« Fana d’Asie » : c’est comme ça que se définit Maéva, 30 ans, qui a passé sept mois en PVT Corée du Sud. Je l’ai connue au travail ; sa fascination pour la K-pop, les smoothies et la mode asiatique m’a toujours intriguée… C’est donc autour d’un café marseillais qu’elle m’a raconté ses aventures et livré tous ses conseils pour faire un PVT en Corée. Elle nous emmène dans un voyage dans l’urbanité de Séoul, entre festivals de ciné, soupes de dégrisement et une sévère carence en tartines au beurre salé…

Pusan Haeundae Corée du Sud
Escale à Pusan (ou Busan, c’est comme on veut), une ville de bord de mer tout au sud de la Corée du Sud.

Récit : sept mois de PVT en Corée

C’est en 2013 que Maéva est partie en Corée du Sud pour la première fois. « J’y suis allée avec deux amis, une ex-collègue et un camarde d’université. On était tous les trois fanas d’Asie et on y a passé 15 jours fabuleux… » Ce premier voyage fait émerger une fascination pour le pays, qu’elle entretient en y retournant chaque année. En 2017, elle profite d’un période creuse entre deux contrats pour s’envoler sept mois en PVT Corée du sud.

Il y en a qui ont le rêve américain, moi j’ai le rêve asiatique

Maéva, PVT Corée du sud

Pourquoi l’Asie ? Les origines de sa fascination viennent du Cameroun, où elle a vécu sa petite enfance. Tandis que la télévision locale diffuse en boucle des films asiatiques, un déclic se produit chez ses voisins chinois. « Ils nous avaient gardé une fois ma petite sœur et moi, et quand j’étais allée chez eux, c’était… magnifique. Le moment où ils ont poussé la porte de la maison… Je m’en rappelle encore, l‘odeur du bois précieux, des gros vases chinois blancs et bleus, des tapisseries rouges brodées d’or. Je ne sais pas qui étaient ces gens. Ce que je sais c’est que pour moi c’était la caverne d’Ali Baba, je n’osais plus parler. Je pense que j’ai gardé cette image là, pour moi l’Asie c’était quelque chose de beau, de cool, avec des gens qui savent se battre, qui ont des super valeurs…» Comme d’autres ont le rêve américain, Maéva a le « rêve asiatique ». Un rêve issu d’une fascination esthétique, mais aussi de l’attrait pour une forme d’exotisme : « En occident, on est abondés de culture américaine et européenne… Si tu vas aux Etats-Unis, tu y vas en connaissant déjà le pays, tu n’es pas surprise. Pour échapper à ça, il faut aller soit en Amérique latine soit en Asie… ».

Festival des lanternes en 2013 à Séoul, en Corée du Sud
Festival de lanternes de Séoul, en 2013 © Rene Adamo

C’est après plusieurs voyages en Asie (Japon, Hong-Kong) qu’elle décide que la Corée du Sud a définitivement sa préférence. Elle évoque en vrac la K-Pop et ses clips survitaminés, la nourriture coréenne, la tranquillité des rues, le sens de l’accueil, la timidité assortie d’un indéniable petit grain de folie pas forcément présent dans d’autres pays d’Asie… Mais surtout, une qualité de vie : « La vie en Corée en facile : il est facile de se repérer dans le métro, il y a des toilettes partout, la nourriture est pas chère, trouver un logement se fait vite… Il n’y a pas de stress. C’est ça que j’adore. Et j’adore vivre en ville, j’adore vivre à Séoul ou Pusan et ce sont des villes énormes, mais ici ce n’est pas comme en France. Tout est facile, c’est reposant. »

Vivre et travailler à Séoul

Après plusieurs séjours touristiques, c’est donc le PVT Corée qui permet à Maéva de s’immerger dans la culture locale. En arrivant, elle s’installe à Séoul, où elle a déjà « son » quartier : « Entre Hongdae, qui est le quartier d’une université d’art, et Yeonnam-dong, un autre quartier un peu plus tranquille, et Mangwon-dong, le dernier quartier où les habitants résistent à la gentrification. A la croisée des trois, c’est mon quartier. »En colocation avec une illustratrice coréenne vadrouilleuse, elle commence par profiter de la vie à Séoul, de la nourriture coréenne qu’elle adore par-dessus tout, et travaille son coréen. Elle donne quelques cours de tutorat de français (voir encadré), tout en faisant la tournée des festivals de cinéma du coin (son domaine professionnel, mais aussi passionnel). 

Travailler comme tuteur de français en Corée du Sud ?

