Nombreux sont les backpackers qui font escale en Asie à la fin de leur WHV en Océanie. C’est le dernier gros plaisir sur le trajet retour vers l’Europe, ou le sas de décompression avant le grand retour chez soi. L’occasion aussi de dépenser les derniers dollars laborieusement gagnés lors des petits boulots en Australie. De notre côté, nous avons décidé de ne pas attendre le retour. Un caprice ? Plutôt une opportunité ! Après plus d’une année en France à économiser, nous avions envie de vacances avant l’aventure australienne. Le stop-over asiatique était l’étape qui allait de soi : à mi-chemin entre l’Europe et l’Australie, c’est le break idéal au milieu d’un vol de plus de 20 heures ! En plus d’une destination à petit budget, un départ en janvier coïncidait avec une météo idéale sur place. Et cerise sur le gâteau, le billet d’avion avec étape revenait au même prix qu’un vol direct. Pourquoi se priver ?! Avec le recul, nous ne regrettons pas une seconde cette décision.
Pêcheur au lever de soleil sur le lac Inle au Myanmar

Pêcheur au lever de soleil sur le lac Inle, Myanmar ©Robin FAVIER

Le Myanmar en ligne de mire, puis la Thaïlande

« Le Mya… quoi ? » Le Myanmar c’est le nouveau nom de la Birmanie. À vrai dire ce changement date de 1989, ce n’est donc pas nouveau, mais voilà le Myanmar est méconnu et c’est exactement ce qui nous a attirés ! Ce pays a une lourde histoire et se relève doucement de plusieurs décennies de dictature sous la junte militaire avant que la grande Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la Paix, ne réussisse à redonner espoir au peuple birman. 
Après 25 jours passés à vagabonder dans une bonne partie du pays, nous ne regrettons absolument pas notre choix !
Moine de devant pagode Shwedagon, Rangoon, Myanmar

Pagode Shwedagon, Rangoon, Myanmar – ©Robin FAVIER

Quant à la Thaïlande, nous l’avons choisi par facilité : passage de frontière à pieds par le Myanmar, vols fréquents et bon marché depuis Bangkok. Car oui soyons honnêtes, la Thaïlande ne nous enchantait pas particulièrement. Ce beau pays n’y est pour rien, c’est plutôt le trop grand nombre de touristes qui nous repoussait. Nous sommes restés seulement 15 jours sur place et nous sommes donc concentrés sur la région de Chiang Mai au nord-ouest du pays où nous avons décidé de partir une semaine en road trip scooter ! Nous avons gardé 4 jours pour redescendre tranquillement sur Bangkok en nous arrêtant à Ayutthaya sur le chemin.
Nous avons adoré notre road trip et Ayutthaya, qui est d’ailleurs inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Malheureusement nous avons eu la confirmation de nos a priori : en Thaïlande, il y a du monde ! Des Européens aux Chinois en passant par les Australiens, difficile de se tenir à l’écart de toute cette foule.
Coucher de soleil et reflet sur le lac à Mae Hong Son, Thaïlande

Coucher de soleil sur Mae Hong Son, Thaïlande – ©Robin FAVIER

Nos coups de cœur asiatiques

Le sourire des Birmans qui respire le bonheur, Bagan et ses milliers de pagodes où nous avons admiré des levers et couchers de soleil à couper le souffle, Naypyidaw la capitale fantôme, Hpa-An, ses rizières, grottes et montagnes karstiques splendides. Finalement, nous avons du mal à choisir tant le Myanmar nous a émerveillés ! Nous avons par exemple eu la chance de pouvoir nous rendre dans la région de Dawei au sud du pays. Cette partie ne s’ouvre au tourisme que depuis 2013, nous avons donc découvert des coins très sauvages. Accompagnés d’un couple d’amis tourdumondistes, nous sommes partis à l’aventure en scooter sur des chemins caillouteux et sablonneux à la recherche de belles plages. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que nous n’avons pas été déçus : sable blanc, eau à plus de 25 °, et d’une propreté rare en Asie !
En Thaïlande, nous avons pris une grosse claque en apprenant l’histoire des éléphants pour touristes. Une seule journée entourés de ces 12 pachydermes pour en apprendre plus, mais aussi pour les nourrir et les cajoler. La prochaine fois c’est décidé, nous serons volontaires pour ces beautés de la nature.
Vous pourrez partager cette expérience dans la région de Chiang Mai ou Kanchanaburi. Après avoir lu quelques blogs et fait nos propres recherches sur le phajaan (rituel où l’éléphant est détruit par l’homme afin que celui-ci en ait peur), nous souhaitions donner un peu de notre temps et de notre amour pour ces géants. Nous avons choisi Elephant Jungle Sanctuary pour cette journée non loin de Chiang Mai. Nous pouvons également vous conseiller le Ganesha Park dans la région de Kanchanaburi, créé par un français.
Élephants qui boivent au Elephant Jungle Sanctuary, Thailande

Salut les copains ! – ©Robin FAVIER

Entre tourisme de masse et tourisme contrôlé

Nous n’avons pas réellement eu de grosses déceptions au Myanmar. Nous signalerons juste qu’il ne faut pas s’attendre à de la grande cuisine contrairement à son voisin thaïlandais. Il faut tout de même rappeler que le Myanmar s’ouvre au tourisme depuis peu. Les voyageurs sont pour l’instant assez respectueux de la religion et de la vie birmane.
A contrario, la Thaïlande elle, est ultra touristique et nous le ressentons pour tout et partout. Combien de personnes avons-nous vu dans les temples qui n’enlèvent pas leurs chaussures malgré les panneaux ? Ou combien de jeunes filles portant des shorts très courts ? Malheureusement, beaucoup d’étrangers oublient une chose essentielle pendant leurs vacances : le respect. Le Myanmar et ses habitants ont énormément souffert, certaines régions sont encore inaccessibles aux étrangers et ce n’est pas un hasard. Ce pays est magnifique, ces habitants sont d’une gentillesse vraie, il serait bien dommage que le résultat soit identique à la Thaïlande : une perte réelle d’authenticité.

