13 février 2013. Dernier tiers de notre périple en Tasmanie. On ne se lasse pas des paysages préservés de cette grande île, et nous n’avons pas tout vu. On pousse vers le point le plus au sud de l’Australie, par des chemins de terre et de gravier, pour arriver à Cockle Creek. Camping sauvage et eaux turquoises, on est presque au paradis.

Presque, car les « march flies », insupportables mouches grosses comme des taons, sont de la partie. Heureusement, elles sont trop paresseuses pour nous suivre sur la plage et dans nos randos, et sont plutôt du genre à se coucher tôt. Les moustiques sont là pour prendre la relève la nuit tombée, mais le feu de camp reste le meilleur répulsif, en plus de gérer tous nos repas à la braise. On restera finalement trois jours, tant on se sent bien, adoptant vite nos petites habitudes : journée au soleil, apéro, grillade au feu de bois, bananes chocolat noir en papillote, et chamallow grillés pour tasser le tout. Seule la pénurie de provisions parvient à nous faire partir.

Cockle Creek, Tasmania
Notre petit coin de paradis, Cockle Creek, Tasmania

En avant pour les montagnes vierges du grand ouest. Après un stop au Mount Field National Park qui valait le détour, nous découvrons les eaux calmes du Lake St-Clair. Plutôt que de tourner autour du bassin, on se lance dans l’ascension du Mount Rufus. La végétation est variée et vraiment propre à ce site naturel qui reste très vert malgré l’été qui bat son plein. La vue est presque plus belle à mi-chemin où les reliefs s’étendent à perte de vue. On se sent tout petit. Le sommet en revanche offre une vue imprenable sur le lac qui prend toute son ampleur. Les possibilités pour dormir dans le coin ne sont pas idéales, nous reprenons donc la route rapidement.

Lake St-Clair National Park, Tasmania
Vue sur le lac, Lake St-Clair National Park, Tasmania

Sur le chemin des Cradle Mountains, nul autre choix de s’enfoncer d’abord dans Queenstown. Cette ancienne ville minière en déclin ressemble vraiment à un village abandonné de série B. On ne s’éternise pas, mais la route est encore longue jusqu’au célèbre massif, et l’on passera une nuit dans le providentiel Waratah Campground. Nous voilà enfin au bord du Dove Lake qui dort au pied du berceau montagneux. Il faut s’accrocher pour monter au sommet, car ça grimpe sec, et pour une fois, pas de passerelles et rambardes. C’est à même la pierre qu’il faudra s’accrocher pour venir à bout des sentiers escarpés et des quelques passages bien raides. Trois heures plus tard nous voilà sur un plateau dominant la vallée et les reliefs alentour. On savoure…

Cradle Mountain, Tasmania
Cradle Mountain, Tasmania

Nous sommes presque à la fin de notre aventure tasmanienne et le diable n’a toujours pas pointé le bout de son nez. On craque et on s’arrête dans un parc animalier (le Wings Wildlife Park) sur la route du retour, sans regret ! Ces petites bêtes, grosses comme un petit chien, sont vraiment impressionnantes et notamment capables de vous déchiqueter la main en quelques secondes. Mais ce que l’on retient, c’est leur grognement unique et régulier. On en profite pour interviewer Cocky, le cockatoo qui parle (vraiment) et découvrir de nouvelles petites bêtes. Encore une fois de vrais gamins.

Diable de Tasmanie
Le fameux Diable de Tasmanie

On passe nos derniers jours à flâner sur les plages de la côte nord, en attendant de reprendre notre ferry, sur lequel une cabine nous attend cette fois-ci. Au moment d’embarquer, on serait bien resté plus longtemps, mais il nous reste plus de la moitié de l’Australie à explorer… On reviendra !

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Article mis à jour le 19 novembre 2018