10 méthodes pour améliorer son anglais avant et pendant votre PVT / WHV

Améliorer son anglais et revenir avec une compétence supplémentaire sur son CV : beaucoup de jeunes choisissent le Permis Vacances Travail (ou Working Holiday Visa en bon anglais) en Australie, en Nouvelle-Zélande ou au Canada avec cette ambition en tête. Mais parfois, l’immersion dans un pays anglo-saxon ne suffit pas.

Le niveau des Français est en moyenne, avouons-le, relativement bas, surtout quand on le compare aux autres nationalités qui partent également en PVT. Les jeunes Allemands, par exemple, possèdent un anglais quasi courant alors que nous avons les pires difficultés à aligner trois phrases, voire trois mots !

Pour que cela ne se traduise pas en un sérieux handicap lors des premières recherches d’emploi, ou même dans le quotidien, il peut être utile de chercher à améliorer ses bases en anglais avant le départ ou dès le début du séjour. Si votre niveau est moyen, débutant, voire catastrophique, voici nos astuces pour se familiariser un peu plus avec la langue de Shakespeare.

Yes sir, I can speak english very well !

Ne pas avoir honte de son niveau d’anglais

Mais avant toutes choses, pour tout relativiser, sachez qu’on peut tout à fait s’en sortir dans la vie avec un « moyen » en anglais. La preuve en vidéo avec nos chers politiques…

Alors, rassuré(e) ? Bon après, si tu peux dépasser un poil leur niveau, c’est pas plus mal ! Alors voici nos méthodes infaillibles !

5 méthodes pour progresser chez soi

Avec l’anglais, et les langues vivantes de manière générale, plus vous vous y prenez tôt mieux ce sera. Mon conseil : n’attendez donc pas le départ en voyage ou PVT pour vous tester.

Voici 5 conseils simples et souvent ludiques pour

1 – Apprendre l’anglais tout en se divertissant

Un moyen d’améliorer son anglais, gratuit et à la portée de tous, consiste à regarder des films, séries ou documentaires en VO.

Vous pourrez intégrer dans un premier temps les sous-titres en français, puis quand vous vous sentirez plus à l’aise, passez aux sous-titres anglais pour finalement les retirer. Autre avantage, vous verrez que ça sonne beaucoup, beaucoup mieux en version originale ! Et avec le temps, vous ne pourrez plus repasser à la VF. Ces fonctions sont très faciles à mettre en place, sur Netflix par exemple.

Sélection de livres et films de voyage

En manque d’inspiration ? Faites d’une pierre deux coups en vous procurant la version originale de l’un des livres de nos séléctions ou en profitant de nos idées cinéma canapé :

2 – Apprendre l’anglais en s’informant

Il est aujourd’hui très simple de s’abonner à des flux d’informations en anglais, que ce soit en version écrite ou audio.

Abonnez-vous par exemple au flux de la BBC ou de CNN, aux versions en ligne du Guardian, du New York Times ou du Washington post. Bref, la liste est longue et il y en a pour tous les goûts.

Vous trouverez de nombreux liens sur le site lexilogos.

3 – Le multimédia pour apprendre l’anglais

Dans la continuité des sites de presses et d’informations cités plus haut, certains sont spécifiquement développés pour vous aider à progresser anglais. Ils sont spécialement adressés aux personnes dont l’anglais n’est pas la langue maternelle, et sont souvent gratuits.

Apprendre l’anglais avec la BBC

On retrouve sur ces sites spécialisés plein de sections ludiques (jeux, quizz, thématiques) spécialement prévues pour améliorer son anglais. Au quotidien, ces sites fournissent un excellent entrainement à l’anglais avant le grand départ.

Vous pouvez tester :

La chaine des idiomes

Pour apprendre des expressions typiquement anglaises et dans quelle situation les utiliser, il existe aussi la chaine « les idiomes » sur YouTube qui offre gratuitement un contenu de 100 expressions au travers de vidéos plutôt bien pensées. À essayer !

Les applications sur smartphone

Il existe enfin des centaines d’applications qui vous permettent de progresser en Anglais sur votre smarthphone ou votre tablette. Un bon moyen de rentabiliser vos trajets en bus ou en métro dans les mois précédents votre départ !

Une application nous a particulièrement plu pour sa qualité, son graphisme, son aspect ludique et le fait qu’elle soit gratuite et sans pub. Il s’agit de Duolingo, disponible sous iOS et Android.

Duolingo s’adapte particulièrement aux personnes ayant un niveau débutant à moyen.

Tester son niveau d’anglais

Il existe des tests internationalement reconnus pour évaluer son niveau d’anglais. Les plus connus sont le TOEIC et le TOEFL. Le premier permet plus une évaluation de son niveau pour intégrer le monde du travail et de l’industrie dans un pays anglophone, tandis que le deuxième est demandé pour des échanges universitaires.

