6 février 2012. Sur le chemin d’Hobart, la péninsule tasmanienne dévoile ses quelques formations géologiques remarquables, notamment le Blow hole et la Devil’s Kitchen, forgés dans la roche par le temps et l’érosion saline. L’occasion aussi d’apercevoir le site historique de Port Arthur, prison de haute sécurité pour les convicts récalcitrants il y’a deux siècles et tristement célèbre pour le massacre de 1996.

Port Arthur, la triste histoire

Comme si le site n’était pas assez sinistre par son histoire carcérale, un homme de 28 ans abat 35 personnes de sang-froid et en blesse 23 autres parmi les touristes et employés du site le 28 avril, cette année-là. Cet événement encore tabou chez les locaux est l’un des actes les plus meurtriers commis par un seul homme dans le monde… Un poids qui vient s’ajouter à la disgrâce dont ont longtemps été victimes les habitants de l’île, destinée à l’époque coloniale à accueillir les convicts anglais les plus difficiles. On s’épargnera la visite du site, qui affichait un prix d’entrée insolent.

Salamanca place, Hobart, Tasmania
Dégustation au Salamanca place, Hobart, Tasmania

Hobart, ville où il fait bon vivre

Hobart, deuxième plus vieille capitale d’État d’Australie après Sydney, est donc fondée en 1804 en tant que colonie pénitentiaire. À l’heure où nous la visitons, elle est avant tout à la pointe de la gastronomie et du bien-vivre. Le marché de Salamanca, qui attire chaque samedi 25 000 visiteurs, étale artisanat local et spécialités culinaires sur près de 300 stands. On ne résistera pas aux pâtisseries maison d’un petit producteur… Ni à la tentation d’un des fish & chips qui ont poussé sur le grand port en centre-ville. Bref on est heureux de redécouvrir les plaisirs de la bonne bouffe, mais aussi les terrasses de café sur les nombreuses places piétonnes qui lui donnent un air de cité méditerranéenne au printemps. Si et seulement si le temps est clair, le mont Wellington offre une vue panoramique sur Hobart et ses environs.

Le MONA : musée du 21e siecle

Si vous êtes curieux comme nous, impossible de rater le « Disney subversif pour adulte » comme son créateur aime à décrire le MONA (Museum of Old and New Art). À trente minutes de la capitale, ce musée à 75 millions de dollars fondé par le collectionneur tasmanien (et millionnaire) David Walsh est un savant mélange entre antiquité et excentricité. On déambule dans un espace ultra-contemporain, équipé d’un iPod qui renseigne sur les œuvres et donne accès a du contenu interactif. L’ambiance est prenante et l’on s’y plonge facilement pendant des heures. Nous ne regrettons pas les 20 dollars nécessaires pour découvrir cet endroit atypique.

MONA Hobart, Tasmania
Salle principale du MONA, Hobart, Tasmania

Un peu d’air ? direction Bruny Island

En s’éloignant d’Hobart, on s’offre quelques jours sur Bruny Island, connue pour abriter de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs. On fait vite le tour de l’île, même si l’on peut passer plusieurs journées à marcher sur les plages ou randonner dans la forêt pour découvrir les falaises du Cap Bruny ou la côte nuageuse de Cloudy Bay. Un soir, notre patience est récompensée et nous assistons au spectacle des pingouins nains (fairy penguins) qui se dandinent la nuit tombée sur Adventure Bay. La colonie vient se reproduire sur les dunes de l’île et nous assistons au dîner des bébés qui attendent patiemment dans leurs terriers. Comme d’habitude devant les animaux, on redevient des gamins !

Bruny Island, Tasmania
Optik effect, Bruny Island, Tasmania

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Article mis à jour le 19 novembre 2018