21 mois de PVT en Australie, ça vous change une vie !

Après 21 mois passés en Australie, il est temps pour moi de rentrer en France ! Pendant ces presque deux ans, j’ai enchaîné périodes de travail intenses (cumul de deux ou trois jobs) et road trips. S’il est difficile de résumer une aventure pareille, j’ai partagé ici les moments forts qui symbolisent mon PVT en Australie.

Cette expérience a été incroyable, remplie de moments inoubliables et d’émotions extrêmes : des instants de joie, de stress, de solitude, d’exaltation. Pendant plusieurs mois on n’arrête pas et on se sent vivant. Le temps est passé à une vitesse folle et en même temps j’ai l’impression d’être partie de chez moi depuis très longtemps.

Après avoir parcouru la quasi-totalité du pays (je suis allée partout sauf en Tasmanie), j’ai maintenant envie de retrouver la France avec la famille, les amis, et les bons petits plats ! J’ai vécu des moments extraordinaires, d’autres plus difficiles. Ce qui est sûr, c’est que cette expérience m’a permis de m’ouvrir et de mieux me connaître, d’évoluer.

Partir seule

© Charlène Blaison
© Charlène Blaison

Je l’ai fait ! Partir seule à l’autre bout du monde. Et je n’ai qu’une envie : recommencer ! Ce voyage, je l’ai avant tout accompli seule, même si j’ai croisé beaucoup de monde sur ma route. Je me suis sentie complètement libre de mes choix et ça fait du bien, même si c’est parfois lourd à porter. De plus, l’Australie est un pays ultra-sûr pour une fille seule. À aucun moment je ne me suis sentie en insécurité, que ce soit en ville ou à la campagne.

No worries

worries

Un de mes objectifs avec ce voyage en Australie était d’apprendre l’anglais. J’ai plutôt appris l’Australien, langue qui n’a rien à voir avec l’anglais très british qu’on apprend à l’école. 

On ne dit pas « Good morning ! How are you ? », mais « G’Day ! How zi goin’ ? ». Tout comme le très conventionnel « you’re welcome sir » devient « no worries mate ! », avec un accent nasillard, en parlant très vite et sans articuler. On finit par s’habituer et même les imiter, histoire de tenter de se fondre dans la masse… De plus, les expressions et les accents peuvent changer d’un état à l’autre.

Outre leur langue (et leur fameux slang), les Australiens ont leur culture, leur état d’esprit cool et positif. Leurs activités favorites consistent à faire des barbecues, boire de la bière, regarder les matchs de footy et manger de la vegemite ! Voilà pour les clichés. Sinon ce sont sincèrement des gens souriants et accueillants.

Conduire un 4×4

© Charlène Blaison
© Charlène Blaison

De location ou empruntés à mes familles d’accueil lorsque j’étais au pair, j’ai eu l’occasion de conduire pas mal de véhicules en Australie, du break au van, en passant par le 4×4.

Ce dernier est indispensable dans certaines zones du pays où les routes ne sont pas goudronnées et parfois traversées par des cours d’eau voire des rivières. Je me suis surprise à m’éclater au volant de 4×4 sur des pistes de terre improbables, comme à Kakadu National Park ou encore Purnululu National Park.

Me la jouer aventurière

© Charlène Blaison
© Charlène Blaison

Très citadine auparavant, en Australie j’ai adoré explorer les terres sauvages splendides, camper à la belle étoile au milieu du désert, faire du feu et cuire des gâteaux sur les braises, cuisiner au milieu des vaches sauvages sur mon petit réchaud avec lampe frontale sur la tête, bière dans une main, spatule dans l’autre.

J’ai aussi vécu d’autres expériences insolites comme dormir en prison (transformée en auberge de jeunesse je vous rassure), sauter en parachute avec atterrissage sur la plage, attendre 16 h pour assister au feu d’artifice du Nouvel An à Sydney, choper un coup de soleil le 31 décembre, tomber en panne d’essence en plein désert sous la pluie, et j’en passe.

