WHV Australie : comment prolonger l’aventure avec un sponsorship ?

Comment rester en Australie une fois qu’on a terminé son PVT et épuisé toutes les options de renouvellement ? L’option la plus courante consiste à faire un sponsorship. Comment l’obtenir ? Voici les détails de la procédure.

Après douze ou vingt-quatre mois de vadrouille passés au pays du kiff, il arrive qu’on ne veuille plus en partir. Notre Permis Vacances-Travail (PVT/WHV) en Australie touche à sa fin. Mais nous, on souhaite tout faire pour ne pas prendre cet avion qui nous ramène au pays.

Le sponsorship (ou parrainage par une entreprise) peut être une bonne option si :

  • Vous voulez rester après votre PVT,
  • Ou vous êtes trop âgé pour obtenir le PVT,
  • Ou vous avez un projet d’immigration dans le pays. 

Un sponsorship est-il facile à décrocher en Australie ? 

La demande de PVT pour l’Australie est assez simple. À moins d’être serial-killer ou associé de la mafia italienne, si vous avez un peu d’argent de côté et êtes prêt à vous envoler à l’autre bout du monde, le visa est dans la poche.

Les sponsors, eux, sont maintenant plus difficiles à recevoir. Il n’est pas rare de rencontrer des voyageurs, ayant décroché la résidence permanente, expliquer ô combien il était facile de s’installer définitivement dans le pays il y a de cela plusieurs années. Mais ça c’était avant. Depuis quelques décennies et encore plus depuis mars 2018, la loi qui encadre le sponsorship visa s’est endurcie en Australie.

Petit état de la politique d’immigration australienne

Dans les années 90, l’Australie faisait face à un boom économique et la main d’œuvre manquait. Européens, asiatiques, indiens  … sont venus des quatre coins du monde prêter main forte. Mais avec un léger ralentissement de la croissance et une augmentation du chômage, les politiques ont alors décidé d’appliquer la règle de « l’australien first » (dans la même lignée que Trump avec les Etats-Unis).

L’objectif du gouvernement : privilégier davantage les locaux dans les recrutements avant de d’avoir recours aux services d’une main d’œuvre étrangère. Les règles ont changé. Cela dit, tout reste encore possible si on s’en donne les moyens. 

Gold Coast, Australia

Qu’est-ce qu’un visa sponsorship ? 

En deux mots, il s’agit d’une immigration choisie. Le sponsorship est un permis qui vous autorise à rester pour une durée de deux à quatre années en Australie si vous occupez un emploi dit « qualifié ».

Au cours de ce délai, le statut de résident permanent  peut même être octroyé à cet employé étranger. En effet, certaines entreprises sont à la recherche de certaines compétences qu’ils ne trouvent pas auprès de la main d’œuvre locale. Ils ont donc la capacité de faire appel au service d’un étranger pour combler ce besoin et payer le coût de son visa.

Les métiers auxquels le visa est accordé vont du poste de manager de restaurant, à danseur, mathématicien, footballeur, nutritionniste ou même encore fleuriste. Autant dire que le gouvernement ratisse large.  

Cape Tribulation, Queensland

Les trois types de visas sponsorship australiens

Le nom officiel du sponsorship Australie est Temporary Skill Shortage Visa (subclass 482) ou TSS Visa (autrefois nommé visa 457).

Le TSS donne le droit de travailler à temps plein pour l’employeur qui vous sponsorise. Grâce à lui,  vous pouvez vivre en Australie avec les membres de votre famille (conjoint, époux (se) ou enfant(s)), et ce peu importe votre âge.

Le TSS se décline sous trois formes en fonction des emplois autorisés :

  1. Short term stream
  2. Medium-term stream
  3. Labour agreement stream

1 – Court terme : le Short-term stream

  • C’est un visa temporaire de 2 ans dans la plupart des cas (4 ans si une International Trade Obligation (ITO) s’applique). 
  • La liste des métiers applicable est celle du STSOL (datant de mars 2019 ; elle est actualisée chaque année). 
  • Il peut être renouvelé une fois. Après, c’est retour aux bercails !
  • Il coûte la « modique » somme de 1265 $AU (environ 790 euros), famille exclue.
  • Avec le Short term stream, bye-bye tout espoir de résidence permanente.

Voir la page officielle du Short term stream

2 – Moyen terme : le Medium-term stream

  • Il dure 4 ans maximum.
  • Les métiers pris en compte sont ceux de la liste MLTSSL. Ils demandent, en principe, de plus longues années d’études (ingénieur, météorologiste, infirmière … pour n’en citer qu’une partie), mais pas toujours.
  • Les frais sont doublés : 2645 AUD (environ 1650 euros), femme et enfants non compris. 
  • Gros plus : il donne accès au visa permanent après 3 ans.

