10 bonnes raisons de partir en PVT Argentine (et pas ailleurs)

Vous cherchez des prétextes pour tout plaquer et partir en Amérique latine ? Vous avez bien raison. Après un an en PVT Argentine, on vous donne 10 bonnes raisons de commencer par l’Argentine pour votre futur voyage en Amérique du sud !

C’est rigolo, comme chacun se fait une idée d’un pays lointain. Quand j’ai annoncé que je partais en Argentine, les réactions ont été diverses : tandis que certains pensaient à l’Argentine révolutionnaire du Che, les footeux me parlaient de Messi, les angoissés de la crise et l’insécurité, et les gourmets de LA MEILLEURE VIANDE DU MONDE.

Pour ma part, je ne connaissais pas grand chose de l’Argentine. Alors j’ai lu, regardé des films argentins, parlé à des Argentins, et très vite, j’ai compris ce qui allait me séduire en Argentine : le bouillonnement culturel, agité comme un tango, l’énergie mélancolique d’un pays qui a été il y a longtemps la cinquième économie mondiale – et qui a bien conscience de ne plus l’être, mais il reste de cette époque glorieuse le légendaire orgulloso argentin, qui fait affirmer à l’autochtone que son pays est quand même le plus beau pays du monde, ok.

On a passé un an en Amérique latine, dont pas mal de temps en Argentine, et j’ai adoré. Comment vous expliquer ? En Argentine, on trouve une énergie inégalable, des paysages incroyables, une histoire fascinante… Le tout avec plein de bonnes choses à mettre dans la bouche. Pour vous convaincre, voilà nos 10 raisons de faire votre sac pour partir en Argentine, MAINTENANT.

« Tranquilo », répètent sans cesse les Argentins. Tranquillement, l’Argentine enivre de son charme fou, de son intensité, de ses différences…

Camille Lavoix, dans le livre Argentine : Le Tango des ambitions

1 – Découvrir le rituel du maté

Si vous vous êtes intéressé plus de 10 minutes a l’Argentine, alors vous avez forcément entendu parler du maté. On vous le confirme : ce n’est pas un cliché, l’Argentin a la bombilla (paille par laquelle on boit le maté) greffée à la bouche.

Au-delà du goût (qu’on apprécie ou pas) et de ses vertus énergisantes, il faut vivre le maté en Argentine pour comprendre que ce n’est pas qu’une boisson, mais surtout un rituel. Vous y apprendrez à le préparer dans les règles de l’art, à le consommer au bon endroit et au bon moment, on vous racontera son histoire et ses traditions, on vous apprendra le vocabulaire : cebar el mate, quitar el polvo, cuidar que no se lava… Bref, inutile d’acheter du maté et une bombilla au Palais des thés : si vous voulez comprendre le maté, il faut aller en Argentine.

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2 – Parler l’espagnol des Argentins (la classe)

Che ! Sais tu qu’on dit en Argentine que « les Argentins sont des Italiens qui parlent espagnol et se prennent pour des Français » ? Effectivement, le côté italien est bien là : dans la fascination pour la glace et la pizza, mais aussi la manière de parler fort, beaucoup, et avec animation.

(Pour le côté Français, je dirais que c’est lié au fameux orgulloso, ou snobisme, que les Argentins pratiquent aussi bien que les Français…)

Parler argentin – ou même parler le lunfardo, le dialecte de Buenos Aires – est donc autre chose que de parler espagnol : vous apprendrez à transformer tous les « ll » en « ch », à mettre de l’emphase sur des mots (« bueeeeeeno », « que liiiiiindo ! »), à interpeller tout le monde à coup de « che » voire de « che boludo », à trouver les choses « piola » (cool) et même « repiola » (super cool). En somme, vous parlerez un espagnol que vous n’apprendrez nulle part ailleurs.

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3 – Vibrer dans la légendaire Buenos aires

plaza de mayo, a Buenos Aires
Plaza de Mayo, à Buenos Aires

Buenos aires. Ville légendaire. Bordel ambiant, rues immenses, circulation survoltée et grouillante, architecture chaotique et insolite – se côtoient aisément gratte-ciel vitré, manoir gothique et bâtiment des années 70 dans le même pâté de maison. Mais aussi : des légendes à chaque coin de rue, une ville qui a été une terre d’exil… Avec toute la mélancolie, impalpable mais bien là, qui en découle.

