On a opté pour une forme de voyage qu’on adore : celle de se laisser porter par la vague (la onda argentina !) et les opportunités. C’est comme ça qu’après quelques semaines à Buenos Aires, on décide de commencer notre périple : on déniche un volontariat sur une île proche de Rosario, au bord du fleuve Paraná, à 300 kilomètres au nord de Buenos Aires.

Sur le quai du fleuve Parana, à Rosario

Au bord du fleuve Paraná : en attendant que notre hôte vienne nous chercher, on profite du soleil sur le quai…

Rosario en 5 mots : Messi, drapeau, Paraná, piranhas et drogue

On fait les choses à l’envers : c’est après avoir défini des dates de volontariat avec nos futurs hôtes qu’on se renseigne sur Rosario. Pour le reste de l’Argentine, Rosario est avant tout une station balnéaire : l’été, les touristes argentins se répartissent entre les plages de la côte Atlantique et celles du fleuve Paraná, tandis que les plus aisés filent vers les plages uruguayennes. Rosario est souvent décrite comme une petite Buenos Aires, avec des rues quadrillées, des restaurants, des points d’intérêts culturels. La ville a quand même deux motifs de fierté, et non des moindres :

  • C’est là, au bord de l’avenida Belgrano, que se dresse le monument au drapeau argentin : un grand bâtiment, un escalier infini, une flamme à la gloire du drapeau. Vous ne sortirez pas émotionnellement retournés, mais c’est quand même un symbole de la nation argentine qui mérite une petite photo souvenir.
  • Rosario est aussi la ville de naissance de deux célèbres Argentins, et non des moindres : le footballeur Lionel Messi (Leo pour les intimes), et Ernesto Che Guevara ! À notre connaissance, il n’existe pas de lieu dédié à Messi, mais il existe bien un institut consacré au Che : le Celche.

Ça, c’est le côté chouette. Mais Rosario a aussi des côtés qui ne font pas franchement rêver les mouettes (ou devrais-je dire, pour faire plus local, les condors ?), puisqu’elle est aussi connue pour :

  • La couleur « maronasse » du fleuve Paraná, qui longe la ville de Rosario. Une couleur due à son fond terreux (rien à voir avec les cargos qui le traversent). Bien loin de rebuter les touristes, il semble ce soit en fait sa marque de fabrique : dans les publicités pour Rosario que vous verrez l’été, à Buenos Aires, le graphiste n’a même pas jugé utile de bidouiller sur Photoshop pour rendre l’eau un peu plus bleue…
  • Les attaques ponctuelles de piranhas (par exemple en 2013), qui ont tendance à casser l’ambiance des vacances.
  • Le trafic de drogue : Depuis quelques années, Rosario est devenue une plaque tournante de la drogue de synthèse dans le pays… Avec la violence qui en découle : pour Vice, ce serait désormais « la ville la plus dangereuse du pays ».

Sympa, non ?

Et ben comme on est des dingues, figurez-vous qu’on y est allés quand même. Et on vous livre une info en exclusivité : en fait, le pire que l’on ait expérimenté à Rosario… ce sont les moustiques !

Le concept de parador : île-escale au milieu du fleuve

Revenons à nos aventures de volontarios. Notre volontariat, trouvé sur HelpX (qu’on ne peut que vous conseiller) se déroule au Club Terra. Manque de bol, le Club Terra n’est pas dans cette dangereuse jungle urbaine précédemment décrite (la drogue, les piranhas, tout ça), mais sur une île, au milieu du fleuve Paraná.

Car oui, au milieu du fleuve, une grande bande de terre subsiste. C’est ici que se sont construits des paradores, que l’on peut traduire littéralement par des « endroits où l’on s’arrête » : des bandes de sable avec un petit snack-bar, où les kayakistes peuvent venir se désaltérer, les fêtards boire du Fernet tout l’après-midi, les calmes lire un bon livre affalés dans le sable. L’endroit n’est accessible que par le fleuve : il faut donc prendre un bateau depuis la ville de Rosario (una lancha), ou avoir un kayak (même si bon, vu la taille des cargos qui circulent, je ne me risquerais pas à traverser).

