Après l’insouciance et les plaisirs sur plage de Koh Phangan, c’est avec difficulté qu’on se résigne à refaire nos bagages. Le moral ne s’arrange pas quand, après une traversée sur un gros charter rouillé et puant, nous retrouvons la ville fantôme de Suratani. Nous sommes finalement au fond du fond quand le contrôleur nous explique que notre train a …100 minutes de retard. Au final, c’est avec deux bonnes heures qu’il déboule difficilement dans la gare miteuse.

Longue attente en gare de Surat Thani
Longue attente en gare de Surat Thani

Un voyage en train finalement confortable

Il est environ 2h du matin quand notre patience est enfin récompensée par des trains-couchettes plutôt confortables. Voyage en deuxième classe, le wagon est entièrement transformé en dortoir géant. L’astuce est de prendre les couchettes du bas… avec rideau. Les moins chanceux de l’étage dormiront en compagnie du néon. Malgré trois heures de retard à l’arrivée, nous avons traversé la moitie du pays pour moins de 20 euros, la SNCF devrait s’inspirer !

Le retour à Bangkok ne nous emballe pas beaucoup. Heureusement on retrouve nos amis flamands pour siroter quelques derniers petits cocktails et déambuler au milieu des marchands de grigri, de fausses cartes d’identité de tout pays et autres tee-shirts adidash. On y découvre aussi le massage à base de poisson picoreur de jambe, effet électrique garanti.

Le fish massage thailande
Le fish massage : électrique et surprenant !

Départ pour Chiang Mai

Une nuit plus tard, on décolle du backpack à 3h30 du matin pour rejoindre l’aéroport puis Chiang Mai. Pas de problème pour trouver un taxi à cette heure-ci, Bangkok est déjà en début d’ébullition. Après avoir a nouveau dégusté notre merveilleuse éponge au fromage gracieusement offerte par Nokair, on fait nos premiers pas dans le nord. Tout semble paisible et ça ne fait pas de mal. Première étape, trouver le Rama Guest House que nos amis de route nous ont largement conseillé. Le backpack est en effet ultra chaleureux et les propriétaires, un couple franco-thaï, super accueillants. Nos journées à Chiang Mai ont été en général bien remplies. Au programme, découverte des nombreux temples de la région, tous plus dorés les uns que les autres, où fourmillent les moines en robe orange. Notre dernière visite du temple de Doi Suthep nous a aussi réservé une jolie panne d’essence a 10 km de la ville le tout à la tombée de la nuit. C’est ce qui arrive après avoir vécu 7 jours sur une ile où la bouteille de gazoline se vend tous les kilomètres.

Activités à gogo

Les jours suivants, car nous avons finalement survécu, nous avons appris à cuisiner thaï en compagnie d’un chef ultra comique qui s’éclatait en mimant des scènes xxx avec tous les légumes lui passant sous la main. Mais nous sommes quand même devenus des rois du Pad Thaï et du chicken cashew nuts flambés, photos à l’appui. Départ ensuite pour un trek de deux jours. Le dépaysement sera complet et les souvenirs garantis avec une première ballade à dos d’éléphant tout terrain suivi d’une marche en pleine jungle guidés par un moine fraichement retraité de sa spiritualité, enfin presque… Les derniers jours seront plus compliqués. Notre dernière escale, Sukhothai, est en proie aux inondations et notre projet tombe à l’eau. Rien de grave, Chloé et Ben nous ayant comme d’habitude retrouvé notre trace, nous profitons encore a quatre des joies du marché, des bières Chang et des massages nocturnes.

Chiang Mai, le récit de nos derniers jours en Thaïlande
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Article mis à jour le 19 novembre 2018