Voir la page officielle du Medium term stream

3 – Cas exceptionnels : le Labour agreement stream 

  • Si votre job n’est dans aucune des deux listes ET QUE votre entreprise à un accord avec le gouvernement (liste des accords « Labour agreements » parmi lesquels on retrouve notamment les métiers suivants : chefs de restaurant gastronomique ou même évêque ! Ces accords politiques sont signés pour 5 ans. ) 
  • L’employé est ici sponsorisé par un contrat conclu entre l’entreprise et le gouvernement. 
  • Le prix est identique au Medium-Term Stream : 2645 AUD par adulte

Voir la page officielle du Labour agreement stream

La liste des métiers concernés évolue régulièrement

Le gouvernement réétudie les listes de métiers concernées régulièrement pour être sûr qu’elles reflètent la réalité des besoins. Il n’est donc pas garanti que votre emploi y reste, ou bien il peut bouger d’une liste à une autre.

Cairns, Queensland

Critères d’éligibilité : qu’est ce qui a changé avec la fin du visa 457 ? 

  • Un minimum de deux ans d’expérience professionnelle demandé dans le métier convoité pour le visa (avec justificatif de salaire) ; 
  • les critères pour obtenir la résidence permanente sont rallongés à trois ans au lieu de deux auparavant ; 
  • l’employeur est davantage contrôlé pour être sûr qu’aucune discrimination n’est pratiquée à l’égard des Australiens.

À part les 3 points qui précèdent, les critères d’éligibilités sont les mêmes : 

  • postuler à un domaine d’activité dans les listes STOSL / MLTSSL citées plus hauts ;
  • certifier d’un bon niveau d’anglais via un test IELTS ou autres avec une note minimum à obtenir qui diffère selon le visa ;
  • un (éventuel) examen médical à passer ;
  • ne pas avoir de casier judiciaire (et en fournir la preuve dans tous les pays séjourné plus de 12 mois depuis les 10 dernières années) ;
  • prouver d’un seuil de revenu minimum (53 900 $AU annuel au 13 août 2019 + 9.5% superannuation, la retraite australienne) – des cas particuliers s’appliquent à certaines professions (il en faudra AUD 65 000  pour un spécialiste marketing ou manager dans l’évènementiel) ;
  • travailler à temps plein (38 heures / semaine) ; 
  • attester que l’on souhaite rester de manière provisoire ;
  • être embauché par une entreprise déclarée et approuvée par le gouvernement.

Et l’entreprise dans tout ça ? 

L’employeur a lui aussi du pain sur la planche. Les démarches peuvent s’avérer compliquées. Il est contraint de mettre en place les deux premières étapes de procédure avant que vous puissiez envoyer votre dossier.

Il doit, entre autres : 

(Plus de détails sur la procédure dans le paragraphe suivant).

Cockatoo, Sydney

Faire la demande de visa sponsorship en Australie 

Il existe trois étapes majeures, elles-mêmes subdivisées en différentes parties : 

  1. Votre entreprise doit être « Standard business sponsor » (ou en faire la demande) ;
  2. Elle doit vous nominer pour le poste à pourvoir qui doit faire partie de la liste des métiers prévus par le type de visa que vous visez ; 
  3. C’est l’étape de demande de visa par le salarié (elle ne marche que si les deux précédentes ont été validées). Une fois arrivé là, ne vous découragez pas car le plus dur est fait. Vous et votre entreprise rentrez dans les cases, reste plus que l’envoi du dossier ! Mais restez vigilent, une seule petite erreur de votre part comme de l’autre et c’est toute la procédure qui foire ! 

Tutoriel : les étapes de la demande de visa sponsorship

  • 1 — Que ce soit pour votre patron ou vous-même, tout se passe en ligne sur le site de l’immigration. Vous devez créer tous deux un compte ImmiAccount
    • 1 a —Si votre employeur est déjà accrédité, j’ai envie de vous dire : Ouf tout va bien ! Il est sur la liste des sponsors valides.
    • 1 b – Si ce n’est pas le cas, il doit postuler via le formulaire 482S, fournir des justificatifs de son activité, de ses recettes et payer la somme de 420 $AU à l’État. Une fois cette accréditation obtenue, il pourra sponsoriser des employés pour une durée de 5 ans.
  • 2 a — L’entreprise doit ensuite envoyer sa nomination au gouvernement pour le poste concerné. C’est à ce moment-là qu’il doit prouver, entre autres, avoir d’abord cherché à embaucher sans succès un Australien ( ce que le gouvernement appelle le Labour Market Testing). 
  • 2 b – L’entreprise remplit le formulaire 482 N et paie une taxe de 330 $AU.
  • 2 c — Une fois acceptée par l’émigration, l’employeur reçoit une lettre valable 12 mois. C’est la durée que vous avez pour faire approuver votre dossier.  Le reste du boulot repose désormais sur vous. 
  • 3 a — Le formulaire 482 V est à remplir par vos soins (un autre pour votre famille). 
  • 3 b — Vous ajoutez à cela des pièces justificatives : 
    • votre passeport, 
    • une copie de vos diplômes (à faire reconnaître bien sûr auprès de la assessing authority, sinon ce serait trop facile), 
    • l’extrait de votre casier judiciaire dans tous les pays où vous avez séjourné plus de 1 an depuis l’âge de 16 ans,
    • la preuve de vos deux années d’expérience professionnelle : lettres de recommandations, contrats, bulletins de salaire…
    • un certificat d’anglais daté de moins de trois ans  type IELTS, TOEFL… 