Il y a un texte dans le livre Buenos Aires, Port de l’extrême Europe (collection Autrement) que j’adore, qui résume bien l’énergie mélancolique de Buenos Aires :

« N’allez pas à Buenos Aires. Buenos Aires est une ville qui n’existe pas. […] Il n’y a rien à voir à Buenos Aires que vous n’ayez déjà vu ailleurs. Copie conforme de tous les modèles, Paris d’Amérique ou Athènes du Sud, c’est une ville d’Europe réinventée par l’Amérique Latine et rêvant de New-York. […]
On ne visite pas Buenos Aires, on l’explore. C’est une ville secrète qui se cache. Elle aime la nuit et s’aime dans la nuit. Ses trottoirs, faussement rectilignes, sont des labyrinthes où il est bon d’errer pour retrouver un temps qui s’écoule avec douceur plus qu’il ne passe. […] Et pour la connaître, il faut s’y promener longtemps et la recomposer au gré de ses propres états d’âme. C’est ainsi que font les Porteños pour qui l’aventure est toujours au coin de la rue, là où se tient le café. […]
Buenos Aires est une des seules villes au monde où être étranger reste un privilège.
»

Vivre à Buenos Aires comme un vrai Argentin : sorties et lieux incontournables

4 – Voir le bout du monde

Sur la route d'Ushuaia, en Argentine
Sur la route vers le bout du monde, et au-delà !

A 3 000 kilomètres de Buenos Aires, se trouve un bout de terre légendaire : la Terre de Feu, région au climat hostile, qui s’appelle ainsi, d’après Geo, en référence aux « nombreux brasiers que les Indiens yaghans allumaient sur ses côtes et qui frappèrent l’imagination du navigateur portugais Fernand de Magellan, lors de son expédition en 1520 ».

Les paysages y sont impressionnants : lacs, glaciers, montagnes… Mais surtout, la capitale de la province, Ushuaïa, est considérée comme la terre la plus australe du monde : ça fait quelque chose, non, de fouler le bout du monde ?

5 – Danser le tango

Tango au kiosque de Belgrano, à Buenos Aires
Le tango du dimanche, à Belgrano : une parenthèse nostalgique et douce dans la ville.

Vous pouvez apprendre à danser le tango en France… Mais vous ne goûterez à l’esprit du tango qu’à Buenos aires !

L’obsession bien portègne du tango est dans tous les coins de rue, les cafés, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. C’est d’abord des milonga (bals de tango) en extérieur et en journée : le dimanche sur la plaza Dorrego à San Telmo, ou sous le kiosque de Belgrano. Les danseuses y arrivent en jean-Converses, chaussent des talons (mais gardent le jean) et virevoltent pendant des heures. Mais à Buenos Aires, le tango est aussi tout un monde de la nuit : les fanatiques vont danser le weekend dans des endroits comme La Catedral, et ne ressortent pas avant le petit matin. Et quand le jour se lève, c’est l’occasion d’aller prendre un café et des croissants au café du coin…

Je ne vous dis pas qu’en quelques mois vous deviendrez pro du tango ; mais ça vaut le coup d’essayer, et, si ce n’est de pratiquer, au moins de s’intéresser à cette culture du tango… Que, personnellement, je trouve assez romantique et fascinante.

6 – Devenir débrouillard comme un Argentin

Uspallata, Andes, Argentine.
Et hop ! Un peu de bois et de fil de fer, et on construit une barrière au pied des Andes…

Un des grands enseignements de mon voyage en Argentine est probablement celui-là : adopter l’esprit de débrouille à l’Argentine. Car au gré des crises, l’Argentin a acquis une capacité à trouver une solution à tous les problèmes. Il te manque une pièce pour réparer une gazinière ? Bueno, tu la construis toi même avec des bouts de plastique et trois boulons. Tu n’as pas d’argent pour acheter du bois ? Bueno, tu fais un deal avec le voisin : tu lui nettoies son jardin et en échange, tu gardes le bois. Tes fins de mois sont ric-rac ? Bueno, fais des empanadas dans ta cuisine et vas les vendre au coin de la rue. Tu as envie de te lancer dans la boulangerie ? Bueno, commence tranquille en faisant tes pains à la maison, vends les à la boulangerie du coin et ils te diront si ça marche…

Si cet esprit de débrouille a son revers – en Argentine, rien n’est figé, ce qui est parfois un peu perturbant pour un Français – cette manière de considérer que l’on peut trouver soi-même une solution à tous les problèmes me parait assez inspirante. On se rend compte que (presque) tout est possible avec un peu d’imagination et de liberté !

