Top 10 des films qui nous font voyager depuis notre canapé

Voici une liste (100 % subjective) de dix films, qui sont autant d’occasions de voyager depuis votre canapé. Attention, cependant : car après les avoir vus, vous pourriez bien avoir envie de tout plaquer pour faire un PVT/WHV en Australie, en Argentine ou au Canada… On vous aura prévenus !

L’hiver approche, amenant avec lui le froid, la grisaille, et l’hibernation forcée. En regardant par la fenêtre, on peut vite avoir envie de faire un retour-arrière en août, quand on bronzait sur les côtes italiennes, qu’on randonnait sous la pluie en Bretagne ou qu’on grimpait sur des volcans en Indonésie (chacun sa conception des vacances).

« Tracks » : neuf mois dans le désert Australien

Un film tiré d’une histoire vraie : celle de Robyn Davidson qui, en 1975, décide de traverser les 2700 kilomètres du désert Australien à pied, seule avec quatre chameaux et un chien. Peur de rien, quoi.

Tracks, ce sont déjà des paysages et une bande sonore à couper le souffle. C’est vide et beau comme un désert. Mais au-delà de la carte postale, l’intérêt du film repose sur un non-dit : pourquoi se mettre volontairement dans une telle difficulté ? Que cherche-t-on dans le voyage ? John Curran a l’intelligence de laisser ces questions en suspens… Laissant à chacun le soin d’y répondre.

Tracks de John Curran

Tracks

Film de John Curran – Biopic, aventure – Australie – 2013 – 1 h 52
Langue originale : Anglais

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« Wild » : marcher pour oublier

L’histoire de Cheryl Strayed, qui, après plusieurs années d’errance, décide de chausser ses baskets et de faire une randonnée de 1700 kilomètres sur la côte ouest des États-Unis.

Le film est bien loin d’une pub pour agence de voyages, puisqu’il se place du côté humain : oui, quand on marche 1700 kilomètres, on saigne des pieds, on a les cheveux gras et si on est quelqu’un de normal, on flippe quand on est seul dans une tente au milieu de la forêt. Le voyage est perçu comme une nécessité, un dernier rempart avant la folie, la seule manière de trouver des réponses aux questions existentielles — qui sont, en fait, les seules qui comptent. On s’identifie, ou pas… Pour moi, c’est l’essence du voyage.

Wild de Jean-Marc Vallée

Wild

Film de Jean-Marc Vallée – Drame, Biopic – États-Unis – 2014 – 1 h 56
Langue originale : Anglais

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« New York — Miami » : road-trip en 1934

D’un côté, Ellie Andrews, jeune fille gâtée de la haute classe américaine, qui s’enfuit de chez elle suite au refus de son père de la marier avec un play-boy aviateur. De l’autre, Peter Warne, un journaliste tout juste congédié, beau, arrogant et insupportable. Ces deux électrons libres se rencontrent dans le bus entre New York et Miami, et commencent bien évidemment par se détester…

C’est une comédie américaine qui a lancé le genre « screwball comedy » : un mélange de romance, de dialogues incisifs, mais surtout une intrigue qui s’affranchit des normes de l’époque. Car on est en 1934, et le réalisateur Frank Capra célèbre la fuite de deux personnages face à leur destin de classe… Vous le sentez, le vent de liberté ? Et le petit bonus : en plus de vous insuffler l’envie de prendre la route, le film vous donnera des techniques de stop infaillibles !

New-York - Miami de Frank Capra

New York —Miami (It Happened One Night)

Film de Frank Capra – Comédie, Romance -États-Unis, 1934 -1h35 Langue originale : Anglais

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« Exils » : passions sur la route

Zano et Naïma sont beaux, amoureux et aventureux. Un jour, ils décident de traverser la France et l’Espagne pour rejoindre l’Algérie et découvrir le pays que leurs parents ont quitté…

L’énergie et la passion de Tony Gatlif, combinées au charme de Romain Duris. Exils, c’est un pays sans frontières où la joie se fait folie, où la colère se fait fureur, et où la tristesse se transforme en cris de douleur. C’est excessif et merveilleusement enchanteur. On en sort en ayant envie de remuer les montagnes… ou au moins de les franchir.

Exils de Tony Gatlif

Exils

Film de Tony Gatlif – Comédie dramatique – France – 2004 – 1 h 43
Langue originale : Français

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« Voyage en famille » : un Little Miss Sunshine à l’argentine

Émilia, 80 ans, est invitée à un mariage à Misiones, à plus de 1000 km au nord de Buenos Aires, où elle habite. Elle décide alors d’entreprendre le voyage en caravane, accompagnée de toute sa famille — qui n’a pas vraiment le choix, d’ailleurs.

Pablo Trapero se sert ici de la promiscuité et des imprévus du voyage pour faire éclater les rancœurs, les souvenirs, les amours, les désamours et les non-dits d’une famille. Il pousse l’engagement jusqu’à embaucher sa propre grand-mère dans le rôle d’Émilia ; il en résulte un film plein de sincérité et d’énergie. Comme son cousin américain Little Miss Sunshine (si vous ne le connaissez pas, on vous jure qu’il faut absolument le voir aussi), Voyage en famille oscille entre rire et pleurs. Ce n’est peut-être pas le film du siècle, mais c’est riche en aventures et en émotions… Un petit bijou argentin à découvrir.

