Vous n’avez pas été tiré au sort pour faire un PVT Canada ? Après la déception (on vous autorise une larmichette), place au plan B… La bonne nouvelle, c’est que le PVT n’est en fait qu’une toute petite goutte dans l’océan des moyens d’aller au Canada. Voici une liste récapitulative des permis, visas et statuts pour séjourner, travailler ou étudier au Canada :

PermisPour qui ?Pour faire quoi ?Durée max séjour
Titre de visiteurTout citoyen françaisVoyage et volontariat sous certaines conditions6 mois
Permis d’étudesÉtudiantsÉtudier plus de 6 mois et travailler à certaines conditionsDurée du cursus + 90 jours
Permis Stage coop (EIC)Étudiants de 18 à 35 ansFaire un stage chez un employeur défini12 mois
Permis Jeunes professionnels (EIC)Français de 18 à 35 ansTravailler chez un employeur défini24 mois
Permis de travail temporaire ferméTout citoyen françaisTravailler chez un employeur définiDurée du contrat

 

Avant de passer aux choses sérieuses, on doit vous prévenir que le gouvernement canadien pourrait battre la France niveau complexité administrative : acronymes dans tous les sens, nuances lexicales microscopiques, site aux ramifications infinies… Et lois qui diffèrent selon les provinces — chouette ! On a essayé de rendre les choses les plus claires possibles, mais en cas d’urgence, référez vous au lexique en fin d’article et/ou posez nous toutes vos questions sur notre forum PVT Canada. On se fera un plaisir de mettre nos connaissances nouvellement (et douloureusement) acquises à votre profit.

Lac Émeraude, le plus photographié du Yukon, Canada

Emerald lake, Yukon, Canada © Anne Deverre

Option 1 : Voyager au Canada sans travailler

Avant tout, posez vous une question essentielle : pourquoi vouliez-vous faire un PVT ? Voulez-vous et devez-vous vraiment travailler, ou pas ?

Car si votre projet était simplement de vagabonder, camper, faire du stop et du couchsurfing pendant quelques mois, vous pouvez faire tout ça avec un simple titre de visiteur.

Le titre de visiteur

C’est un statut qui équivaut au visa de visiteur : en tant que Français, vous êtes dispensé de visa pour le Canada. Il vous est accordé directement par les agents de l’immigration à l’aéroport ou la frontière, et vous autorise à voyager dans le pays.

Il peut durer jusqu’à six mois, mais la durée que vous accordera le douanier dépendra entre autres de vos économies. Ce montant est totalement subjectif, ainsi que le stipule le site du gouvernement du Canada : « le montant nécessaire peut varier selon les circonstances, comme la durée de votre séjour et l’endroit où vous habiterez, c’est-à-dire à l’hôtel ou chez des parents ou des amis ». À vous, donc, de bien préparer votre budget et de savoir le justifier auprès des douanes !

IntituléTitre de visiteur
Autorisations et restrictionsAutorise le voyage, et le volontariat sous certaines conditions.
Interdit le travail, sauf pour les professions exemptées de permis de travail
Pour qui ?tout citoyen français
Conditions de base
  • Disposer d’« assez d’argent pour votre séjour ».
  • Ne pas avoir été condamné pour des activités criminelles ou des délits liés à l’immigration
  • Être en bonne santé
  • Avoir un projet de voyage uniquement
Coût7 $ CAN (coût de l’AVE)
Durée maximum6 mois
Comment l’obtenir ?Se présenter à la frontière muni de son AVE. Il semblerait qu’un billet retour ainsi qu’un justificatif de ressources récent soient aussi les bienvenus.
Lien officielVoir le site du gouvernement canadien (rubrique visiteur)
Délai d’obtentionImmédiat, à la frontière

Peut-on travailler ou faire du volontariat avec un statut de visiteur ?

Le statut de visiteur n’est pas un permis de travail : il est strictement interdit de travailler avec ce statut. En ne respectant pas cette obligation, vous risquez de vous faire exclure du territoire canadien…

En revanche, vous pouvez exercer une activité de volontaire (HelpX, Wwoofing…), sous certaines conditions strictes : votre hôte ne doit pas opérer à des fins commerciales (par exemple, une auberge de jeunesse est une fin commerciale), et votre volontariat ne peut pas durer plus de 4 semaines.

