Quelques kilomètres après les courbes de la Great Ocean Road, nous revoilà dans la grande jungle urbaine. Mais pas n’importe laquelle, puisque nous mettons les pieds dans la ville la plus agréable à vivre… du monde ! Modestement surnommée la merveilleuse, Melbourne est-elle à la hauteur de sa réputation ?

Visite au rythme de la balle jaune

Fin janvier, la cité a les yeux rivés sur les courts bleus de la Rod Laver Arena pour l’Australian Open de Tennis. Oui, c’est aussi la ville la plus sportive d’Australie. Les matchs sont retransmis sur l’écran géant de Federation Square pour ceux qui comme nous n’ont pas voulu se délester de quelques centaines de dollars pour un siège dans l’arène. On se fraye donc un chemin sur les pavés de cette place aux allures futuristes qui surplombe la Yarra River, pour encourager Tsonga qui s’incline de peu face à Federer ce soir-là. Il est temps de trouver un endroit dormir, et on passe deux bonnes heures à parcourir les rues de banlieue à la recherche d’un endroit ou poser notre van pour la nuit. Il ne fait pas bon être en ville quand on vit comme un gitan, on commence à le savoir… Mais on se console largement chaque jour, au fur et à mesure qu’on découvre les différentes facettes d’une ville qui déborde d’énergie.

Paparazzi dogs, Melbourne
Paparazzi dogs, Melbourne

Melbourne, une ville qui bouillonne

Melbourne est probablement la plus cosmopolite et la plus jeune des villes australiennes. Dans les rues, ça fourmille, l’art cohabite avec l’architecture et les terrasses fleurissent au pied des buildings, puis surtout, on a le sentiment qu’il y en a pour tous les goûts. On peut flâner sur les rives vertes de la Yarra river, boire un verre au cœur de Swanson St (il y a des douches chaudes gratuites aussi) ou se laisser hypnotiser par les expos de l’ACMI. L’Australian Centre for the Moving Image (gratuit) sur Federation Square, est un centre à la gloire de l’image animée qui abrite plusieurs expositions aux installations peu conventionnelles. Plus qu’un musée, on pénètre dans un univers qui oscille entre expériences sociologiques et parc d’attractions pour adulte, autour d’écrans de toutes sortes et époques. Cinéma, télévision, expériences, jeux vidéos, impossible de s’ennuyer, impossible de décrocher. Quand vient le moment de boire un coup, il faut délaisser les grandes avenues et gratter dans les petites rues, à moins de s’installer sur les rives de la Yarra, mais la facture peut être douloureuse.

South bank, Melbourne
Vue de la ville depuis South bank, Melbourne

Entre temps, l’Australian Day vient mettre un coup de fouet à la ville. En théorie, car de notre côté on passe à côté des festivités de la fête nationale en ayant fait chou blanc sur les plages de St-Kilda. De retour en ville, les feux d’artifice retombent à peine que tout le monde prend le chemin de la maison. Après tout, le 14 juillet n’est pas plus synonyme de folies en France non plus.

Les alentours de Melbourne

Côté Sud, les jardins botaniques valent le détour, pour marcher, faire une sieste, ou même se faire une toile à la nuit tombée pendant le Moonlight Festival chaque été. On y passe facilement une demi-journée tant le parc est immense. Avec le tramway ou en voiture, impossible de ne pas faire un tour sur Brighton beach et son chapelet de cabanes de plages colorées. Ne vous attendez pas à des eaux turquoises, la plage n’a de remarquable que ces petites constructions de bois… Côté pratique, les librairies du coin (Bayside council) ont un excellent wi-fi gratuit et illimité.

Brighton beach, Melbourne
Les fameuses cabanes colorées de Brighton beach, Melbourne

Nous n’y avons pas vraiment vécu, mais sous bien des aspects, Melbourne fait bel et bien penser à la ville où il fait bon vivre.

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Article mis à jour le 19 novembre 2018