Voyage en famille (Familia Rodante) de Pablo Trapero

Voyage en famille (Familia Rodante)

Film de Pablo Trapero – Comédie dramatique – Argentine/Espagne/France — 1 h 42
Langue originale : espagnol

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« Vacances romaines » : escapade à Rome

Audrey Hepburn incarne une princesse (forcément) qui, fatiguée des protocoles, s’accorde un petit break incognito dans les rues de Rome.

Qu’on vous prévienne tout de suite : votre vie ne va pas être chamboulée avec ce film… Mais c’est une petite bulle d’air, où l’on savoure avec la princesse Ann des joies simples (mais vitales !) d’une escapade dans une ville magnifique : manger une glace, admirer l’architecture, faire de la vespa et danser sur une péniche… Qui sont en fait l’essentiel dans la vie, non ?

Vacances romaines de William Wyler

Vacances romaines (Roman Holidays)

Film de William Wyler – Romance – États-Unis — 1 h 59
Langue originale : anglais

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« Moonrise Kingdom » : les mini aventuriers

L’histoire de Suzy et Sam, douze ans, tous deux un peu marginaux, voire un peu fêlés, qui décident un beau jour de partir en voyage…

Esthétique de Wes Anderson, absurdité de Wes Anderson, humour de Wes Anderson : c’est frais et grave, joli sans pour autant être niais. Car sous ses décors aux couleurs éclatantes, Wes Anderson regarde très sérieusement le monde des adultes et se permet d’en questionner le sens : à quel moment et pourquoi sacrifie-t-on notre liberté ?

Moonrise Kingdom de Wes Anderson

Moonrise Kingdom

Film de Wes Anderson – Comédie, drame – États-Unis – 2012 – 1 h 34
Langue originale : Anglais

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 » Y tu mamá también » : le voyage des paumés

Dans la catégorie road-movie, direction le Mexique. Luisa a trente ans, un chignon sans un cheveu qui dépasse et un appartement bien rangé. Mais quand elle apprend que son fiancé la trompe, tout s’effondre ; et elle se retrouve en road-trip avec Julio et Tenoch, deux ados surexcités (dans tous les sens du terme).

Ce qui est au départ une comédie crue et, disons le, assez triviale (vous y découvrirez le beau Gaël Garcia Bernal en ado obsédé, c’est à la fois amusant et flippant) se transforme au fil des kilomètres en un road-trip émouvant, où trois personnages, tous aussi perdus les uns que les autres, cherchent à (re) trouver leur chemin en se lançant dans tous les excès possibles. C’est cru et poétique, grinçant à souhait… Et merveilleusement libre.

Y tu mamá tambien d'Alfonso Cuarón

Y tu mamá también

Film d’Alfonso Cuarón – Drame – Mexique – 2001 – 1 h 45
Langue originale : Espagnol

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« Le sel de la mer » : un besoin irrépressible de découvrir l’horizon

Soraya, américaine, se rend en Palestine pour connaître le pays de son grand-père. Elle y rencontre Emad, un jeune serveur qui, lui, voudrait plutôt fuir vers le Canada. Deux âmes un peu perdues, un peu à côté de leurs racines, qui prennent la route ensemble. Entre joie, colère et amertume, ils roulent avec un seul objectif : aller goûter le sel de la mer…

Le Sel de la mer n’est pas seulement un film sur l’injustice des découpages de territoire en Palestine et en Israël. Il est beaucoup plus large, car il s’intéresse au besoin irrépressible que chacun porte en soi d’aller explorer l’horizon des possibles… Et dénonce rageusement le fait que certains en soient empêchés.

Le Sel de la mer d'Annemarie Jacir

Le sel de la mer

Film d’Annemarie Jacir – Drame – France/Palestine/Espagne — 1 h 49
Langues originales : Arabe, anglais, hébreu

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« Before sunrise » : le voyage au coin de la rue

L’histoire de Céline et Jesse, qui se rencontrent dans un train. Ils sympathisent et décident de faire une halte à Vienne, où ils passent une nuit à déambuler et à discuter… Jusqu’au lever du soleil, tel est leur serment.

Pas de grands horizons : c’est une comédie romantique assumée, avec ses gros plans et ses dialogues tout en drague. Mais je l’ai mis dans cette liste car Before Sunrise (tous comme les deux films qui suivront pour constituer la trilogie « Before ») est un voyage où le chemin compte plus que l’endroit où on va. C’est un film qui invite à la contemplation… On en sort en se disant que le voyage commence par la capacité à observer (et, accessoirement, rencontrer l’âme sœur) au pied de son immeuble.

Before Sunrise de Richard Linklater

Before sunrise

Film de Richard Linklater – Romance – États-Unis – 1995 – 1 h 20
Langue originale : Anglais

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En m'approchant (dangereusement) de la trentaine, j'ai eu envie de prendre un peu d’air frais pour cette décennie qui commence. Après un premier bain de pieds en Turquie en 2015, c'est le grand plongeon début janvier 2017, avec un PVT Argentine, cette fois en compagnie de mon amoureux de presque toujours, Romain. Notre devise de voyage : curiosité, improvisation et contemplation !

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