Club Terra, un parador sur le fleuve Parana, à Rosario, en Argentine

Le concept du parador : les gens traversent le fleuve pour venir se dorer la pilule le jour… Et retournent sur le continent la nuit (nous laissant tranquilles par la même occasion).

Voilà pour l’explication technique. Côté ambiance, on est dans la dualité : le jour, l’île est un snack-bar tel qu’on en connaît sur les côtes françaises, avec son odeur de friture, sa musique aux grosses basses et ses concours de paresse sur le sable. Mais la nuit, la nature reprend ses droits : quand les derniers plagistes partent, les lucioles et les moustiques sortent du bois, le silence se fait, et on observe les étoiles et les lumières de la nuit de Rosario, de l’autre côté du fleuve.

Autant vous dire que l’endroit a son charme : après l’agitation de Buenos Aires, c’est pas franchement désagréable de se réveiller le matin dans le silence total, et de descendre s’étirer sur la plage en profitant des premiers rayons du soleil…

7 h du matin, vue depuis la fenêtre de notre chambre. Hop ! Un petit salut au soleil sur la plage, puis une baignade dans le fleuve, suivie d’un petit-déj pomme + biscuits de la marque 9 de Oro (on adore) + tartine de pain maison avec dulce de leche. À 7 h 45, on est prêts : on se lance dans le ratissage complet de la plage !

La vie de volontaires : entre joie intense et épuisement total

Notre volontariat commence avec une certaine classe : Martín, notre hôte, vient nous chercher en bateau. On découvre alors la petite maison sur pilotis perchée sur l’île, qui nous servira d’habitation et de lieu de travail pendant une dizaine de jours.

Une famille (adoptive) formidable

Un premier repas à la lumière des lucioles nous permet de rencontrer nos hôtes et collègues. Il y a d’abord Lorea et Martín, les tenants de l’île. Martín, c’est le proprio de l’affaire. Le matin, il travaille dehors (nettoyage, construction…), et dès que midi arrive, il disparait sur son bateau et passe l’après-midi à transporter les clients d’une rive à l’autre. Il est l’archétype de « l’homme de l’île » : Sauvage, bourru et silencieux… Sauf quand il décide de lâcher une phrase-choc au milieu du repas : « Tu vois, ici, sur l’île, je mange tout ce qui est vivant ». Un peu flippant au premier abord, mais on s’y fait.

Lorea, elle, c’est la Catalane enjouée, pleine de vie, fan d’astrologie et de nutrition, le cœur sur la main et la langue pas dans son maillot de bain (il fait 40°C, on n’a pas de poches à 40°C). Elle s’occupe plutôt de la partie cuisine et service : préparer la nourriture, du service des boissons. Par un mystère dont seuls les astres connaissent le secret, ils réussissent à se compléter.

On rencontre aussi nos collègues volontaires : Jasmine, dite Jaz, et Pablo, deux petits jeunes Argentins. Plus tard, Anet et Ali, deux Suisses-allemands aussi sympathiques qu’expansifs viendront compléter l’équipe. Enfin, il y a La China, le chien de Martín, baptisée ainsi à cause de ses longs yeux en amande.

On se familiarise avec le lieu : la plage de sable fin, la cabane sur pilotis. À l’étage, on a une chambre à nous, certes sans fenêtres, mais avec un vrai lit et, summum du chic, une moustiquaire. Le confort est spartiate (toilettes minimalistes et douche froide à remplir au pot d’eau), mais, après une semaine et demie d’auberge, on est ravis de retrouver un semblant d’intimité. Du coup, on joue à « on disait qu’on avait une maison » : on va jusqu’à accrocher nos trois t-shirts sur des cintres. Histoire de.

Coucher de soleil sur le fleuve Parana, à Rosario, en Argentine

Coucher de soleil sur le fleuve Paraná. Quelques minutes pour profiter du silence avant que ne débarquent les moustiques… et que le cauchemar ne commence.

