Interview : Dorian, s’envole pour Toronto en mode Helpx

Dorian est l’un des heureux sélectionnés pour le PVT Canada cette année. Il a accepté de nous parler de son expérience, ses attentes, ses objectifs. Nous le suivrons dans ses aventures à venir. En attendant, il répond à nos questions qui peuvent vous intéresser pour vos propres choix !

Tu as obtenu ton PVT pour le Canada du premier coup il parait ?

Oui, j’ai rencontré énormément de difficultés pour obtenir le précieux sésame. Tout a commencé en novembre 2013 où généralement les inscriptions se font. Mais non, bizarrement l’année où je décide de partir tout est différent. D’abord, les inscriptions papier sont remplacées par une inscription en ligne et la date a été reportée à février 2014 après un long suspense entretenu par l’ambassade du Canada et son fameux compte Twitter.

Enfin, le jour J, un samedi de février, quand la première tranche d’inscription ouvre à 16h00. Et là, tous à vos claviers ! On finalise un formulaire rempli déjà depuis un bon moment, mais dans lequel une nouvelle case apparait afin de valider son inscription. 16h02, je soumets ma candidature et le serveur explose. Imaginons 50 000 demandes pour 6 500 places. La pression monte, on actualise, on réactualise, mais ça ne marche pas, on suit les tweets de ceux, qui comme nous, sont pleins de rage en espérant le moindre signe de progression. Car à ce moment-là, nous ne savons pas si oui, on a réussi à passer à travers les mailles du serveur ou si non au contraire, on devra réessayer de faire la même chose lors deux la deuxième tranche.

Le suspense est interminable, mais vers 19h, oui trois heures après, je reçois la confirmation que j’ai réussi à passer la première étape. Le plus dur est passé…

Pourquoi avoir choisi d’arriver à Toronto ?

Pour moi le PVT est une chance de vivre dans un endroit complètement dépaysant et j’ai donc choisi d’éviter le Québec pour ne pas avoir à parler uniquement français. Bien sûr que j’irai passer quelque temps à Montréal, car c’est une ville magnifique. Mais pour moi, le PVT c’est l’évasion, découvrir un mode de vie, une culture complètement différente de celle que l’on vit au quotidien. Alors partir dans un pays et parler français, j’aurais l’impression de ne pas être vraiment parti…

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Tu appréhendes le côté 100 % anglophone ?

J’appréhende évidemment, car ça ne va pas être évident de ne parler qu’anglais, mais je sais que ça ne peut m’apporter que des bonnes choses : une meilleure maîtrise de cette langue, et surtout un mode de vie complètement basé sur le modèle américain. J’ai choisi ce PVT et non pas l’Australie ou l’Asie, car je suis fan du style de vie à l’américaine et c’est la meilleure façon de s’en rapprocher le plus…

Quels sont tes projets au Canada (travail, visites, activités, etc.) ?

Mon principal objectif au Canada sera de découvrir un maximum de pays en totale immersion grâce à Helpx. Ce système d’entre-aide me permettra de pouvoir voyager à moindres frais et d’être au plus près du mode de vie de la population locale. J’aimerais essayer de découvrir les nombreuses activités qu’offre ce pays comme les randonnées en motos neiges, aller a la rencontre des baleines pour le côté nature, mais aussi assister a des shows de NBA ou NHL, propres à l’entertainement américain.
Mais mon voyage ne s’arrêtera pas au Canada. J’ai aussi pour projet de partir, toujours grâce à Helpx, au cœur des États-Unis pour tenter un de ces fameux road trip ou vivre dans un ranch texan.

Quelle est ta pire expérience à l’étranger ? Et la meilleure ?

Ma pire expérience c’était à Stockholm. Avec un ami on s’est retrouvés à dormir à la fois sur un banc dans la gare jusqu’a 2h du matin puis à errer dans les rues jusqu’à 5h du matin pour la réouverture de la gare, car nous avions un train en partance pour Oslo.

Mon meilleur souvenir, c’est l’affection que nous a porté un couple à Athènes. Nous étions hébergés chez eux, grâce au Couchsurfing, et ils nous ont offert une salade de tomates-feta et une bière dans un bar du quartier, cela malgré leur situation financière difficile dans un pays en crise. Cette attention, alors que l’on savait qu’ils venaient tout juste d’être licenciés, nous a profondément touchés. Quand on aime les gens, partager, discuter, on fait des sacrifices.

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Si tu n’avais qu’une journée au Canada…

J’ai du mal à résumer une journée au Canada tellement il y a des choses a voir et a faire. Mais si je devais n’avoir qu’un jour, je ferais un road trip avec ma chemise à carreaux à travers les forêts enneigées et arriver pour le spectacle de nuit aux chutes du Niagara.

À quoi nos lecteurs doivent-ils s’attendre avec toi ?

Un récit plein de sincérité sur mon voyage. Je pars pour réaliser un rêve et j’espère donner envie à des gens de partir pour découvrir ce pays et de réaliser leurs propres rêves. Mon blog sera à la fois un journal de voyage avec des articles, souvent en vidéo, sur mes activités et mon ressenti ; mais aussi un peu dans le style de « J’irai dormir chez vous » avec une grande partie de folie, de rire et d’imprévus…

Dorian s’envole aujourd’hui, jour de son anniversaire, pour Toronto. On a hâte de suivre son immersion !

Pour l'Australie, j'ai troqué mon Mac et mon bureau contre un van et des tongs. Un défi qui s'est avéré être une source de nouvelles perspectives puisque c'est au pays des kangourous que j'ai découvert le voyage et que nous avons fondé Kowala !

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