Consultez aussi : Dépenser moins pour voyager plus : 10 astuces pour économiser en PVT

Comment obtenir son statut de visiteur au Canada ?

Votre statut de visiteur ne vous sera délivré qu’à la frontière canadienne — vous ne pouvez pas postuler avant. A priori, si vous ne transportez pas de drogues ou que vous n’êtes pas un dangereux criminel, vous devriez passer sans problème… Mais anticipez quand même en consultant les exigences de base pour pouvoir entrer au Canada en tant que visiteur :

  • avoir un passeport
  • être en bonne santé
  • « ne pas avoir été reconnu coupable d’activités criminelles ou d’infractions liées à l’immigration »
  • disposer de fonds suffisants
  • avoir un projet de voyage (pas de travail sur place, ni de projet d’immigration). Vous devrez réussir à « convaincre un agent d’immigration que vous quitterez le Canada à la fin de votre visite ». Cela peut passer par votre projet, un billet d’avion retour, mais aussi en mettant en avant votre vie dans votre pays de résidence : un travail, des biens immobiliers, de la famille…

L’autorisation de Voyage Électronique (AVE)

Pour atterrir au Canada, vous aurez besoin d’une Autorisation de Voyage Électronique (AVE).

La demande d’AVE est assez simple : vous devez remplir le formulaire du gouvernement du Canada en vous aidant, au besoin, de la notice. Cette autorisation vous coûtera 7 $ CAN (soit 4,60 €). En principe, la demande est traitée en quelques minutes. Malgré tout, le gouvernement canadien conseille de faire la demande avant de prendre vos billets d’avion, pour pouvoir vous retourner en cas de problème.

activité-hiver-quebec-chien-husky

Devenir musher le temps d’une année au Canada

Option 2 : Étudier au Canada

Pour étudier au Canada, c’est le service international de votre université qui pourra vous faire accéder aux programmes d’échanges universitaires avec le Canada. Attention, ces programmes se clôturent souvent en début d’année civile : commencez les démarches dès la rentrée scolaire ! Vous pouvez étudier au Canada jusqu’à 6 mois sans permis. Au-delà, il vous faudra obtenir un permis étudiant.

Le permis d’études

Pour obtenir un permis d’étude, vous devrez être en mesure de prouver que vous avez été admis dans un établissement d’enseignement désigné (un EED, voir le lexique) au Canada. Pour le reste, les conditions d’entrée au Canada avec un permis d’études sont à peu près similaires à celles du statut de visiteur : pouvoir subvenir à ses besoins pendant toute la durée de vos études, ne pas avoir de casier judiciaire, être en bonne santé, et « convaincre un agent d’immigration que vous quitterez le Canada à la fin de vos études ».

IntituléPermis d’études
Autorisations et restrictions Autorise à rester au Canada tout au long de vos études, plus 90 jours à partir du moment où vous cessez d’étudier. Vous pouvez aussi travailler à certaines conditions.
Interdit tout travail qui n’entrerait pas dans les conditions du visa.
Pour qui ?étudiants uniquement
Conditions de base
  • Disposer des ressources nécessaires pour le cursus suivi : voir le calcul du gouvernement.
  • Disposer d’une preuve d’acceptation d’une université canadienne
  • Au Québec : disposer du Certificat d’acceptation du Québec (CAQ). La procédure pour l’obtenir est sur le site de la province du Québec.
  • Remplir les autres exigences pour entrer au Canada : pas de passé criminel, être en bonne santé…
Coût235 $CAN (155 €, frais de biométrie inclus)
+ 112 $ CAN (74 €) si vous allez au Québec
Durée maximumdurée du cursus d’études + 90 jours
Comment l’obtenir ?
  • Identifier un programme d’échange et postuler pour une université via le service international de son université
  • Se munir des documents nécessaires puis faire une demande de permis d’étude en ligne.
  • Si besoin, faire le CAQ
  • Faire une demande d’AVE
  • Fournir ses données biométriques

En arrivant au Canada, disposer de ses justificatifs de ressources, de la lettre d’acceptation de l’université, et de tout autre document prouvant vos ressources et votre situation.