L’art de développer des compétences improbables en volontariat

Dès le lendemain de notre arrivée, on commence notre vie de volontaires. Le matin, c’est travaux d’extérieur : on ratisse le sable, on peint des chaises ou des cabanes, on arrache des plantes, on construit des étagères à kayak, on vide le compost, on met en place les tables. L’après-midi, quand le parador se remplit de monde, on est plutôt commis de cuisine, tenants de bar, préposés au lavage des toilettes, ou police des kayaks (un rôle qui consiste à surveiller les gens pour ne pas qu’ils garent leur kayak n’importe où).

Toi, futur voyageur en PVT argentine, sache que le volontariat a le mérite d’enrichir ton CV de compétences pas banales. Après dix jours sur l’île, nous savons désormais :

  • Couper une patate pour faire des frites par-faites (une technique made in Lorea)
  • Faire des petits dessins à la mayo dans une assiette (toujours Lorea)
  • Servir des Fernet-Coca (pour ceux qui ne savent pas ce que c’est, on vous laisse aller réviser avec notre article sur la cuisine argentine)
  • Survivre à une tempête en kayak (en fait, il faut juste être musclé des bras)
  • Cuisiner un mélange à base d’huile de vidange pour vernir du bois
  • Arracher des plantes aquatiques en chantant Duerme Negrito
  • Improviser un pansement après une bonne coupure au pied : des tonnes de papier toilette, trois chaussettes, et hop ! on retourne arracher les plantes aquatiques
  • Maitriser le champ lexical du moustique en espagnol : mosquito (moustique), mosquitera (moustiquaire), repelante (anti-moustique), espirales (spirales anti-moustique), mosquito de la p*** m*** q*** te p*** (ou autres insultes appropriées en cas de harcèlement par ces insectes si petits, mais si pénibles)
  • Dire ratisser (rastrillar) ou tuyau d’arrosage (maguera) en espagnol (hautement utile, vous en conviendrez)
  • Manier la machette comme des pros
  • Flyer en espagnol : « Hé toi, viens par là, prends notre bateau, notre île est géniale et en plus le transport de ta glacière est gratuit aujourd’hui ! »
  • Gronder les gens en espagnol : « Dis donc, tu peux garer ton kayak ailleurs steuplait ? »
Serveur au Club Terra, sur le fleuve Parana, à Rosario

« Romain, barman depuis une demi-heure, pour vous servir. Enfin, seulement si c’est du Fernet-Coca ou de l’eau : ce sont les seuls mots que je connais pour l’instant. »

On vit tels les hommes (et femmes) sauvages : on fait notre lessive dans le fleuve, on se bat contre les guêpes, les moustiques et même les serpents, on a des coupures et des ampoules partout. Mais la vie est belle : quand on a le temps, on fait une partie de cartes avec nos co-volontaires, une balade en kayak, on va se baigner, on fait un feu de camp ou de la musique jusqu’à 2 h du matin. Pour avoir Internet, il faut traverser le fleuve et se rendre dans un bar ; on lit donc des livres (par chance, le seul que j’ai est en espagnol, donc il n’avance pas super vite). Chacun a son petit carnet de voyage qu’il remplit au soleil. On chante des chansons. C’est comme une grosse colo de vacances avec option sensibilisation à la vie professionnelle en milieu extrême (extrême pour nous, du moins, car je vous garantis que l’expertise en tableaux Excel ne nous est pas super utile dans ce contexte).

Nos premières découvertes culturelles en Argentine

Avec tout ce petit monde, on s’immisce tranquillement dans la vie argentine… Et on découvre les spécificités de cette culture un peu pareille que la nôtre, mais pas trop non plus.