Vos documents doivent être traduits en anglais

N’oubliez pas que les documents non anglophones doivent être traduits en anglais par un agent certifié NAATI ; les photocopies attachées à votre candidature doivent être certifiées conformes à l’original par l’autorité le délivrant (pharmacie, docteur, police…) avec fonction de l’agent, date et signature.

  • 3 c — Une fois votre dossier reçu, vous serez convoqué à un examen médical. Les résultats diront si vous pouvez poursuivre la procédure. En principe, la France ne fait pas partie des pays qui requièrent un examen, à moins que vous ayez voyagé à l’étranger par le passé. 
  • 4 — Ensuite, vient la partie la plus douloureuse : celle du paiement du visa. Le détail des tarifs, dépend du visa choisi. Et il augmente si vous ajoutez des membres de votre famille au dossier (il vaut mieux voyager célibataire ^^). 
  • 5 — Encore une fois, votre porte-monnaie va en prendre un coup, car voici venue l’étape, non moins importante bien entendu, de l’assurance santé. N’étant pas Australien, vous n’avez pas droit à leur Sécurité sociale, la Medicare. Ajoutez donc à votre liste la souscription d’une assurance santé pour visa de travail. 
  • Nota bene : Vous avez fait une boulette ou votre situation change ? Pas de panique. Vous pouvez toujours changer des éléments tant que votre candidature n’a pas été approuvée. Cette démarche se fait via le formulaire 1023.
  • 6 — En récompense de ce long chemin fastidieux, vous pouvez désormais penser à réserver un billet en classe business, je vous le dis… à moins que votre compte ait trop morflé aux étapes précédentes.
Lighthouse, New South Wales

Quels sont les délais d’attente ? 

Ca y est tout est imprimé, signé, posté, « e-mailé », … ! Reste ce long et interminable temps d’attente pour décrocher un Oui ou un Non.

D’après le site du gouvernement, votre candidature sera traitée dans un délai de 20 à 50 jours en moyenne (c’est quasi comme le coup du livreur qui doit passer chez vous entre 8h du mat et 5h du soir : vive la précision). Mais il est bon de rappeler que plus votre dossier est précis et fourni, plus il ira vite dans son traitement. 

Pourquoi ne pas faire appel à un agent d’immigration ?

Obtenir un visa demande de l’investissement et du temps. C’est pourquoi, certains candidats préfèrent avoir recours à un agent d’immigration (il arrive que votre boss en paie même un pour vous). Il connait toutes les procédures, les pièces à joindre, fera la construction du dossier avec vous, sera là pour répondre à vos questions et aidera à résoudre les problèmes : c’est son métier. Mais bien sur son recours n’est pas gratuit (si l’entreprise paie alors tout vas bien). 

Faites appel à un agent agréé

Comme expliqué dans la vidéo, je vous conseille de faire appel à un agent MARA agréé par le gouvernement.

Comment décrocher un travail qualifié en Australie et un potentiel sponsor ?

1 – Anticipez la situation en amont 

Lors de votre recherche de boulot, vous pouvez essayer de cibler des entreprises ayant déjà fait des sponsors. Car, s’ils connaissent les démarches, ils seront mois effrayés et plus à même à vous proposer ce visa. La recherche de boulot s’avèrera certainement plus longue mais cela paiera par la suite.

2 – Vendez votre projet à vos collègues de taf

Faites courir le bruit de votre projet à la machine à café, à la pause déjeuné, à la bière after work. Les Australiens seront curieux de savoir ce que vous faites chez eux. Alors, bien sûr, vous êtes là pour bosser et pas pour tricoter mais aussi, vous aimeriez bien rester … Cela ne tombera peut être pas dans l’oreille d’un sourd.

3 – Mettez à jour votre profil Linkedin 

Et utilisez-le ! Les patrons se servent beaucoup de ce réseau social lors des recrutements. Dites aux éventuels futurs employeurs que vous êtes expérimenté, disponible, … mais surtout pas que vous êtes en PVT. Attendez l’entretien d’embauche pour ça. 

