Les Whitsunday Islands et le survol de la grande barrière de corail

Après deux mois de durs labeurs, nous quittons notre champ de patates. Pour fêter ce retour à la liberté, notre première destination n’est autre que la célébrissime grande barrière de Corail à côté des tout aussi célèbres Whitsunday Islands.

Parés au décollage

En chemin vers le nord, nous nous arrêtons pour la nuit à Boulder Creek. Pour atteindre le camp, il faut traverser les immenses champs de cannes à sucre dont regorge la région.

L’effet secondaire et pervers de ces cultures se trouve dans les usines (à sucre ou rhum ?) qui crachent une fumée nauséabonde en profusion. Ils ne vont quand même pas nous boucher le ciel avec leur pollution, on a un vol à prendre demain nous ! La nuit est courte, nous sortons du lit avant 6 h, l’excitation des activités aidant peut-être. Il faut aussi dire que notre rythme de fermier australien nous colle maintenant à la peau !

Mon guide pour organiser son séjour dans les Whitsunday islands

Nous avons rendez-vous à 11 h avec l’équipe d’Air Whitsunday. Nous arrivons 1 heure en avance et ils nous font poireauter une petite heure de plus après le check-in. Est-ce une mode chez les gens qui s’envoient en l’air tous les jours ? (je pense à nos amis du skydive).

À midi pétant, nous retrouvons le pilote, Dan, teint mat, sourire Colgate, Rayban sur le nez, toutes les nénettes de notre équipage sont déjà amoureuses. Nos compagnons de vol, justement, sont japonais (il en faut toujours), américains, et français (ceux-là aussi sont décidément partout !). Dan nous conduit jusqu’à l’hydravion. Mauvaise surprise, il y a des places centrales ce qui veut dire pas de hublot pour tout le monde. Un peu abusé pour une activité de ce standing. On parviendra finalement à jouer aux chaises musicales dans l’avion pour la satisfaction de chacun.

L’hydravion prend tranquillement son envol au-dessus des premières îles des Whitsunday, le ciel est presque complètement dégagé, c’est du tout bon ! Après avoir survolé l’île un peu trop construite d’Hamilton, nous voilà au-dessus de la fameuse Whitheaven Beach.

Le sable le plus blanc du monde

Une première grosse friandise pour les yeux. Le sable s’entremêle ici avec les eaux turquoise dans un tourbillon de couleur. Magique !

Pour reprendre les mots de nos « amies » françaises qui ne cessent de s’esclaffer (pour le plus grand bonheur de Kevin) : « c’est trop beau, c’est comme sur les cartes postales ! ». Mais qui dit hydravion, dit que le plaisir ne va pas s’arrêter là. Ni une ni deux, nous voici en formation d’approche pour le premier amerrissage de notre vie, le long d’une des plus belles plages du monde. On peut difficilement faire mieux !

La machine se pose sur les eaux sans accroc et nous nous jetons à la mer pour rejoindre la plage de sable blanc (le plus blanc du monde selon le Lonely). Bienvenu au paradis, aucun autre touriste à des kilomètres à la ronde (sauf bien sûr nos copines asiatiques qui ont commencé leur shooting en sautant dans tous les sens). Dan nous amène une glacière pleine de champagne et d’apéritifs en tous genres. Non contents de nous saouler de paysages splendides, ils veulent aussi nous saouler tout court. Pas de problème !

On se délecte de chaque instant, faisons notre propre séance photo, et après une petite baignade digestive (les eaux sont un poil troubles ici), nous réintégrons le cockpit direction la grande barrière de corail.

La barrière de corail, ce chef d’œuvre naturel

Après une dizaine de minutes de vol, nous atteignons les premiers récifs coralliens. C’est là que l’américain dit oh my god, le japonais wiiii, et le français, putain c’est trop beau. Nous, nous restons bouche bée devant ce tableau naturel qui défile sous nos yeux. C’est une vraie merveille, un joyau, un chef-d’œuvre de la nature.

Nous sommes ramenés à la réalité que par le compte à rebours du pilote qui nous annonce le survol imminent du cœur corallien, vous savez, celui rendu célèbre par les photos de Yann Arthus Bertrand. Les appareils phots crépitent, tous les téléphones sont de sortie, tout le monde s’arrache le cliché déjà pris des milliers de fois. Eh oui, nous sommes des bêtes ! Peut importe, l’heure n’est pas à la considération de notre drôle d’espèce, mais bien à la contemplation.

Les yeux encore saoulés de beautés, nous amorçons notre deuxième amerrissage pour rejoindre le bateau à fond de verre. Il doit nous amener au lieu de snorkeling (plongée avec masque et tuba pour les anglophobes) où nous allons pouvoir admirer la barrière au plus près.