Lien officielDemande pour faire un permis d’études au Canada
Délai d’obtentionEnviron 1 semaine (Consulter les délais estimés ici)

Comment obtenir son permis d’études ?

Pour obtenir votre permis d’études, vous devez être étudiant en France, avoir été accepté dans une université canadienne agréée (EED) via un programme d’échange, et disposer d’un minimum de ressources financières, dont le montant est à déterminer avec le calcul du gouvernement canadien.

Les documents suivants vous seront demandés :

  • Une preuve d’acceptation dans une école ou une université canadienne.
  • Une preuve d’identité : un passeport + 2 photos récentes.
  • Une preuve de ressources financières.
  • Une lettre d’explication, détaillant votre projet et les raisons pour lesquelles vous venez au Canada, ainsi que votre conscience de « vos responsabilités en tant qu’étudiant ». Cette lettre est d’autant plus importante si vous postulez pour un permis d’études alors que vous en êtes dispensés : vous devrez expliquer pourquoi vous le sollicitez (par exemple, pour pouvoir travailler sur le campus).
  • Si vous étudiez au Québec, vous aurez besoin du Certificat d’acceptation du Québec (CAQ). La procédure pour l’obtenir est sur le site de la province du Québec. Vous devrez vous acquitter de 112 $ CAN (74 €).
  • Selon la province, vous pourriez aussi devoir joindre d’autres documents.

Vous devrez vous munir des documents nécessaires et faire votre demande de permis d’étude en ligne. Pour valider votre candidature, vous devrez aussi fournir vos données biométriques en vous rendant dans un centre de collecte (en France, ils se trouvent à Paris et à Lyon).

Attention, l’obtention du permis d’étude ne vous garantit pas l’entrée sur le territoire. Comme pour le statut de visiteur, les douaniers sont susceptibles de vous demander des documents justificatifs (de vos ressources, votre lettre d’acceptation…), et vous devrez aussi avoir fait votre demande d’AVE.En canoe sur la Sunshine coast du Canada

Option 3 : Faire un stage au Canada

Si vous êtes étudiant, vous pouvez faire un stage au Canada avec le permis Stage coop international, un permis de la famille des EIC (voir encadré). Sa durée dépendra de votre convention de stage, mais ne pourra pas excéder 12 mois. Obtenir ce permis ne vous empêche pas de postuler aux Permis Vacances-Travail ou Jeunes Professionnels les années suivantes.

Le permis « Stage coop international » (EIC)

C’est un permis de travail fermé, c’est à dire lié à un employeur, qui peut aller jusqu’à 12 mois. Les seules conditions pour l’obtenir sont d’être étudiant, que le stage soit inclus dans votre cursus français, d’avoir une promesse de stage d’une entreprise liée à votre domaine d’étude, et que le stage corresponde au genre de compétence 0, ou au niveau de compétences A, B voire C de la classification nationale des professions (CNP) du Canada (on explique ce que veut dire cette étrange phrase dans notre lexique). De son côté, votre futur employeur devra s’acquitter de 230 $ CAN de frais.

Si toutes les conditions sont remplies, vous devriez obtenir votre permis Stage coop international sans problème, car les quotas sont rarement atteints. Par contre, notez bien que ce type de permis interdit tout travail autre que votre stage. Pensez y en négociant vos indemnités !

IntituléPermis stage coop international (EIC)
Autorisations et restrictions Autorise à faire un stage au Canada.
Interdit tout autre travail.
Pour qui ?étudiants de 18 à 35 ans
Conditions de base à remplirLes conditions à remplir sont les mêmes que pour les autres permis EIC, à savoir :

  • Disposer de 2500 $ CAN — et pouvoir le prouver
  • Souscrire à une assurance maladie (sa durée fixera la durée de votre permis)
  • Avoir un billet aller-retour, ou un document prouvant que vous disposez de ressources suffisantes pour acheter un billet retour

Vous devrez en outre avoir :

  • une convention ou un contrat de stage signé avec un employeur canadien.
Coût235 $ CAN (155 €, frais de biométrie inclus)
Durée maximum12 mois
Comment l’obtenir ?
  • Trouver un stage au Canada
  • Suivre la procédure EIC (voir notre tutoriel EIC). Vous devrez aussi fournir vos données biométriques.
  • Souscrire à un assurance santé-rapatriement couvrant tout le séjour (voir notre comparatif)
  • Acheter un billet d’avion aller-retour
  • À la frontière : les permis EIC vous fournissent automatiquement votre AVE. Vous devrez cependant avoir sur vous les documents utiles : votre convention de stage, vos justificatifs de ressources, d’assurance maladie…
Lien officielDemander son permis Stage coop international
Délai d’obtentionEnviron 8 semaines (Consulter les délais estimés ici)

 

Comment obtenir son permis stage coop international ?

