Moi Margaux, j’ai reçu ma Lettre d’Introduction (LI) au PVT Canada le 26 mai, et peu de temps après je réservais un billet d’avion Paris-Montréal pour le 30 juin. Je vous raconte mes choix et mon expérience lors de mon arrivée au Canada.

Pourquoi choisir Montréal pour débuter mon PVT ?

Tout d’abord, pour une raison personnelle et totalement subjective : je suis tombée amoureuse de cette ville cosmopolite, lors d’un court séjour d’une dizaine de jours en plein cœur de l’hiver. Certes, il y fait froid en janvier – très froid même, – -­25 °C quoi ! – mais le manteau neigeux qui recouvre la ville lui confère un charme fou et surtout, si vous aimez patiner, vous serez servis ! Chaque lac se transforme en patinoire naturelle en plein air, et c’est grisant de mettre les pieds sur la glace et de se dire qu’en dessous, il y a un vrai lac !

Les Canadiens sont habitués à ces températures extrêmes – car que ce soit au Québec ou dans une autre région, l’hiver sera rude ‐, ainsi les infrastructures sont généralement adaptées, les vêtements sont pensés en conséquence et de gros chasse-neiges passent tous les matins pour déblayer les routes et les recouvrir d’un mélange de sable-sel-grains spéciaux (il y a même des « petits » chasse-neiges pour les trottoirs !).

Ayant eu un bref aperçu de Montréal l’hiver, je voulais découvrir son visage estival, riche en festivals en tout genre, et aux températures tout à fait honorables – il y fait chaud l’été, eh oui !

Gratte-ciel de Montréal

Gratte-ciel de Montréal © Margaux Sanfourche

Je connais aussi des gens qui habitent dans cette ville et les Québécois parlent français. Cela me faisait un peu moins peur d’atterrir en terrain un tant soit peu connu pour démarrer cette folle expérience que promet d’être le PVT, sachant que depuis cette année il est passé à 2 ans pour les Français (c’est chouette quand même !).

Le choix de la ville d’arrivée en PVT Canada est totalement subjectif, car il dépend de comment on veut vivre cette expérience, de ce qu’on en attend et de nos projets initiaux. D’un point de vue factuel, il sera la plupart du temps un peu moins cher de prendre un vol Paris-Montréal qu’un vol Paris-Vancouver !

Pourquoi faut-il arriver à Montréal avant l’été ?

Je vais surtout vous expliquer pourquoi il ne faut pas arriver à Montréal en juillet-août :

  • Les billets d’avion sont minimum 200 € plus chers l’été dès que vous mettez un pied en juillet, car c’est la pleine saison.
  • Il est plus facile de trouver un logement au tout début de l’été. Les baux des apparts se terminent, pour beaucoup, au 1er juillet et ainsi, beaucoup de chambres se libèrent à cette date.
  • Les festivals d’été commencent dès juin (notamment le Festival de Jazz de Montréal !), ce serait donc dommage de les rater ! Il y en a beaucoup, et dans tout le Canada.

Et pourquoi pas en hiver ?

Cela ne tient qu’à vous, c’est un point de vue subjectif encore une fois, mais je pense qu’il est plus facile de prendre ses marques l’été, pour se préparer à l’hiver rude qui va se profiler assez rapidement et durer plusieurs mois.

Quels préparatifs avant de partir au Canada ?

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Sa valise… Logique me direz-vous. Mais selon vos envies et vos projets, cela peut être plus ou moins casse­-tête. Quoi qu’il en soit, ne vous chargez pas trop, vous arrivez tout de même dans un pays civilisé, et vous pourrez donc acheter ce qu’il vous manque sur place. Essayez de prendre une palette de vêtements et de chaussures vous permettant de faire face à peu près à toutes les plages de température, et à moins que vous n’ayez déjà acquis tout le nécessaire lors de précédents voyages, je vous conseille de prévoir d’acheter sur place les chaussures et manteaux d’hiver. Cela prend de la place – et du poids – dans la valise, et la qualité de ces vêtements sera certainement meilleure et plus adaptée au Canada qu’en France. Ensuite valise ou sac-­à-­dos, c’est un autre débat qui dépend principalement de vos projets et de vos préférences.

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© Margaux Sanfourche

Trouver un logement peut être nécessaire si vous projetez de rester quelque temps dans votre ville d’arrivée. J’ai épluché les annonces sur Craigslist Canada et Kijiji, en éliminant celles qui ne comportaient pas de photos. Cela m’a ainsi permis de trouver un petit bijou dans le quartier du Plateau Mont-Royal pour un loyer mensuel tout à fait raisonnable. J’ai tout de même fait une visite par Skype avec mon futur colocataire avant de donner mon oui définitif. Sinon, si vous ne prévoyez pas de rester longtemps ou si vous préférez visiter avant de choisir, il y a très certainement des auberges de jeunesse, des couchsurfings, un ami ou un ami d’ami qui habite à Montréal (il y a tellement de Français au Québec !).

Chercher ou trouver un travail (sur les sites CraigslistKijiji, Jobillico, gouvernement du Canada…) vous permettra de vous immerger dans la culture locale tout en préservant vos économies. Si vous projetez de faire du HelpX ou du Woofing, anticipez pour être sûr d’être accueilli à votre arrivée. Si vous cherchez dans un autre domaine, cela peut aussi bien se faire sur place qu’en amont. C’est souvent plus pratique une fois au Canada, car vous serez amenés à passer un entretien et donc à vous rendre sur les lieux, et aussi, car, pour pouvoir travailler et être salarié au Canada, vous avez besoin d’un numéro d’assurance sociale (NAS) que l’on ne peut demander qu’une fois sur place !

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Ce qui vous attend à l’aéroport et lors de votre première semaine sur le sol canadien…

Lorsque vous poserez le pied hors du long-courrier qui vous aura fait traverser l’Atlantique, vous vous dirigerez comme tout le monde vers la douane. Le douanier vous invitera à vous rendre au Bureau de l’Immigration pour recevoir votre permis de travail (à l’aéroport de Montréal, Trudeau International, c’est vraiment juste derrière les postes de douane, c’est inratable !). Là vous prendrez un petit ticket et attendrez que votre numéro soit appelé. Puis vous montrerez tous vos papiers en règle (votre LI, votre attestation d’assurance, votre passeport, et éventuellement votre relevé de comptes) et quelques minutes plus tard, vous sortirez du Bureau de l’Immigration avec un beau papier « Permis de Travail » !

Pour vous rendre en centre-­ville de Montréal depuis l’aéroport, il y a le Bus 747 qui passe toutes les 8 minutes. Il faut acheter son ticket 1 journée (10 $ CAN) aux bornes dans le hall de l’aéroport avant de faire la queue pour monter dans le bus.

Vous pourrez vous rendre au Centre Service Canada le plus proche pour obtenir votre NAS (ouvert de 8 h 30 à 16 h et quelques) – le plus long, c’est l’attente, après ça prend 10 minutes et c’est gratuit pour la première demande ! Vous n’aurez besoin que de votre passeport, de votre permis de travail et du nom de jeune fille de votre mère (il est souvent demandé pour des raisons de sûreté !).

Enfin les derniers soucis administratifs de votre installation seront l’obtention d’une carte Opus (la carte de transports en commun de Montréal), d’un numéro de téléphone canadien, et l’ouverture d’un compte en banque si vous estimez que vous en avez besoin ! Et voilà, vous êtes parés à vous immerger dans la culture canadienne et québécoise !

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Arrivée à Montréal, mon PVT en poche !
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Article mis à jour le 15 août 2018