Une fois le costume d’homme-grenouille enfilé, nous plongeons dans un lagon d’environ 1 km carré. On nous laisse une heure pour batifoler avec coraux et poissons en tous genres. S’il y a eu une petite déception lors de cette sortie, elle se trouve bien là. Les coraux sont nombreux, mais loin d’être aussi multicolores qu’on aurait pu l’imaginer. Beaucoup semblent également morts et revêtent des tons grisonnants. Est-ce les effets déjà visibles des changements climatiques qui agressent, voire tuent les polypes, les géniteurs du corail ? Est-ce juste un endroit qui a déjà trop souffert du passage répété de l’homme ? Je ne sais pas, mais quand on voit ça, on a juste envie de contribuer à la préservation de ce milieu fantastique.

La faune est également nombreuse, les poissons sont partout. Mais là encore pas dans la grande diversité à laquelle on aurait pu s’attendre. Après avoir balayé la zone, nous ne croiserons pas la tortue de mer à laquelle nous rêvions, mais une « sting ray » plus large que nous aidera à digérer cette petite déception. De retour à bord du vaisseau de verre, on nous offre une nouvelle tournée de champagne histoire de se remettre de tous ces efforts consentis. Il est temps de retourner une dernière fois à l’hydravion pour rejoindre les terres et redescendre de notre nuage.

Nous sommes ivres dans tous les sens du terme. Un dernier vol d’adieu à ce joyau qui restera sûrement à jamais gravé dans nos mémoires.

Retour au sol

Le lendemain, retour à la réalité avec une fine bruine qui tombe sur Airlie Beach. Nous visitons rapidement la ville qui se résume presque à une grande rue jonchée de backpack, de comptoirs à touristes et de travaux. Ni moche, ni beau.

Ne voulant pas quitter les lieux immédiatement, nous tentons de dégoter une petite visite des îles. Les croisières sont un peu hors budget après notre gros cadeau de la veille. Et vu le vent et les creux aperçus en mer, l’idée de dormir sur un voilier ne nous emballe pas plus. On finit par dégoter une petite offre tout à fait dans nos prix pour un séjour de 2 jours sur l’île de Long Island. C’est l’une des îles les plus proches des terres, elle ne se trouve pas dans la barrière de corail, mais on ne peut pas tout avoir.

Après une petite hésitation liée à des commentaires mitigés sur le resort, on finit par se lancer et débarquons le lendemain à 8 heures sur l’île (une île volcanique). Nos craintes concernant le resort sont très rapidement dissipées : accueille sur le ponton en voiturette, cérémonie du collier de fleurs (mais sans les vahinés, je vous rassure), on nous fait visiter les lieux qui n’auraient pas à rougir devant plusieurs îles caraïbéennes.

Les chambres ne sont pas incroyables, mais certainement fraîchement rénovées. Et à ce prix là, sur une île et en Australie, je pense que c’est imbattable.

Heureux de ne pas nous être fait pigeonner, nous allons nous régaler de balades, spa, cocktails, bronzette et autres séances de hamac. Cerise sur le gâteau, l’île et plus particulièrement la plage de l’hôtel regorge de petits wallabies et de drôles d’échassiers au regard assassin qui grognent dès qu’on les approche. Une belle occasion de renflouer notre album animalier australien (qui commence à être chargé).

Après ces 3 journées de rêve, on peut vraiment le dire. Les Whitsunday Islands sont peut-être un endroit touristique, mais ils valent très largement une escale qu’on soit là en famille, pour faire la fête, ou juste pour en prendre plein les yeux !

Plage du Long Island resort

Mon album photo des Whitsunday islands et de la Barrière de corail

Je suis l'ancien et le sage du duo, ou pas... 30 ans fêtés chez les kangourous, en me jetant dans le vide à 4500m d'altitude au dessus de Rainbow beach pour l'anecdote. J'ai aussi eu une histoire d'amour de 4 ans avec Montréal qui fut l'occasion de vadrouiller sur ce nouveau continent : le Pérou, les Rocheuses, l'Ouest américain, l'Alaska... J'ai tenté l'aventure australienne pour m'offrir un grand bol d'air et de découvertes! Pari gagné...

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AntoninAliceKevinSandy et Karim ^^etche Auteurs de commentaires récents
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Alice
Alice

Quelles magnifiques photos, le Queensland m’a toujours fait rêver .. J’espère y aller en croisière un jour !

Alice

Sandy et Karim ^^
Sandy et Karim ^^

Au fait « etche » c’est Sandy et Karim =) La bise les garçons!

etche
etche

Quand je disais que c’est notre number one, ce n’est pas pour rien! Une pure merveille de la nature… <3

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