La procédure est similaire à celle de la demande du PVT — sauf que, pour des questions de quotas, vous avez beaucoup plus de chances de l’obtenir. Voir notre article sur la demande de permis EIC !

Option 4 : Travailler au Canada avec un permis de travail

Si vous souhaitez travailler au Canada, alors il vous faudra obtenir un permis de travail. À la base, le gouvernement canadien n’est pas très immigration friendly : il n’est pas très fan de faire venir des travailleurs étrangers quand un Canadien peut correspondre au poste. Cependant, vous avez deux points positifs en votre faveur : le taux de chômage plutôt bas du Canada (et des métiers en réelle tension), et surtout, votre maitrise parfaite de la langue de Molière, que nos collègues du Grand Nord ont tendance à apprécier — tant au Québec qu’ailleurs.

Deux hommes portant un sapin au Canada

Job saisonnier en station de ski au Canada

Le permis Jeune Professionnel (EIC)

Le permis Jeune Professionnel fait partie de la même famille de permis que le PVT : les permis EIC. Il permet aux 18-35 ans de travailler jusqu’à 24 mois au Canada, pour un employeur unique. Le processus de demande est similaire à celui du PVT Canada, sauf que vous devrez, avant de postuler, obtenir une promesse d’embauche d’une entreprise canadienne dans votre domaine professionnel et/ou d’études. Comme pour le permis Stage coop international votre employeur devra de son côté s’acquitter de frais pour vous embaucher.

Si vous souhaitez faire un VIE au Canada (Volontariat International en Entreprise), c’est le permis qu’il vous faut. Par contre, sachez qu’obtenir ce permis vous empêchera de postuler à nouveau pour un PVT : vous ne pouvez faire qu’un PVT ou un permis JP dans votre vie.

IntituléPermis Jeune Professionnel (l’un des trois permis de l’EIC)
Autorisations et restrictions Autorise à travailler uniquement dans l’emploi pour lequel il a été délivré (« permis de travail fermé »)
Interdit tout autre travail
Pour qui ?jeunes actifs de 18 à 35 ans
Conditions à remplir
  • Disposer de 2500 $ CAN (1650 €)
  • Disposer d’une promesse d’embauche d’une entreprise canadienne.
  • Cet emploi doit être en cohérence avec votre parcours professionnel, et doit correspondre au genre de compétence 0 ou niveaux A, B voire C sous certaines conditions de la CNP (voir notre lexique)
Coût235 $ CAN (155 €, frais de biométrie inclus)
Durée maximum24 mois
Comment l’obtenir ?
  • Trouver un emploi dans une entreprise canadienne
  • Suivre la procédure EIC (voir notre tutoriel EIC). Vous devrez aussi fournir vos données biométriques.
  • Souscrire à un assurance santé-rapatriement couvrant tout le séjour (voir notre comparatif)
  • Acheter un billet d’avion aller-retour
  • À la frontière : les permis EIC vous fournissent automatiquement votre AVE. Vous devrez cependant avoir sur vous les justificatifs utiles : de ressources, d’assurance maladie…
Lien officielDemande en ligne du permis Jeune Professionnel
Délai d’obtentionEnviron 8 semaines (Consulter les délais estimés ici)

Comment obtenir son permis Jeunes Professionnels ?

La procédure est similaire à celle de la demande du PVT. Il est assez demandé… Mais vous pouvez tout de même tenter de l’obtenir. Voir notre article sur la demande de permis EIC !