Vous le savez peut-être : les règles du PVT Corée interdisent de donner de cours de français dans des écoles. Mais sur le fait d’être « tuteur » de français (autrement dit, de donner des cours particuliers), les sources divergent : d’après l’Ambassade de la République de Corée en France (voir lien), c’est autorisé, tandis que les autorités coréennes, que nous avons contactées par mail, stipulent que « You may not work as a language teacher even if it’s a private class with Working Holiday visa ». Une question à éclaircir, donc…

Au bout de quelques mois, face à un porte-monnaie qui s’amenuise, elle dégote un job de plongeuse à mi-temps dans un restau espagnol. Mais malgré une bonne connaissance de la culture coréenne, et notamment de la relation au travail, « mon corps n’était pas adapté », rit-elle. Après deux semaines, ses douleurs de dos sont telles qu’elle atterrit à l’hôpital. Car en Corée du Sud, le travail, « c’est le devoir de l’individu. Le système économique coréen est fait comme ça. » Pas de pauses, une activité constante (chose que Païline avait déjà observée au Japon), et l’impossibilité de se plaindre ou de remettre en cause les conditions de travail, parce que « c’est malpoli ». Résultat : « le travail demande une forme d’abnégation que j’ai essayé d’avoir »… Cet article de Courrier international sur le scandale du passage aux 52 h hebdomadaires (c’est si peu !) montre bien la relation que les Coréens entretiennent avec le travail…

La vie est-elle chère en Corée du Sud ?

Pour Maéva, la vie en Corée (et notamment à Séoul) est moins chère que dans les grandes villes de France. Pour un loyer, il faut compter environ 320 000 won (245 €), auxquels il faut ajouter entre 40 000 et 70 000 won (entre 30 et 43 €) de charges. Mais elle estime que l’avantage est sur la nourriture : « Même si tu manges pour pas cher, c’est bon », explique-t-elle. « Tu t’en tires entre 2 et 4 € (2 500 et 5 000 won) le repas pour manger dans la rue ou les petites cantines »…

Malgré ses difficultés, en tant que bonne cinéphile, Maéva aime observer sans juger. Alors elle prend note et démissionne de son travail en guise d’auto-cadeau le lendemain de Noël, et reprend tranquillement sa vie séoulite, misant cette fois sur les tutorats de français. Elle trouve une annonce sur un site de petits boulots coréens, et se trouve trois élèves, à qui elle donne des cours dans un café de backpackers. Un boulot compliqué, mais plutôt valorisant : « c’est super gratifiant d’aider quelqu’un à parler français, voir comment ça évolue au fil des semaines ».

Quels sont les salaires en Corée du Sud ?

En tant que plongeuse, Maéva gagnait environ 700 000 won (536 €) mensuels pour 26h hebdomadaires de travail. Depuis début 2018, le salaire minimum est de 7 530 won (5,80 €) par heure, sachant qu’en tant que pvtiste, vous ne pouvez travailler que 25h par semaine (soit un salaire mensuel maximum de 577 € par mois). Comme tutrice de français, Maéva gagnait 10 000 won de l’heure (7,67 €). Soit, pour trois élèves par semaine, un salaire de 120 000 won (92 €) à la fin du mois.

Parallèlement, elle continue son exploration de la Corée : elle mange toutes les nourritures possibles et imaginables, part dans les montagnes du nord – près de la frontière avec la Corée du Nord, explore les alentours de Séoul…

Demande PVT Corée du Sud : conditions, démarches et avis | Kowala

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La Corée : seulement K-pop et Samsung ?

Après autant de séjours en Corée du Sud, Maéva commence à en avoir une vision assez nuancée. Elle me parle d’abord  d’une société coréenne « pas si policée que ça. Par rapport au Japon, j’ai beaucoup vu la différence en terme de bruit : au Japon, même la rue est silencieuse… En Corée, les gens parlent. Pas très fort, mais ils n’hésitent pas à regarder dans les yeux, à se montrer étonnés…» Néanmoins, les relations sociales restent difficiles… D’où une consommation nocturne d’alcool assez importante : « Socialement, tu bois beaucoup. Les coréens ne se modèrent pas. Le suju, c’est de l’alcool de riz, ça coûte le prix d’un pastis [de 1€20 à 1€50, pour les non marseillais], et c’est à 20° ou 30°. C’est plutôt vrai que les gens boivent pour être à l’aise… Ils ont besoin de sortir de leur coquille, d’être un peu aidés par l’alcool ».