L’un comme l’autre a un coût, mais selon les études que vous avez suivies, le passage de ces tests peut être intégré à votre cursus.

Prix du TOEFL et du TOEIC

En candidat libre, ces tests coûtent :
• 103 € (classique) ou 84 € (étudiants et demandeurs d’emploi) pour le TOEIC
• 225 $ soit environ 170 € pour le TOEFL IBT

Des tests d’anglais gratuits

Il existe par ailleurs des tests gratuits offerts par des sites réputés. Ces sites vous offriront certainement des offres « adaptées » pour améliorer votre niveau, mais il n’y a aucune obligation d’y souscrire.

Vous pouvez essayer les tests gratuits proposés par l’APEC (Association Pour l’Emploi des Cadres), Victorias ou Altissia.

4 – Les séjours linguistiques pour améliorer son anglais

L’immersion dans un environnement anglophone est de loin la meilleure solution pour améliorer rapidement son anglais, en particulier l’oral.

En partant pour un séjour de quelques semaines voire quelques mois dans un pays anglophone, vous progresserez plus qu’en 6 à 7 ans d’études.

Ainsi un petit séjour en Angleterre (par exemple) peut être une très bonne idée avant de se lancer pour votre voyage ou PVT. Si les prix vous rebutent, vous pouvez également tenter de trouver un petit boulot là-bas, comme fille au pair, ou dans la restauration par exemple.

5 – Pratiquer l’anglais oral autour de chez soi

Avec les méthodes papier, multimédias ou numériques, le problème est qu’on ne pratique pas vraiment son oral. Il n’est ainsi pas rare de rencontrer des gens qui s’en sortent très bien en rédaction avec un score supérieur à 800 au TOEIC. Et pourtant, à l’oral, il n’y a plus personne.

Pour être capable de tenir une discussion, il n’y a pas de secret, il faut pratiquer ! Et de préférence avec du vrai contact humain. Pas évident quand on est encore en France ? Il existe malgré tout des solutions.

Rencontrer des anglophones

Vous pouvez par exemple recevoir d’autres voyageurs ou backpackers qui traversent notre pays via le réseau de couchsurfing. Un super concept pour échanger et voyager depuis chez vous. En vous familiarisant avec ce réseau, vous aurez peut-être également envie de l’adopter à votre arrivée en Australie ! Mais cette fois, en tant que voyageur…

Il existe également des sites spécialisés ou des groupes Facebook qui vous permettent de rencontrer des anglophones de votre région pour partager des activités, discuter, etc. Essayez par exemple le site meetup, ou recherchez sur Facebook les groupes du style « French-English exchange in TaVille ».

J’ai testé le Couchsurfing en Nouvelle-Zélande

Améliorer son anglais une fois en voyage et PVT/WHV

Une fois à l’étranger, vous allez pouvoir progresser en anglais à la vitesse grand V ! Enfin ça c’est juste si vous vous lancez vraiment, que vous dépassez toutes vos craintes initiales.

Les meilleurs moyens de vous améliorer à l’étranger, les voici !

6 – Rencontrer, rencontrer, rencontrer

Quand on voyage pour la première fois dans un pays non francophone et que notre niveau en anglais est (ou nous semble) plus que moyen, on a tendance à :

  • bafouiller dans tous les sens (ça, c’est dans le meilleur des cas)
  • ne plus oser s’exprimer par honte de notre niveau ou de notre accent,
  • se réfugier auprès d’autres francophones, qui eux au moins, vous comprennent, et sont tout aussi « performants » en anglais !

Il n’y a pas de mal à ça, c’est quelque chose de naturel et on est tous passés par là. Mais si vous voulez vraiment améliorer votre anglais parlé, il va falloir oser et provoquer les rencontres.

La clé : dépasser les blocages de la peur ou de la honte

Au début, vous allez faire des fautes énormes, traduire dans votre tête du français à l’anglais, avoir d’énormes blancs parce que vous ne parvenez justement pas à traduire un mot. Vous aurez honte de votre niveau, bref ça ne sera pas tout simple.

Mais ceux qui s’en sortent et finissent par rapidement évoluer sont ceux qui dépassent ce premier blocage qui nous pousse à nous taire ou éviter les rencontres. Plus tôt vous oserez, plus vite ça viendra.

Discuter avec les autres backpackers

L’accent ou le débit des Australiens, des Kiwis ou des Canadiens peut être un problème les premiers jours. Pour une transition plus simple vers l’anglais, il est souvent plus facile au début de discuter avec d’autres voyageurs non anglophones : allemands, italiens, coréens… Ce ne sont pas les opportunités qui manquent.

Le niveau est plus équivalent, le débit plus lent, les intonations plus familières. Parfois, ça vous servira même à vous rassurer sur votre propre niveau ! Autant se serrer les coudes entre voyageurs. Et c’est tellement simple d’ouvrir la discussion : un « hello, where do you come from ?  », et c’est parti !