Le permis de travail temporaire

Avant de commencer vos démarches pour obtenir un permis de travail temporaire, il faut bien comprendre que le Canada n’est pas spécialement fan d’accueillir des ressortissants étrangers sur son territoire, et le fait uniquement pour ce que ça peut lui apporter économiquement. En gros, un permis de travail vous sera délivré si vous apportez une valeur ajoutée sur le marché du travail canadien sur un emploi spécifique, par vos compétences ou votre maitrise de la langue — et pas seulement parce que vous adorez les élans.

Le côté positif de cette immigration choisie, c’est que le Canada lance régulièrement des programmes de recrutement d’étrangers avec des objectifs bien spécifiques. Par exemple, vous pouvez être privilégié en tant que francophone qui s’installe hors du Québec, bénéficier du programme Stratégie en matière de compétences mondiales pour accélérer le traitement de votre dossier… Ou encore, faciliter l’obtention de votre permis si vous êtes un « talent mondial » !

IntituléPermis de travail temporaire, fermé
Autorisations et restrictions Autorise à travailler uniquement dans l’emploi pour lequel il a été délivré (« permis de travail fermé »). Votre employeur ne doit pas faire partie de la liste des employeurs inadmissibles ni votre emploi concerner massages ou danses érotiques.
Interdit tout autre travail que celui spécifié sur votre permis
Pour qui ?citoyens français actifs
Conditions de base
  • Avoir trouvé un emploi au Canada correspondant à ses études et/ou son expérience professionnelle
  • Avoir « suffisamment d’argent pour retourner dans votre pays et pour subvenir à vos besoins et à ceux des membres de votre famille durant votre séjour au Canada »
  • respecter la loi et ne pas avoir de casier judiciaire
  • être en bonne santé
Coût240 $ CAN (158 €, frais de biométrie inclus)
Durée maximumdurée du contrat de travail
Comment l’obtenir ?
  • Trouver un emploi dans une entreprise canadienne
  • Déposer votre demande de permis de travail. Vous devrez aussi fournir vos données biométriques.
  • Demander une AVE
  • À la frontière : vous devrez « prouver à un agent que vous quitterez le Canada lorsque votre permis de travail arrivera à expiration ». Vous devez donc avoir sur vous les justificatifs utiles : de ressources, de bonne santé…
Lien officielDemande de permis de travail sur le site du gouvernement canadien
Délai d’obtentionEnviron 4 semaines (Consulter les délais estimés ici)

Comment obtenir son permis de travail temporaire ?

Pour obtenir le permis de travail temporaire fermé, l’idéal est de remplir deux conditions :

  • Vous avez déjà une promesse d’embauche d’une entreprise canadienne
  • Vous avez déjà une expérience professionnelle dans l’emploi que vous visez

La première étape est de chercher (et trouver) un employeur canadien prêt à vous embaucher. Dans la plupart des cas, il devra vous fournir une EIMT (voir lexique), un document qui prouve qu’il a essayé d’embaucher un canadien à votre poste, mais qu’il n’a pas réussi — d’où son besoin de faire appel à un étranger. Il devra aussi payer des frais pour pouvoir vous embaucher.

C’est seulement quand l’employeur aura fait les démarches nécessaires que vous pourrez vous lancer dans une demande de permis de travail en ligne.

Le permis de travail ouvert : difficile à obtenir !

Vous ne pouvez obtenir un permis de travail ouvert au Canada que sous des conditions bien précises listées sur le site du gouvernement canadien. L’idée générale : en principe, vous obtenez ce type de permis si vous avez déjà vécu ou étudié au Canada. Par exemple, si vous avez obtenu un diplôme canadien, vous pouvez postuler au Programme de permis de travail postdiplôme. Également, si vous avez participé à des programmes de jeunes travailleurs comme le PVT, vous pouvez tenter d’obtenir un permis de travail ouvert.

Option 5 : Faire un PVT… ailleurs !

Quand on pense PVT, on pense souvent au PVT Australie, Nouvelle-Zélande ou Canada. Le gros avantage des deux premiers est qu’ils n’ont pas de quota, eux ! À l’inverse du PVT Canada, vous pouvez obtenir votre laissez-passer pour un an en Australie ou en Nouvelle-Zélande en quelques heures. Et tant que vous n’atteignez pas l’âge limite, vous pouvez cumuler autant de PVT qu’il y a de destinations. Il est donc tout à fait possible de partir en Nouvelle-Zélande tout en postulant pour la prochaine session du PVT Canada. Si vous ne souhaitez plus attendre pour vivre une expérience à l’étranger, c’est donc une excellente alternative à évaluer.