Faire escale en Asie : infos et conseils pratiques

Billets d’avion
  • Prévoyant de rester 2 ans en WHV, nous sommes partis avec un vol aller simple vers l’Australie, incluant donc cette escale asiatique. Depuis Paris, il est facile de trouver des billets bon marché pour le Myanmar via une grande ville d’Asie. Nous avons payé 480 €/pers. avec Air France via Hô Chi Minh et avons eu la chance d’avoir les places situées au niveau des portes de secours. Depuis Bangkok nous avons eu un vol vers Perth à 180 €/pers. avec la compagnie low-cost Malindo. Nous avons fait escale à Kuala Lumpur pendant 12 h, ce qui nous a permis d’aller admirer les belles Petronas Tower. Nos deux billets ont été réservés séparément, les meilleurs tarifs dénichés sur les comparateurs Skyscanner ou Kayak : 7 mois avant pour le Myanmar, un bon mois et demi plus tard pour Bangkok-Perth.
  • Ces options de stop-over sont également facilement négociables avec les agents spécialisés comme le Cercle des Vacances que l’équipe de Kowala recommande. Relisez également tous nos conseils pour obtenir vos billets d’avion de WHV au meilleur prix.
Avion de la compagnie low-cost Malindo

En voiture Simone ! – ©Robin FAVIER

Quand partir

  • Comme tous pays tropicaux, il faut prendre en compte les périodes de mousson avant d’arriver au Myanmar ou en Thaïlande. Au Myanmar, la période idéale se situe entre Novembre et Avril alors que la Thaïlande se situe entre Décembre et Mars. Cependant, la Thaïlande étant un large et long pays, vous pouvez vous rendre dans certaines régions sans problème en dehors de cette période.

Visas

  • Myanmar : E-Visa (site internet du gouvernement evisa.moip.gov.mm), qui vous permet d’arriver à partir des 3 aéroports internationaux du pays : Yangon, Mandalay ou Naypyidaw. Il coûte 50 $ pour 28 jours. Une fois obtenu vous avez 3 mois pour vous rendre dans le pays.
  • Thaïlande : il n’est pas nécessaire de faire un visa en tant que Français, à condition de rester moins de 30 jours que ce soit par voie aérienne ou terrestre.
 Coût de la vie en Asie
  • Sur place, nous avons vécu avec 21 €/jour/pers. au Myanmar et 25 €/jour/pers. en Thaïlande. Nous avons toujours dormi en chambre double sauf à Bangkok, parfois avec notre propre salle de bain et toilette, parfois non. Les stands de rue ont été nos meilleurs alliés, sauf au Myanmar où l’hygiène est encore trop douteuse pour nos estomacs européens.
  • En Thaïlande, n’hésitez pas à systématiquement négocier pour ne pas payer dix fois le prix normal. Une remarque encore plus valable à Bangkok que dans les autres régions de la Thaïlande. Ne soyez pas gêné, la négociation est une coutume du pays, ça fait parti du jeu et les Thaïs en rigolent souvent. Moins de négociations possibles au Myanmar, peut-être lié au fait que le tourisme soit présent depuis peu.
Les night market de Thailande

Les fameux night market, de bonnes spécialités pour 1 ou 2 € ©Robin FAVIER

Quelques bonnes adresses

  • Myanmar : Galaxy Motel à Hpa-An, à l’est du pays. Un vrai coup de cœur, la gérante est d’une gentillesse incroyable. L’excursion en tuk-tuk dans la région alentours qu’elle organise est un de nos meilleurs souvenirs !
    Mr Shake à Hsi-Paw, au nord-est du pays. Un petit boui-boui où nous avons bu les meilleurs shakes et smoothies de notre vie. Un choix énorme, des patrons souriants, une attente un peu longue, mais ça en vaut largement la peine. Et que dire du mojito à 0,80 € !
  • Thaïlande : CS House à Chiang Mai. Des patrons en or qui nous ont aidés à organiser notre road trip en scooter d’une semaine. Ils nous ont trouvé 2 scooters quasi neufs et ont gardé nos backpacks gratuitement. Légèrement en dehors du centre-ville, parfait pour passer des nuits paisibles.
    Big’s Little Café à Pai. Nous y avons pris 2 petits-déjeuners en 2 jours… C’est dire si ça nous a plu ! Tellement énormes que nous n’avons remangé que le soir. Saucisses faites maison, tout est préparé devant le client et le cuisinier est super sympa et souriant. Foncez !
 Transports sur place
  • Niveau transport, vos pieds sont vos meilleurs amis en Asie. Sinon le bus est très souvent le moyen de transport le moins cher avec le train pour la Thaïlande. Le taxi peut être une bonne solution à condition d’utiliser le compteur : rose ou jaune et vert en Thaïlande, ils sont capables de vous refuser la montée si vous exigez le compteur, c’est du vécu ! Préférez autant que possible les véhicules clairement identifiés comme  »taxi-meter » (marqué sur l’insigne de toit), ceux-ci sont censés toujours utiliser leurs compteurs. À Bangkok, le plus pratique et bon marché est le bateau public : ils sont reconnaissables grâce à leurs petits drapeaux (orange, jaune ou vert).
Pagode de Doi Inthanon, Thailande

Doi Inthanon, Thaïlande – ©Robin FAVIER