4 – Mettez en place des alertes

Inscrivez-vous à des sites de recherche d’emploi (Seek.com, Indeed, …) en créant des alertes avec mots clés. Vous êtes prévenu(e) dès qu’une nouvelle offre intéressante voit le jour. 

5 – Soyez prêt à vous déplacer

Alors ok, Sydney, Brisbane, Melbourne c’est bien, on a les potes, la plage, l’ambiance, les palmiers, mais bien souvent les petites villes d’Australie ont plus de mal à trouver de la main d’œuvre car elles sont justement reculées. A bon entendeur, salut.

6 – Faites un tour sur Skillselect 

Inscrivez-vous sur le vivier de compétence Skillselect. C’est une indication comme quoi vous souhaitez être considéré pour un skilled visa (un visa de compétences). Les patrons s’y rendent pour choisir des candidats. Qui sait, vous pouvez vous faire approcher par une entreprise de cette façon. Aucune piste n’est à négliger. Mais ne perdez pas votre temps si votre profil ne correspond pas aux attentes du marché local car le skillselect est payant. 

Sunset, Noosa, Queensland

Quelles sont les autres options si votre demande échoue ? 

La réponse est tombée et malheureusement, elle ne s’avère pas aussi positive que prévu. Je comprends et imagine la frustration que cela doit amener. Cependant, vous avez des alternatives : 

1 – Faire appel

Vous pouvez essayer de creuser pourquoi la demande a échouée et faire appel de la décision rendue. 

2 – Le visa touriste

Vous pouvez toujours venir/rester en Australie en visa touriste. Il est gratuit mais avec lui vous ne pouvez pas travailler. Attention, si vous êtes sur le territoire Australien, vous devez sortir du pays et y re-rentrer pour activer votre visa. Une bonne excuse donc pour aller vadrouiller en Nouvelle-Zélande ou en Asie (s’il vous en manquait une).

3 – Rentrer chez soi pour repartir ailleurs 

Sans vouloir vraiment vous parler comme ma grand-mère, on dit souvent que les choses arrivent pour une bonne raison. S’il est temps alors pour vous de prendre le chemin du retour (ou bien d’un autre départ), utilisez cette énergie pour viser un autre visa. Il n’y a pas que l’Australie dans la vie. De nombreux autres pays sont accessibles en PVT, même jusque 35 ans en Argentine ou au Canada. Ou bien alors, l’Europe peut s’avérer être une super alternative, et là sans tracas de visa et tout le tsoin tsoin. 

Jetez quand même un œil au visa finder qui vous aide à trouver le visa adéquat à votre situation. 

Et une fois le visa  en poche ?

Un conseil : allez boire un gros godet, vous l’avez bien mérité … et invitez moi par la même occasion pour vous avoir épargné des heures sur le site (super ennuyant) de l’immigration. Même si tout cela semble fastidieux, je pense que le jeu en vaut la chandelle. Deux années, voire une vie, à passer dans le pays de vos rêves. Rien n’est inaccessible. On ne vit qu’une fois, Inch allah. Maintenant, à moi de vous souhaiter « Bon Courage ».

Pensez à souscrire une assurance expatriation

En tant que nouvel expatrié, vous n’avez plus le droit d’être assuré en tant que pvtistes. Nous vous conseillons pour votre nouvelle vie à l’étranger, le contrat Cap Vital Expat de Chapka, l’assureur voyage que nous recommandons.

Hunter Valley, New South Wales

Il y a mille et une raisons qui m'ont poussé à faire ma valise en Juillet 2015 et prendre un aller simple pour Reykjavík. Première expatriation au pays des Vikings, puis des Kiwis et enfin des Kangourous, après 3 années je ne me vois maintenant plus rentrer. R.I.P vie clean et bien rangée, je préfère désormais backpack, aventures, rencontres et nouveautés ♥.

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AntoninJeanneColette Lonczkor Auteurs de commentaires récents
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Jeanne
Jeanne

Bonjour et tout d’abord merci pour cet article très complet.
Mon compagnon qui est boulanger a travaillé 1 an en Australie grâce au WHV il y a environ 4 ans , ce fut une super expérience et un gros coup de coeur pour ce pays. Nous souhaitons y retourner mais cette fois ci avec un visa sponsor. Pensez vous qu’il est possible de trouver une entreprise en allant sur place avec un visa touristique et est il possible de faire un essai dans une bakery dans le cadre de ce visa …?
Merci d’avance et bonne continuation pour le blog.

Jeanne

Colette Lonczkor
Colette Lonczkor

Merci pour toutes les informations ultra pratiques. Bon travail.

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