Les destinations du PVT sont également loin de se résumer au Canada ou à l’Océanie ! Il en existe beaucoup d’autres : le PVT Argentine pour les fans de foot et de pizza, le PVT Brésil pour les danseurs de foro, le PVT Japon pour les amateurs de cuisine, le PVT Russie pour ceux qui veulent (vraiment) partir dans le grand froid… Ouvrez notre menu (à gauche), et laissez-vous tenter par d’autres destinations !

alternative PVT Canada WHV Australie

Pas de PVT Canada cette année ? Une belle opportunité pour partir en Australie finalement :)

Lexique : les mots pour comprendre l’administration canadienne

Vous pensiez que les Français étaient les champions de l’administration ? Manqué : à première vue, le Canada n’est pas mal du tout. Ce sont des rois de l’acronyme, des petits astérisques et du lien hypertexte qui n’en finit plus… Ainsi, un petit point vocabulaire nous a semblé utile pour essayer de survivre dans cette jungle administrative :

  • Statut de visiteur : à ne pas confondre avec le « visa » de visiteur. Le statut est obtenu à la frontière, sans démarche préalable. En tant que Français, vous n’avez pas besoin de visa pour entrer au Canada.
  • Résident temporaire : toute personne qui est au Canada de manière temporaire. C’est-à-dire le visiteur, le stagiaire, le travailleur temporaire, le pvtiste…
  • Permis. Notez cette finesse du vocabulaire : le permis n’est pas un visa, mais plutôt une autorisation à faire quelque chose (travailler, étudier, ou simplement rester) sur le territoire. Même si vous êtes titulaire d’un permis (permis Jeune Professionnel, permis d’études, permis de travail…), cela ne vous garantit pas votre entrée au Canada. Pour passer la frontière, vous devrez selon les cas prouver que vous disposez de ressources suffisantes, présenter une AVE, un certificat de police… Notre conseil : arriver à la frontière avec tous les papiers qui attestent de votre situation et de vos ressources !
  • Permis de travail. Le permis de travail vous donne — comme son nom l’indique — le droit de travailler. Par contre, tous ne sont pas similaires : le permis de travail spécifie le genre de travail autorisé, le nom de l’employeur (si permis fermé), la zone géographique autorisée (par exemple, uniquement le campus), la période autorisée.
  • Permis de travail ouvert / fermé. Un permis de travail fermé vous donne le droit de travailler uniquement pour l’employeur grâce auquel vous a été délivré le permis de travail. Lorsque ce même permis est ouvert, cela signifie que vous pouvez travailler pour qui bon vous semble.
  • AVE : c’est l’Autorisation de Voyage Électronique, une « exigence d’entrée visant les étrangers dispensés de l’obligation de visa qui se rendent au Canada par voie aérienne ». Vous devrez l’avoir pour entrer au Canada, quel que soit votre statut ou permis. Elle se demande en ligne et coûte 7 $ CAN (4,60 €).
  • EIMT, ou étude d’impact sur le marché du travail : vous en aurez souvent besoin pour demander un permis de travail. C’est un document fourni par votre employeur potentiel qui prouve qu« il faut embaucher un travailleur étranger pour faire le travail ». En gros, avec ce document, l’employeur atteste qu’il a cherché un Canadien pour le job mais qu’il n’a pas trouvé. D’où sa volonté de VOUS embaucher.
  • CNP, ou Classification Nationale des Professions. C’est le système de classification des emplois en Canada. Selon vos études, vos expériences professionnelles et vos compétences, vous serez vous aussi classifiés. Pour l’immigration, les genres et catégories de profession privilégiés sont souvent les catégories 0, A, B ou C.
  • EED, ou établissements d’enseignement désignés. « Un EED est une école approuvée par un gouvernement provincial ou territorial pour l’accueil d’étudiants étrangers ». Si vous souhaitez étudier au Canada, vous devez être accepté par un EED canadien.
PVT Canada : quelles alternatives pour les malheureux du tirage au sort ?
Vous avez aimé ?

Pour aller plus loin...

Article mis à jour le 14 août 2018