Les délicieuses facturas

Outre le dulce de leche, l’asado et le maté, dont on vous a déjà parlé dans cet article, on découvre les facturas. Ce ne sont pas des factures (ce serait vachement moins marrant), mais des viennoiseries, en général apportées par le voisin Emilio (du coup, on adore Emilio). Le croissant au dulce de leche (confiture de lait) est à se rouler dans le sable de bonheur gustatif…

Parler l’Argentin : dale, ahi va, ponele, bueno

On découvre aussi tous les petits mots qui ne sont pas dans les livres — trop dommage, parce qu’ils sont inclus dans 80 % des phrases argentines (au moins). Extrait :

  • Le « dale », dont on vous avait déjà parlé dans notre lexique de survie. Il remplace le « vale » espagnol, et signifie « ok ». Il est souvent doublé : « dale, dale ! »
  • Le « ahi va » : une sorte de « voilà », « exactement », « tu as tout compris ».
  • L’obscur « ponele » peut être traduit par « genre », et est à peu près aussi imprécis que le « genre » français : il veut aussi bien dire que « peut-être » que « surement » que « moui », que « Je ne te crois pas une seconde »… On vous laisse tenter de vous le faire expliquer par un local !
  • Le « bueno », aussi récurent que le dit le cliché : à la fin ou au début d’une phrase, il peut vouloir dire « d’accord », « bon », « enfin »…

Le truco, jeu de cartes argentin

Le truco est à la base un jeu de cartes espagnol, très joué en Argentine. Dans ce jeu, les couleurs des cartes sont des espada (épées), des pièces d’oro (or), des basto (bâton) et des copa (coupe). Bon, il faut qu’on vous l’avoue : Jaz et Pablo ont bien tenté de nous y initier… Mais se sont heurtés à notre niveau (bas) d’espagnol. Tant bien que mal, ils ont essayé de nous expliquer l’ordre des cartes (étrange) et les règles (bizarres)… Mais on a définitivement lâché l’affaire quand ils ont commencé à nous expliquer qu’il fallait faire des clins d’œil et des trucs avec les sourcils en fonction des cartes qu’on avait. On s’est donc rabattus sur le Dobble — qui, au passage, est un super jeu de voyage !

La colonisation, un sujet d’actualité

Dès les premiers jours, on a été surpris par l’omniprésence des discussions autour de la colonisation : ce qui était pour nous (avouons-le) un truc lointain appris en cours d’histoire est ici bien présent dans les mémoires… Et dans les combats politiques. Avec Jaz et Pablo, on a découvert les histoires du moment : les terres de Benetton en Patagonie, revendiquées par les peuples originaires ; l’histoire de Milagro Sala, défenseure des droits des peuples amérindiens, emprisonnée en Argentine…

Le Club Terra, sur les rives du fleuve Parana, à Rosario

Tranquillité matinale au Club Terra…

Le fameux « orgulloso » argentin en chanson

Ceux qui ont lu des guides sur l’Argentine le savent : les Argentins sont connus en Amérique latine pour leur fierté (voire leur snobisme). Jasmine et Pablo nous font découvrir les bases de cet orgueil dans une chanson (pas terrible par ailleurs, mais ceci n’est que mon avis) très connue : La Argentinidad al palo du groupe de rock Bersuit Vergarabat. Extrait des premiers vers, pour vous donner une idée :

La calle más larga, el río más ancho
Las minas mas lindas del mundo
El dulce de leche, el gran colectivo…

Traduction rapide :

La rue la plus large (l’Avenida 9 de Julio, à Buenos Aires), le fleuve le plus long (le Río de la Plata, 4 099 km)
Les filles les plus belles du monde (bon, ça, je vous laisse juge)
Le dulce le leche (la confiture de lait)…

Bref, une chanson qui liste les inventions ou fiertés argentines — parfois avec quelques erreurs, mais ça donne une idée du nationalisme de l’autochtone.

Direction Mendoza !

Après dix jours de volontariat, on quitte nos hôtes la larme à l’œil (comme ce sera la cas dans presque tous nos volontariats, mais on ne le sait pas encore) pour continuer notre route. Même Martín l’homme sauvage se laisse aller à un câlin, c’est pour vous dire l’émotion. On profite de notre passage par le centre-ville pour faire une balade sur la côte, boire un téréré (la version froide du maté) et manger une glace avec Lubina, notre collègue de snack, guide d’un jour à Rosario.

