Y a t’il un « profil type » de jeune qui part en Australie ? D’où viennent-ils ? Quelles sont leurs motivations ? Voici les questions que se sont posée Nina et sa cousine Magalie en partant à l’aventure 7 mois au pays des kangourous. Dans le cadre d’un projet international, elles reviennent avec une BD documentaire, fruit de 10 temoignages de backpackers partis en Australie. Une BD fun et inspirante, qui montre bien qu’il n’y a pas une, mais bien des dizaines de bonnes raisons de tenter l’aventure du WHV et que les expériences sur places sont toutes uniques. À leur tour, elles nous racontent leurs aventures en Australie et les rencontres qui ont permis de donner naissance à cette BD.

Le parcours de Nina en Australie

Salut Nina, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Nina, j’ai 23 ans et je viens d’un petit village du sud de la France. Je finis actuellement mon master 2 à la Business School de Marseille.

Qu’est-ce qui t’a amenée à partir en Australie ? Quel a été le déclic ?

J’ai pas mal d’amis qui sont partis en Australie et qui ont adoré, donc l’idée de découvrir ce pays me titillait déjà depuis un moment. Une fois mon master 1 terminé, j’ai dû partir en césure pour valider mon « expérience à l’internationale ». J’ai d’abord choisi le PVT Canada cependant, je n’ai jamais reçu mon visa vacances-travail (environ 1/2 candidats sont tirés au sort pour l’obtention du visa).

Je me suis donc naturellement tournée vers l’Australie, où le visa est bien plus simple et rapide à obtenir et où la vie semblait simple et cool pour un backpacker.

Peux-tu nous raconter en quelques lignes ton parcours en PVT Australie ?

En un seul mot : MAGIQUE !
J’ai beaucoup pleuré en partant de France mais j’ai pleuré deux fois plus en partant d’Australie…

J’ai débarqué à Sydney, seule, la tête en vrac à cause du décalage horaire, j’ai mis quelques jours à comprendre que j’étais à l’autre bout du monde.
Une fois que j’ai compris où j’étais, mon aventure a vraiment commencé… J’ai d’abord voyagé pendant un mois entre Sydney, Melbourne, Adélaïde au gré de mes rencontres.

Puis, j’ai cherché un boulot en ferme pour l’argent et pour valider mes 88 days (période de travail minimum pour le renouvellement du WHV Australie). J’ai trouvé grâce à Sasha, un Belge, qui reste l’une de mes plus belles rencontres. On a commencé à travailler dans une ferme de tomates du nom de « SUNDROP » dans le South Australia où je suis restée 3 mois.

Une fois mes jours de ferme validés, je suis repartie sur la route et j’ai vogué entre Adélaïde, Melbourne, l’Indonésie et Sydney pendant près d’un mois.

J’ai ensuite voyagé avec un belge et un polonais pendant 2 semaines entre Sydney et Brisbane. Seulement, je me suis vite retrouvée à cours d’argent alors j’ai de nouveau rejoins Sasha dans une ferme de noix de pécan où j’ai bossé pendant 2 semaines.

C’est à ce moment que ma cousine m’a rejoint sur Brisbane, nous avons loué un van et nous avons longé la côte de Brisbane à Cairns pendant 3 semaines.

C’est à Cairns que c’est fini mon incroyable périple de 7 mois où je suis repartie comme j’étais arrivée, mais avec quelques souvenirs, des tatouages et un chapeau de hippie en plus…

L’aventure à deux filles ? Plutôt compliqué, ou avantageux ?

Dans notre cas, plutôt avantageux ! Il faut savoir que l’Australie n’est pas un pays dangereux pour les filles donc relax puis on a fait la côte est, donc peut d’endroits sont vraiment isolés. On n’a jamais eu peur, on ne s’est jamais sentie seule et en danger.