Découvrir les cultures aborigènes

© Charlène Blaison
© Charlène Blaison

L’histoire des premiers habitants de ce pays continent est tragique et leur rapport avec les descendants de colons est malheureusement toujours tendu. Cependant, leur Art et leurs traditions sont d’une telle richesse qu’ils méritent qu’on s’y intéresse.

J’ai eu la chance d’être au pair dans une famille d’artistes qui hébergeait une peintre aborigène. J’ai aussi pu découvrir leur culture à Uluru avec un guide aborigène et à Katherine avec Top Didj Experience.

Voir la Grande Barrière de Corail en vrai

© Charlène Blaison
© Charlène Blaison

J’y ai fait mon baptême de plongée, découvrant des fonds marins sublimes. Se promener au milieu des coraux et des poissons multicolores était magique. J’ai également survolé la Grande Barrière de Corail en avion pour admirer ébahie le récif le plus connu au monde, celui en forme de cœur.

Croiser plus d’animaux que d’humains

© Charlène Blaison
© Charlène Blaison

Et pas n’importe lesquels : kangourous, wallabies, koalas, serpents, araignées, crocodiles, baleines, dauphins, poissons-clown, raies Manta, requins, tortues, wombat, kukaburra, loriquets, quokkas, manchots, lézards en tout genre, dingos, casoars, possums, dromadaires, émeus et bien d’autres encore. Ça change des pigeons français !

Et le summum est le jour où j’ai donné pour la première fois le biberon à un bébé kangourou. À ce moment-là, je me suis dit que j’avais bien fait de tout quitter en France ; juste pour vivre ça, ça valait le coup !

Plus polyvalente, tu meurs!

© Charlène Blaison
© Charlène Blaison

En Australie, on voyage. Mais les trois quarts du temps, on bosse ! Du moins en ce qui me concerne. Car il faut bien le financer ce beau périple. C’est d’ailleurs le principe du PVT : on est là pour voyager, mais aussi pour travailler. J’ai donc fait plein de petits boulots, parfois enrichissant, parfois moins.

J’ai changé des couches, gardé des enfants, découpé des légumes en petits morceaux (et mon pouce au passage), servi des plats et boissons à des clients hyper sympa (on y croit), fait des cafés, jardiné, construit des trucs sans comprendre trop ce que je faisais, fait la vaisselle du matin au soir, plié des draps et des serviettes par milliers, nettoyé de fond en comble des écoles, des maisons, des cuisines, des salles de spectacles… en échappant au fruitpicking !

N’empêche que ça fait des sous et j’ai appris plein de petits trucs qui servent dans la vie de tous les jours. Sans compter que c’est un bon moyen pour rencontrer des gens.

Me sentir toute petite… et invincible

© Charlène Blaison
© Charlène Blaison

L’Australie est un pays immense, 14 fois plus grand que la France. On a beau le savoir, on ne s’en rend vraiment compte qu’une fois sur place. Les parcs nationaux ne manquent pas, avec leur lot de roches millénaires, ainsi que leur faune et flore atypiques.

Les routes se font rares dès qu’on sort des villes, les trajets sont interminables. Dès qu’on sort des métropoles, on se sent vraiment au bout du monde. Et si on a pu aller jusque-là, alors le monde nous appartient.

M’ouvrir au monde

© Charlène Blaison
© Charlène Blaison

En Australie, on ne rencontre pas que des Australiens, mais avant tout des voyageurs comme vous et moi, venant du monde entier. Qu’on les croise quelques heures ou quelques mois, on échange sur nos façons et raisons de voyager, nos coutumes, nos langues respectives. Bref, on se sent plus riche. Et comme il y a toujours de nouvelles choses à découvrir, on a qu’une envie : voyager encore, ailleurs.

Originaire de Nancy, j’ai travaillé un peu partout en France en tant que chargée de communication dans le domaine culturel. En 2014, j’ai décidé de quitter mon CDI pour m’envoler seule vers l’Australie. Officiellement pour améliorer mon anglais, officieusement pour changer d’air. J’ai, comme beaucoup, attrapé le virus du voyage et je ne veux plus m’arrêter !

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