Onze mois plus tard, nous revoilà à Bangkok, enfin à deux pour seulement quelques heures, car Wa (dit Kevin) part se la couler douce dans les îles du sud avec des amis pendant que Ko (dit Antonin) va ouvrir le chemin dans le nord. Pour être tout à fait honnête, Bangkok ne m’avait pas vraiment manqué. Après le désert du centre rouge et sa relative tranquillité, on prend un sacré choc en se retrouvant dans le fourmillement incessant de la capitale thaïlandaise.

MBK Bangkok
Le MBK Bangkok

Retour dans la fourmilière

Cette ville vit vraiment dans deux dimensions à la fois : il y a tellement de monde, ça va tellement dans tous les sens qu’on a l’impression que tout va très vite dans une forme d’anarchie organisée. Mais si on observe la manière de vivre des Thaïs, on est soudainement dans un film au ralenti. Il faut certainement être né ici pour arriver à être relax dans cette frénésie permanente. On se rend également vite compte que les progrès accumulés en anglais ne vont pas beaucoup servir ici, la plupart des questions posées aux locaux recevant comme réponse un inclinement de tête interrogatif suivi d’un large sourire. Mieux vaut retourner au bon vieux franglo-thaï : des mots simples, aucune conjugaison, et un bon koh khun khrap (merci en Thaï) pour finir !

De nouvelles découvertes

Cette nouvelle escale, servant en premier lieu à faire ma demande de visa pour le Vietnam, m’a quand même permis de visiter quelques nouveaux coins de la capitale qui valaient la peine d’être vus. En premier lieu, le fameux temple du Bouddha couché (Wat Pho) que nous avions réussi à louper la première fois. Cette figure dorée qui s’étend de tout son long dans un temple à peine assez large pour le recevoir est assez fascinante. Le reste du site vaut également largement le détour. Pour me rendre au Wat Pho, j’ai aussi pu apprécier combien on avait pu se faire arnaquer lors de notre première escale 11 mois plus tôt. Par exemple, le bateau traversant le Chao Phraya nous avait couté la modique somme de 1000 bahts (25 euros) lors de notre premier voyage (certes il était privé et nous avons apprécié les petits canaux pendant près d’une heure). Cette fois, le bateau public (qu’on reconnait grâce aux drapeaux orange) m’a seulement couté 15 bahts, une bouchée de pain.

Wat Pho Bangkok
Le Wat Pho de Bangkok, le fameux bouddha couché

En parlant de pain, vous pourrez apprécier un spectacle surprenant, voire dégoûtant, juste en face du Wat Pho sur l’autre rive du Chao Phraya, où la coutume locale consiste à gaver les poissons-chats et les pigeons avec de grosses miches de pain. Tradition ou spectacle pour touriste, je n’ai pas pu savoir, mais on ne peut pas rester indifférent à ce gavage organisé, surtout à l’heure du repas. Le reste de mes déambulations m’ont conduit au Golden Mount (Wat Saket), un temple perché au sommet d’une petite colline d’où on peut apprécier une belle vue surplombant Bangkok, mais surtout un peu de tranquillité au son des cloches qui oscillent au gré du vent et des gros gongs repartis autour de la montagne sacrée. Les bateaux taxis qui circulent dans les petites artères de la ville (appelés klongs) et qui permettent aussi de se rendre au Golden Mount sont vraiment à essayer. Ça ne vous ruinera pas, il en coûte maximum 12 baths (dans les 25 cents). Attention quand même, ça déménage ! Après quelques heures supplémentaires de shopping dans la folie du MBK, un passage express dans la rue pour « farang », la fameuse Ko San Road, et les retrouvailles avec les « très chaleureux » employés de l’ambassade du Vietnam pour récupérer mon visa, il était temps de quitter le crazy Bangkok pour une ambiance plus méditative en direction de Sukhothai.

Fish feeding Bangkok
Fish feeding à Bangkok
Bangkok, 11 mois plus tard, c’est toujours fou!
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Article mis à jour le 11 novembre 2018