Et je dirais avantageux, car deux filles voyageant seules ça attire les gens, les touristes comme les locaux donc on a fait pas mal de rencontres super cool !

Une BD pour découvrir les jeunes en WHV Australie

De ce PVT Australie est né un projet, peux-tu nous expliquer ta démarche ? Ton objectif ?

Dans le cadre de « mon expérience internationale », j’ai dû développer un projet.

Ma cousine avait déjà émis le souhait de me rejoindre où que j’aille car nous sommes très proches. Nous avons donc réfléchi à un projet à l’international en cohérence avec notre voyage en backpack que l’on pourrait mener conjointement. L’idée de la BD documentaire sur le thème des backpackers français nous ai venu naturellement. L’objectif est d’informer, de conseiller, d’amuser, de rassurer les lecteurs, sur un potentiel voyage à l’autre bout du monde, mais également de montrer qu’il n’existe pas de « profil type » chez les jeunes qui souhaitent partir en backpack en Australie.

D’après ton expérience et tes interviews, y a-t-il un vecteur commun qui pousse les jeunes à partir en PVT ?

Il y a bien un vecteur commun : celui de vouloir prendre le large, sortir de sa zone de confort/de son quotidien et tenter une expérience loin de son pays natal.

Cependant, on a voulu aussi démontrer à travers la BD que beaucoup de profils très différents les uns des autres se mélangent, ce qui crée la diversité des backpackers français en Australie. Tout le monde peut tenter l’expérience, quel que soit son profil, son niveau d’étude ou son origine !

Selon toi, pourquoi l’Australie est une destination si prisée par les jeunes ?

Je pense que l’Australie est une destination à la mode pour différentes raisons : le visa « automatique », les démarches administratives simplifiées, le travail en abondance, la paye conséquente puis évidemment le soleil, la mer, la faune, la flore, le surf, un mode de vie « à la cool »…

Qu’as-tu envie de dire à ceux qui hésitent encore à partir ?

J’aurais tendance à dire « n’hésite plus » mais c’est pas top… alors lis notre BD ! Informe toi au max pour te rassurer puis prends ton billet. Le Jour-J, t’es autant excité que flippé mais en y repensant c’est que du bonheur ! Dis-toi que c’est peut-être la plus belle expérience de ta vie qui vient de commencer…

L’après PVT Australie

Et l’après-PVT alors ? Penses-tu qu’un tel voyage transforme et donne un vrai avantage pour la suite ?

Pour moi ça a été un réel atout ! Tout d’abord sur le plan linguistique, dans une société mondialisée comme la nôtre c’est compliqué de faire impasse sur l’anglais.

Mais également sur le plan humain, j’ai rencontré des gens incroyables que je n’aurais jamais eu la chance de côtoyer si je n’étais pas partie. J’ai pas mal appris sur moi-même et sur ma capacité à gérer ma vie, mes envies, mes besoins, mes émotions, seule, à l’autre bout du monde. C’est une expérience ultra enrichissante, surtout quand on fait le choix de partir seul. Après faut pas se leurrer, il y a des super bons moments comme il y a des super mauvais moments, mais ça fait partie du jeu.

Tu as d’autres projets à venir ?

Dans un futur proche, j’aimerais obtenir mon diplôme, pour cela, j’ai encore quelques trucs à régler avant juin. Après, je souhaite faire une saison en restauration pour avoir un peu d’expérience sur ce secteur et mettre quelques sous de côté pour… repartir en Australie ! Ce voyage à comme un goût d’inachevé et ma cousine y est encore, donc je pense la rejoindre là bas pour quelques mois. Puis idéalement, je continuerais mon trip en Nouvelle-Zélande puis au Canada, où j’ai envie de tenter ma chance plus « sérieusement » et pourquoi pas m’y installer pour une plus longue période…

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Qui sont les jeunes qui partent en WHV Australie ? Le témoignage de Nina et Magalie
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Article mis à jour le 5 mars 2019