Hongdae, Séoul, Corée du Sud
Hongdae de nuit © Simon Desmarai

Au niveau du travail, rien de nouveau sous le soleil : son expérience a confirmé l’idée qu’elle en savait, entre horaires délirants et droit du travail pas très clair… Ce qu’elle a découvert, en revanche, c’est qu’outre l’importance du travail au niveau social, il est aussi très important financièrement dans un pays où tout le monde vit à crédit : pour payer des logements, des études « scandaleusement chères »… Malgré tout, les inégalités sociales et la misère sont peu visibles : « Il y a des choses que tu ne regardes pas trop quand tu es touriste au début, et qui te sautent aux yeux quand tu es en PVT. Par exemple, il y a des vieux dans la rue, qui ont travaillé toute leur vie, qui n’ont pas de quoi se loger ou se nourrir et ne disent rien à leurs enfants, alors ils vont à la soupe populaire, et ils récupèrent la quincaillerie ou les déchets qu’ils vendent pour pouvoir trouver de quoi manger… » En Corée, « l’apparence est tellement importante que les différences de classe sociales ne se voient pas tout de suite ». Et la Corée du Nord ? « On ne parle pas de politique en Corée ». Elle évite de l’évoquer, d’autant qu’un voyage près de la frontière lui a confirmé ce qu’elle connaissait déjà : les familles coupées en deux, l’attente permanente de la réunification… Des histories intimes et douloureuses, qu’elle préfère laisser de côté, par pudeur.

Fin du PVT : un retour, et un nouveau départ

Après sept mois de PVT Corée, Maéva repart pour commencer un travail en France. Un retour difficile, avec un point positif : « retrouver la bouffe française… » Elle me confie, quasi coupable : « En vrai, j’adore la bouffe coréenne… Mais au bout d’un moment, tu te prends à rêver de baguettes de pain avec du beurre salé ! ».

Le retour n’est de toute façon qu’une étape… Vers un nouveau voyage en Corée : à l’heure où j’écris ces lignes, elle m’envoie des messages Whats App depuis Pusan, où elle passe quelques semaines. Pourtant, elle ne pense pas du tout à s’installer dans le pays : « Ce qui me caractérise le plus, je pense, par rapport à d’autres amis qui ont immigré ou qui viennent d’autres pays, c’est que j’aime beaucoup ma position d’immigrée : venir d’un autre pays, mais être ici et profiter du meilleur qu’il y a à tirer de ce pays-là. » Difficile d’imaginer meilleure philosophie pour une voyageuse !

Vivre en Corée du Sud : les conseils pratiques de Maéva

Rue à Hongdae, Séoul, Corée du Sud
Dans le quartier de Hongdae, à Séoul © Anokarin

Comment trouver un emploi en Corée du Sud ?

  • Pour Maéva, trouver un emploi en Corée du Sud est assez facile, si tant est que l’on ait un peu d’expérience, et surtout l’envie. Elle-même a trouvé en quelques semaines. Parler coréen n’est pas obligatoire, mais il est quand même conseillé de maîtriser le vocabulaire de base. Par contre, il est quasiment indispensable de maitriser au moins l’anglais… A moins de viser les jobs qui s’adressent uniquement aux français : au pair, par exemple.

Apprendre le coréen gratuitement dans une université de Séoul

Le Seoul Global Center et la Korea Foundation proposent aux titulaires du PVT des cours de coréen gratuits de coréen. C’est ce que précise un guide à l’usage des pvtistes en Corée.

  • En Corée, l’apparence est très importante : il est absolument essentiel de mettre une photo sur son CV. Les CV sont assez codifiés (vous trouverez un modèle en anglais dans cet article). Mais si vous ne parlez pas coréen, misez plutôt sur une version générique en anglais : inutile de faire croire à votre interlocuteur que vous maitrisez le coréen si c’est faux !
  • Pour trouver un emploi, et notamment dans la restauration ou en volontariat, le site à consulter absolument est Craigslist Séoul. Mais Maéva explique aussi que son réseau l’a aussi beaucoup aidée… Si vous cherchez un travail de tuteur, elle conseille de trainer dans les cafés de backpackers !
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Comment trouver un logement en Corée du Sud ?

  • Là encore, Maéva s’est servie de Craigslist Séoul. Pour elle, il n’est pas difficile de trouver un logement à Séoul… Si l’on est pas trop exigeant. Le moins cher, ce sont les appartements en colocation et en « half-basement », c’est-à-dire en « demi-sous-sol ». Pas très lumineux, mais correct, et surtout, beaucoup moins cher !
  • En moyenne, un loyer pas trop cher dans un appartement correct à Séoul coûte de 250 à 300 €. C’est ce que paie Maéva pour une chambre en colocation à Hongdae.
  • Le logement en plutôt facile et rapide à trouver. Pas besoin de papiers, seulement une pièce d’identité et une caution. Par contre, elle conseille de se faire faire un contrat écrit, mentionnant le prix de la caution versée, du loyer et des charges, pour éviter les arnaques !

Le guide d’installation à Séoul

La Corée du Sud a vraiment envie de bien accueillir ses PVT : elle met à disposition un guide en français d’une cinquantaine de pages, vous expliquant comment vous loger, comment trouver un travail, comment faire les démarches de bases… Une mine d’or !

