Katherine et ses alentours : expérimentez l’outback

Située au croisement de deux routes emblématiques de l’outback australien (Stuart Highway et Victoria Highway), Katherine est une ville étape qui mérite un arrêt de quelques jours.

Petite bourgade comptant 6000 habitants, elle est cependant la troisième ville la plus peuplée du Northern Territory, après Darwin et Alice Springs. C’est dire à quel point cet état est désertique ! La ville en elle-même ne représente pas un grand intérêt, mais elle est entourée de paysages extraordinaires et regorge d’activités de plein air, mais aussi culturelles. Voici ce qui vaut le détour.

Katherine Gorge (ou Nitmiluk National Park)

Situé à 30 km de Katherine, ce parc regroupe 13 majestueuses gorges taillées dans la roche rouge si typique de l’outback. Pendant la saison sèche, vous pouvez vous baigner sans problème. Des crocodiles d’eau douce sont paraît-il présents, mais ils ne s’attaquent pas à l’homme. N’allez tout de même pas les chercher, car ils savent se défendre ! Une courte marche vous emmène à un point de vue qui vous permet d’admirer la première gorge. Je me suis contentée de cette marche, mais si vous avez le temps, le mieux est de louer un kayak ou de faire un tour en bateau afin d’explorer toutes les gorges. Vous pouvez aussi les survoler à bord d’un hélicoptère. Des randonnées sont également balisées pour les bons marcheurs (jusqu’à 5 jours de marche).

© Charlène Blaison
© Charlène Blaison

Edith Falls

Edith Falls se situe à l’extrémité de Katherine Gorge. Vous pouvez y accéder à pied depuis celle-ci par une marche de 66 km, ou bien plus facilement par la route, à 50 km de Katherine. Vous pouvez vous baigner dans l’immense point d’eau qui se trouve à quelques mètres du parking (voir la photo au début de l’article). Une marche de 2,6 km vous permettra d’explorer l’incroyable nature environnante. À mi-chemin vous attend une chute d’eau où vous pourrez avec plaisir vous rafraîchir après une heure de marche sous une chaleur harassante.

© Charlène Blaison
© Charlène Blaison

Hot Springs

Les hot springs (sources chaudes en Français) sont des sources dont l’eau est chauffée par l’énergie thermique provenant de la Terre. La région regorge de ces piscines thermales naturelles. L’une d’entre elles se trouve en pleine ville de Katherine, mais elle est assez petite et bondée de touristes. À 115 km au sud se trouvent Mataranka et Bitter Springs. Les deux valent le détour. Entourés de palmiers (vous pourrez même voir passer des kangourous) ces bassins sont grands et agréables. La température de l’eau est entre 25 et 32 °C, le mieux est donc d’y aller en fin de journée quand le soleil ne chauffe plus autant. Et vous aurez en plus peut-être la chance d’avoir l’endroit rien que pour vous !

© Charlène Blaison
© Charlène Blaison

Top Didj Experience

La culture n’est pas en reste à Katherine. Quelques galeries d’Art aborigène y sont installées ainsi qu’un centre culturel proposant des expositions et conférences.

La galerie d’Art Top Didj propose également une « expérience aborigène » que j’ai adorée. Pour 65 $, nous passons une demi-journée en compagnie de Manuel Pamkal, artiste aborigène. Nous sommes un petit groupe de 9 personnes. Premièrement, Manuel nous parle de sa culture, ses traditions et leur transmission. On a même droit à un petit cours de langage aborigène ! Ensuite place à la peinture. Manuel nous explique comment peindre à la manière de son peuple, la signification des symboles, des couleurs et même de l’épaisseur des traits faits au pinceau. Plusieurs modèles nous sont proposés, je choisis le kangourou. Manuel prend le temps de nous conseiller un à un. Deux petits ateliers ludiques nous attendent ensuite : faire du feu et chasser le kangourou (en carton-pâte) à l’aide d’une lance. Et c’est ainsi que s’achève officiellement notre matinée.

Mais l’artiste et les propriétaires de la galerie sont là et prêts à nous donner plus. À la demande des enfants, on goûte des fourmis vertes vivantes en les attrapant directement sur l’arbre. Il faut manger uniquement la partie verte, soit l’arrière-train. Ça a un petit goût de citronnelle… Intéressant, mais pas très nourrissant. On s’initie également au lancé de boomerang. Une autre de leurs activités consiste à recueillir les kangourous et wallabies blessés ou orphelins. Et ils nous ont invités à les approcher et même à les nourrir : patates douces pour les grands et biberons de lait pour les petits !

L’équipe est très chaleureuse et heureuse de partager son savoir. Leur approche est très naturelle et on ne sent pas le côté attraction touristique, ce dont j’avais peur au départ. J’ai vécu cette matinée comme un moment de partage et de découverte. Une de mes meilleures expériences en Australie, je vous le recommande vivement !

Originaire de Nancy, j’ai travaillé un peu partout en France en tant que chargée de communication dans le domaine culturel. En 2014, j’ai décidé de quitter mon CDI pour m’envoler seule vers l’Australie. Officiellement pour améliorer mon anglais, officieusement pour changer d’air. J’ai, comme beaucoup, attrapé le virus du voyage et je ne veux plus m’arrêter !

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