Le sujet se retrouve tous les 4 matins sur les forums de discussions et autres groupes Facebook dédiés au WHV. Faut-il ou non payer les amendes qu’on a reçues pendant notre séjour ? Quel risque prend-on si on ne le fait pas ? Il semble que l’état du Victoria soit sur le point d’offrir une réponse claire à ceux qui se posent encore la question : l’interdiction pure et simple de quitter l’Australie sans avoir auparavant réglé toutes vos dettes ! 

Des amendes plutôt salées

Il est vrai qu’au niveau des contraventions, l’Australie ne fait vraiment pas de cadeaux. 150 $ pour un mégot jeté à terre, 400 $ pour avoir malencontreusement grillé un feu rouge, et jusqu’à 500 $ pour avoir oublié de mettre sa ceinture. Le montant des amendes australiennes a de quoi faire pâlir. On comprend alors que beaucoup de détenteurs de WHV, rarement des gens fortunés avouons-le, soient tentés de juste oublier de les payer.

D’un autre côté, le fait d’être à l’étranger ne nous permet pas d’être au-dessus des lois, bien au contraire même. Et tous ces impayés (loin d’être tous à l’origine de backpackers fauchés, précisons-le quand même) sont un manque à gagner considérable pour les différents états d’Australie.

Le dernier recordman en date, dont l’identité n’est pas révélée par le Herald Sun, se serait ainsi enfui d’Australie après avoir accumulé un joli total de 807 contraventions équivalent à 222 000 $. Il en faudrait des heures de fruit picking pour la régler celle-là !

La contre-offensive du Victoria

Pour lutter contre cette fuite des liquidités, le « Sentencing Advisory Council » de l’état du Victoria vient de proposer sa solution : identifier clairement les contrevenants et leur interdire tout vol international tant qu’ils n’auraient pas réglé leurs dettes. Simple et efficace.

Précisons tout de même que cette proposition ne s’appliquerait pas pour toutes les amendes reçues dans les transports en commun (train, tram et bus), services qui ne dépendent pas directement de l’état. Cette proposition est également spécifique au Victoria, mais si celle-ci porte ses fruits, on peut facilement imaginer que les autres états se pencheront également sur le sujet.

Quid du PVTiste

Si cette proposition est adoptée, elle aura clairement une incidence très forte sur les détenteurs de Working Holiday Visa en Australie. Permis de séjour à durée limitée oblige (1 an renouvelable une fois et sous conditions, pour rappel), l’heure du retour arrivera comme une fatalité, moment où tes mains propres il faudra montrer.

Ceux qui auraient des contraventions qui leur pendent encore au nez ne pourraient alors plus rejoindre la France, ou n’importe quel pays, et risqueraient une traduction en justice. Une expérience, certes, mais plutôt à éviter non ?

On se demande d’ailleurs comment seraient traités les resquilleurs dont le visa ne serait plus valable, donc sujets à une expulsion du territoire, mais qui ne pourraient pas payer leurs amendes, donc interdits d’avions…

La sagesse tu adopteras

Que cette proposition soit adoptée ou non, le meilleur comportement reste malgré tout de respecter les règles et législations australiennes. Et si vous vous faites malgré tout pincer, n’oubliez pas que les flics et autres rangers ne sont pas toujours des cowboys est peuvent être (parfois) compréhensifs. Une discussion marchera en tout cas plus qu’une rébellion, et permettra parfois d’éviter la lourde prune. Dans les autres cas, il faudra assumer, et cette loi est là pour nous ne plus vraiment nous laisser le choix.

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Article mis à jour le 13 février 2017