet où vous noterez chaque mot ou expression que vous lisez ou entendez passer. Ça demande un peu de rigueur, mais plusieurs backpackers nous ont dit que ça leur était extrêmement profitable !

Article mis à jour le 13 février 2017