Dans quel quartier habiter à Séoul ?

  • A Séoul, pas de restrictions en termes de sécurité : globalement, c’est une ville « safe ». Le choix d’un quartier se fait donc surtout sur l’ambiance : calme ou animé ? Coréen ou cosmopolite ? Jeunes ou familles ?
  • Maéva est définitivement fan de Hongdae, pour son côté vivant, étudiant, artistique. Juste à côté, Yeonnam-dong est un peu plus résidentiel, avec un grand parc, et tout aussi sympa.
  • Ceux qui auraient peur d’être dépaysés peuvent habiter à Itaewon, le « quartier des expats »…
  • … Et ceux qui voudraient être très dépaysés peuvent aller de l’autre côté de la rivière (le Cheonggyecheon). Les quartiers qui s’y trouvent sont habités presque uniquement par des Coréens !
Cheonggyecheon, séoul, corée du sud
Promenade sur la rivière de Séoul, la Cheonggyecheon © Francisco Anzol

Que manger en Corée du Sud ?

  • Le bibimbap : Mélange de riz, de bœuf et de petits légumes surmontés d’un oeuf, et assaisonnés d’une pâte de piment. C’est l’un des plats typiques de la Corée du Sud, que Maéva conseille de manger dehors (5 000 won, soit environ 4 €).
  • Les tteokbokki : des gâteaux de riz (les tteok), plongés dans une sauce piquante. Maéva prévient : c’est délicieux mais très épicé. Ça se mange dans la rue, pour 3000 won, soit environ 2 €.
  • Le gimbap : « le sandwich coreen », précise Maéva. C’est une feuille d’algue remplie avec du riz, et divers ingrédients que l’on choisit : concombre, viande, poisson, radis…
  • Le bulgogi, le « barbecue corréen ». Parmi les viandes grillés, Maéva conseille le Samgyeopsal : des tranches de lard de porc finement coupées…
  • La soupe de nouilles froides (mul-naengmyeon) : une soupe glacée (en Corée, « cold » est utilisé pour dire « glacé »). C’est une soupe avec une couche de gel au dessus, avec des nouilles transparentes, du bœuf, du poulet et des petits légumes.
  • La soupe « anti-gueule de bois » (haejangguk) : une soupe spécialement adressée aux fêtards qui ont bu toute la nuit, souvent dégustée dans des restaurants ouverts jusqu’à 5 ou 6h du matin… C’rdy une soupe à base de viande, très épicée.
Gimpab, Séoul, Corée du Sud
Les fameux gimbap, les sandwichs coréens © Republic of Kore

Que boire en Corée du Sud ?

  • Le makgeolli, la spécialité (alcoolisée) coréenne. C’est un smoothie à base d’alcool de riz, avec de vrais morceaux de fruits. Il se boit chaud ou froid. Maéva conseille notamment le banana makgeolli (à la banane, comme son nom l’indique), et l’alba makgeolli (à la châtaigne). Souvent, le makgeolli est accompagné d’une pajeon, « une sorte de crêpe salée ». Maéva conseille la haemul pajeon, celle aux fruits de mer…

Musique coréenne à expérimenter

  • Maéva est fan de YAEJ, de l’électro coréenne (chantée en anglais) « posée et répétitive »…
  • Un classique de la K-Pop, la pop coréenne : Fire de BTS. « C’est la seule chanson que je peux chanter en coréen au Noraebang – le karaoké coréen ».

À voir, à faire en Corée

  • Séoul, en long, en large et en travers. En profiter pour goûter la street food ! Pour la vie nocturne, Maéva conseille le club Channel 1969, et le Absolute Seoul Pub Crawl.
  • La ville de Pusan (ou Busan), sur la côté sud, grande ville portuaire qui rassemble montagnes, temples et plages – dont la fameuse Haeundae, l’une des plus connues de Corée du Sud.
  • Le festival de cinéma de Busan (le BIFF), que Maéva a adoré.
  • Suwon, à 30 kilomètres de Séoul, à voir notamment pour la forteresse Hwaseong, classée au Patrimoine Culturel mondial de l’UNESCO : un mix étonnant entre médiéval et modernité.
  • Le palais royal de Gyeongbokgung, au nord de Séoul.
  • Aller voir le coucher du soleil depuis la N Seoul Tower, qui domine la ville du haut de ses 236,7 mètres
  • Visiter un village de maisons traditionnelles (hanok). Par exemple, Bukchon Hanok Village
La plage de Haeundae à Pusan, Corée du Sud
La plage de Haeundae à Pusan, l’une des plus célèbres de Corée du Sud © Yuseoko
PVT Corée du Sud : le témoignage de Maéva
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Article mis à jour le 28 novembre 2018