7 – Manger des asados (et devenir un vrai asador)

asado à uspallata en argentine
A Uspallata, dans les Andes. Pour nous remercier de nos deux semaines de volontario, Martino nous cuisine un asado au bord du rio…

Comme le maté, l’asado (le barbecue argentin) est une tradition issue de la culture gaucha, à laquelle il vous faudra une sacrée bonne raison pour déroger. Et tant mieux : car la viande argentine est délicieuse, et le rituel de l’asado (manger de la viande entre amis – boire du Malbec – puis faire une sieste) est pas franchement une torture.

Et surtout, pour le peu qu’on vous transmette quelques secrets d’asador, je vous garantis que vous serez la star du barbeuk une fois rentré en France !

8 – Découvrir l’histoire argentine (et plus largement , d’Amérique latine)

Photo des mères de la place de Mai
Les mères de la place de Mai, qui cherchent leurs enfants disparus pendant la dictature…

L’Argentine est une bonne porte d’entrée dans l’Histoire de l’Amérique latine, avec tous les ingrédients qui composent l’Histoire du continent : une colonisation un chouilla brutale , des pueblos originarios (peuples originaires) un peu énervés qu’on continue de leur voler leurs terres en toute impunité, une dictature récente avec son lot d’atrocités… et de nostalgiques.

En Argentine, toutes ces thématiques sont encore à vif. Les procès de la dictature continuent, les manifestations de Mapuches aussi… Du coup, c’est passionnant : c’est comme comprendre l’Histoire en la vivant.

9 – Enfin comprendre le sens de l’expression « seul au monde »

Norquinco en Patagonie en Argentine
Un lundi à Ñorquinco…

L’argentine, c’est immense… Et pas franchement surpeuplé. Pour vous donner une idée : il y a 16 habitants par kilomètre carré en Argentine… Contre 113 en France ! Et en plus de ça, sur les 40 millions d’habitants que compte le pays, environ 1/3 vit dans l’agglomération de Buenos Aires.

Du coup, il existe en Argentine des endroits littéralement perdus au milieu de nulle part (pour notre plus grand bonheur). Par exemple, Ñorquinco, bled de 400 habitants (répartis sur une dizaine de kilomètres), situé à une cinquantaine de kilomètres (de route non goudronnée) de la première ville. L’épicerie du coin y vend, en gros, du café, des pâtes, des biscuits et des fers à cheval par lot de quatre…

10 – Connaître les paysages dingues d’Amérique latine…

Che, il n’y a pas que Buenos Aires en Argentine ! Et il y a même plein d’autres choses : avec plus de 5000 kilomètres du nord au sud, vous y trouverez des déserts et des montagnes multicolores à Salta, de la froideur sur la Terre de Feu, de l’humidité aux chutes d’Iguazu, de la glace au Perito Moreno, de la neige à Bariloche, sans parler de l’immense Aconcagua, des lacs Andins, de la Patagonie…

Bref, autant vous dire que vous en prendrez plein les mirettes. Vous pouvez aussi voir votre voyage en Argentine comme une porte d’entrée en Amérique latine : c’est votre point de base pour aller encore plus loin et explorer l’Amérique latine !

En m'approchant (dangereusement) de la trentaine, j'ai eu envie de prendre un peu d’air frais pour cette décennie qui commence. Après un premier bain de pieds en Turquie en 2015, c'est le grand plongeon début janvier 2017, avec un PVT Argentine, cette fois en compagnie de mon amoureux de presque toujours, Romain. Notre devise de voyage : curiosité, improvisation et contemplation !

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