7 – Les stages de langue des packs d’arrivée

Si vous nous lisez régulièrement, vous devez savoir que nous ne sommes pas particulièrement fans des packs d’arrivée. Certains packs incluent néanmoins un stage de langue à votre arrivée, ce qui peut être un bon moyen de concilier les premières découvertes et les rencontres tout en améliorant son anglais.

Ces stages linguistiques nous semblent malgré tout très chers en comparaison du service proposé. Surtout quand on sait qu’on peut apprendre facilement et gratuitement avec les options citées plus haut.

Pourquoi on vous déconseille les packs d’arrivée en PVT

8 – Les études ou séjours linguistiques en PVT

On ne le sait pas toujours, mais de nombreux Permis Vacances Travail permettent également d’étudier dans le pays d’accueil.

Ainsi, vous serez autorisé à étudier (durée maximale) :

Pourquoi ne pas en profiter pour vous inscrire dans une université et suivre des cours de langue ?

9 – Travailler ou vivre chez l’habitant

Un job pour parfaire son anglais

À notre avis, le meilleur moyen d’améliorer son anglais reste de se fondre dans la population locale. À cette fin, vous pouvez tenter de décrocher un petit boulot, à la ville ou à la campagne. En plus de gagner de l’argent, vous progresserez largement à l’oral, c’est tout bénef !

Si vous n’êtes pas très à l’aise en anglais, vous allez plus vous diriger vers des boulots n’exigeant pas un niveau très soutenu. Ce n’est pas pour rien qu’on retrouve pléiades de Français dans les champs pour le fruit-picking, ou en restauration derrière la cuisine. Mais ce n’est pas grave, cette première immersion vous fera nécessairement progresser, et souvent dépasser le premier blocage dont je parlais plus haut.

Un volontariat pour vivre chez l’habitant

La concurrence est rude en Australie comme en Nouvelle-Zélande pour les petits boulots. Et sans un minimum d’anglais, on risque de se frotter à de nombreuses portes fermées.

Plutôt que de s’acharner, au risque d’y perdre toutes ses économies, il existe deux réseaux extrêmement bien développés dans la plupart des destinations du PVT qui vous permettront à la fois de vous immerger dans la vie australienne, de ne rien dépenser et de pratiquer votre anglais tous les jours : le Wwoofing et l’Helpx.

Ces réseaux vous permettent de vivre chez l’habitant en échange de services et travaux quotidiens. Ce sont des alternatives excellentes quand on ne trouve pas de boulot, et pour le coup les places sont relativement faciles à trouver. Votre anglais y fera un bond de géant !

10 – L’accessoire utile : le petit carnet de route

Une dernière technique, qui marche d’ailleurs autant pour le vocabulaire classique que pour les expressions typiques du pays (comme le slang australien). Elle consiste à se créer un petit carnet de note où vous noterez chaque mot ou expression que vous lisez ou entendez passer.

Ça demande un peu de rigueur, mais c’est une technique qui a fait ses preuves. Le simple fait d’écrire les mots et leur traduction vous permet de les enregistrer (c’est scientifique ! ;) )

Je suis l'ancien et le sage du duo, ou pas... 30 ans fêtés chez les kangourous, en me jetant dans le vide à 4500m d'altitude au dessus de Rainbow beach pour l'anecdote. J'ai aussi eu une histoire d'amour de 4 ans avec Montréal qui fut l'occasion de vadrouiller sur ce nouveau continent : le Pérou, les Rocheuses, l'Ouest américain, l'Alaska... J'ai tenté l'aventure australienne pour m'offrir un grand bol d'air et de découvertes! Pari gagné...

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DamienRomainnoahAntoninchrispopof Auteurs de commentaires récents
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Damien
Damien

Tester son niveau d’anglais avant et après son séjour est une très bonne idée, à condition de ne pas oublier de pratiquer l’écrit un minimum.

Romain
Romain

L’anglais c’est la langue des riches, des « elites » en France tu as le choix entre des cours inutiles avec des profs souvent incompétents pendant les études ou des cours particuliers hors de prix, faut avoir l’argent, d’autant que les pays « purement » anglophones ne sont pas les pays les plus bon marché, les tests officiels ne sont franchement pas donnés comparativement à d’autres langues… En résumé soit t’as du fric ou t’es doué pour apprendre , soit tu laisses tomber.

noah
noah

Hello,

Oui l’immersion est clairement le meilleur moyen pour progresser rapidement en anglais.
Mais lorsqu’on ne peut pas voyager, il existe de nombreux sites pour échanger régulièrement avec des personnes natives ( wespeke, polyglotclub, meetup) ou même des cafés des langues.
Très bien ton blog

chrispopof
chrispopof

Un bon plan, c’est aussi tout simplement de sortir, rencontrer des anglophones. A Paris ce n’est pas très dur d’en croiser, et du coup très facile de pratiquer son anglais tout en rencontrant des personnes d’autres cultures. Le début du voyage en fait ;)

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