Et puis, on clôt cette étape : on va vers la Cordillère, à Mendoza, pays des vignes et des hippies… Où nous attend un autre volontariat !

Nos conseils pour votre excursion à Rosario

Comment aller à Rosario ?

  • Depuis Buenos Aires, comptez 4 heures de bus. Pour évaluer les prix, rendez-vous sur le site Rome2Rio, notre éternel compagnon de voyage !
  • En arrivant au terminal du bus, dirigez-vous vers le guichet d’informations de la ville : ils vous donneront une carte et toutes les infos dont vous rêvez.
Comment aller sur un parador ?

  • Certes, vous pouvez aller vous baigner sur l’une des plages de la ville… Ou traverser le fleuve pour vous rendre sur une île ! Pour ça, direction le parking de la plage Florida, au nord de la ville (demandez au bus de vous y poser). Une fois sur le parking, traversez-le pour aller vers le club de kayak de la Costa Alta. De là partent les taxis nauticos, et vous aurez le choix entre plusieurs paradores. Évidemment, on vous conseille le Club Terra, mais c’est un point de vue un peu biaisé…
  • Comptez $100 par personne pour l’aller-retour (environ 4€ au cours du peso d’avril 2018)… Mais n’hésitez pas à envoyer un message au Club Terra pour avoir confirmation des prix.
  • Pour les adeptes du camping, sachez qu’il est possible de camper au Club Terra, moyennant quelques pesos. On vous le conseille, juste pour le plaisir de faire un asado le soir, puis de se réveiller dans le calme absolu, les pieds dans le sable, face au fleuve…
Où manger à Rosario ?

  • On est rentrés par hasard au Rincón Vegetariano, et on a été plus que ravis : des petits prix et des petits plats simples et efficaces. Et surtout, une ambiance bien argentine : à la fois bruyante, tranquille et informelle. Attention, comme son nom l’indique, c’est végétarien : pas d’asado ici, donc.
Que faire à Rosario ?

  • Pour découvrir la ville, commencez par longer la côte du fleuve Paraná par l’Avenida Belgrano, qui traverse le quartier historique ; vous ferrez une jolie balade agrémentée de parcs, de graffitis, de bâtiments désaffectés… Déjà tout un monde !
  • C’est sur cette avenue que vous trouverez aussi le Monumento Nacional à la Bandera, un monument dédié au drapeau argentin.
  • Nous n’avons pas eu le temps de visiter les musées ou espaces culturels, alors on vous fait une note de synthèse de ceux qui ont l’air chouettes : le Museo de Arte Decorativo Firma y Odilo Estevez, tant pour le bâtiment que pour l’intérieur ; le Planetarium, pour voir les étoiles ; le Celche (le centre des études latino-américaines, consacré à Ernesto « Che » Guevera), le Centro de Expresiones Contemporáneas (plutôt orienté art contemporain)…
  • Pour les sportifs, sachez aussi que Rosario est connue pour la nature qui l’entoure : le fleuve fait la part belle aux sports d’eau (kayak), et la location de bicyclettes marche bien.
  • Il existe une application faite par la municipalité de Rosario pour les touristes : à tester !
Préparez-vous à une guerre ouverte contre les moustiques !

Qui dit fleuve, dit eau, dit fête du moustique… Et dit donc insultes lancées debout sur le lit, chaussure à la main, en position d’attaque, vers deux heures du matin. Nos conseils : prévoyez un bon stock de repelante (l'anti-moustique, aussi appelé OFF) pour votre séjour. Une moustiquaire est également essentielle… Et sachez que malgré tout ça, vous devrez probablement vous habiller comme en plein hiver lors des nuits d’été. Le prix à payer pour vivre les pieds dans l'eau !

Martin prépare un asado, au Club Terra, à Rosario

Notre premier asado, préparé avec amour par Martín pour fêter notre fin de volontariat. Bilan : une grosse indigestion pour Julie… Mais ça valait le coup !

Article mis à jour le 14 mai 2018