Whitehorse, une capitale pas comme les autres pour débuter son PVT Canada

Whitehorse – capitale du Yukon – pour débuter son PVT Canada, ce n’est pas chose commune… Mes premiers pas dans la capitale yukonnaise ont d’ailleurs été des plus dépaysants !

Quand on parle de capitale, on pense souvent grande ville, hauts immeubles et gens stressés… Whitehorse ne répond à aucun de ces critères. Déjà, quand le pilote annonce que l’atterrissage est proche, je me demande où est la ville… Des montagnes et des lacs à perte de vue, avec, çà et là, des « maisons » et aussi, une route principale : l’Alaska Highway. Mais rien qui ne puisse me faire penser à une capitale… Surtout quand je me souviens de mon roadtrip à Québec City, à Ottawa ou à Vancouver 

Passer la douane à Whitehorse

Plutôt mal desservie par les transports, il n’y a quasiment aucun vol direct depuis les autres pays du globe à destination de Whitehorse. Un arrêt est donc quasiment obligatoire dans une grande ville du Canada.

Depuis la France, la porte d’entrée est souvent Vancouver ou Montréal, si bien que les douaniers yukonnais ne sont pas réellement habitués à voir des PVTistes demander leur visa directement dans leur ville. Car, même en été, où le Condor assure des vols directs depuis l’Europe pendant un peu plus de trois mois, les visiteurs sont majoritairement des touristes allemands ou français.

le wharf à whitehorse
© Kelly Tabuteau

À mon arrivée, quatre douaniers dont un bilingue. Même si je me « débrouille » en anglais, je prie pour tomber sur celui qui parle français : ce sera surement plus facile s’il y a un souci… bien qu’il ne devrait pas y en avoir, mais sait-on jamais ! Mon vœu s’exauce, je m’avance vers Dan, et lui dit que je viens pour commencer mon PVT Canada.

Première réaction, plutôt logique : « bienvenue ! »

Seconde, plus inattendue : Dan me demande de revenir le lendemain en ville pour récupérer mon PVT, ce qui ne m’arrange pas vraiment. Je ne dors pas en ville, je n’ai pas de voiture (et aussi, au fond de moi, je ne suis pas tout à fait rassurée de quitter l’aéroport sans PVT dans mon passeport). Dan comprend et me demande d’aller récupérer mes bagages. Une fois tous les passagers de l’avion entrés sur le territoire, il fera le nécessaire pour mon permis de travail. J’attends donc patiemment qu’il revienne. Et lorsqu’il le fait, retour à la case départ ! À cause d’un nouveau logiciel, d’un manque d’habitude et d’une mauvaise case cochée, je devrai récupérer mon visa en centre-ville le lendemain… Épisode épique pour débuter son PVT Canada, stressant et peut-être un peu surréaliste : le douanier me laisse ses coordonnées si jamais j’ai un souci pour revenir le lendemain !

Ma première rencontre yukonnaise m’annonçait déjà comment les gens seraient ici : souriants et serviables, mais aussi… imprévisibles !

Faire ses démarches administratives en découvrant Whitehorse

Même si tout ne semble pas rôdé comme dans une capitale, l’avantage cependant d’une petite ville est que tout est accessible à pied, chaque point de chute à moins de 10 minutes les uns des autres. Une parfaite occasion de découvrir Whitehorse, que ce soit en été ou en hiver (ce seront juste vos vêtements qui seront à adapter !). Premier arrêt obligatoire, Main Street, cette rue aux bâtiments colorés dont les façades ont été rénovées dans les années 60, dans l’esprit de la ruée vers l’or du Klondike.

batiment type ruée vers l'or
© Kelly Tabuteau

Où se rendre pour votre Numéro d’Assurance Sociale ?

Au numéro 300, le bâtiment de Services Canada, où je l’ai demandé. Et comme si mes mésaventures avec mon PVT étaient un signe annonciateur de la suite, je n’ai pas pu l’obtenir de suite… Cette fois-ci, une histoire de case qui ne veut pas se cocher ! Au lieu de repartir directement avec mon NAS, je devrai donc patienter et le recevoir par la poste… Heureusement que mon séjour commence avec du bénévolat :)

Choisir sa banque

Peu importe le numéro, mais mon arrêt suivant : la banque pour ouvrir mon compte canadien. Et là, vous aurez l’embarras du choix : BMO, CIBC, TD Trust, Scotia Bank ou RBC ! Pour ma part, ça a été RBC. Pourquoi ? Pour son nom sans doute, car les services sont globalement identiques dans chaque succursale. Et jusqu’à présent, je suis satisfaite de ceux obtenus : une carte de débit, une carte de crédit, une gratuité de service de six mois pour nouvel arrivant et une réduction sur les frais de gestion de mon compte grâce aux multi-produits !

Retrait sans frais aux distributeurs de la Scotia Bank

Pour ceux et celles qui souhaitent transférer leur argent depuis la France vers le Canada avec un minimum de frais, il faut savoir que le groupe BNP a des accords avec la banque Scotia. Si vous possédez une visa BNP ou Hellobank, vous pourrez ainsi effectuer vos retraits en liquide sans le moindre frais aux distributeurs Scotia. Et pour un gros transfert d’argent en une seule fois, les services de Transferwise devraient cette fois vous plaire. Tous les détails dans notre article sur les transferts d’argent internationaux.

Obtenir sa carte d’assurance maladie

En m’écartant de Main Street, je découvre d’autres rues. Je croise des habitants de la ville, des (énormes) corbeaux, parfois des renards. J’aperçois le fleuve Yukon, contemple des traces de présence des Premières Nations, m’arrête devant une façade « Arts de rue » et me rends à Lambert Street pour faire ma demande de carte d’assurance maladie.

Après une carence de trois mois, je recevrai ma carte par la poste, me donnant les mêmes droits que tout Yukonnais en termes de couverture sociale. Et pour ça, je n’ai eu qu’un papier à remplir et à donner mon passeport !

streetart à whitehorse, yukon
© Kelly Tabuteau

Je suis maintenant parée pour mes recherches de travail, il n’y a plus qu’à !

Randonner depuis le centre-ville de Whitehorse

Ce que j’apprécie le plus à Whitehorse, c’est vraiment sa situation privilégiée au cœur de la nature. Plusieurs trails sont accessibles directement depuis le centre-ville, pour mon plus grand bonheur. Mes deux préférés à ce jour : Millenium Trail et Clay Cliffs Trail.

Millenium Trail

Accessible depuis le pont Robert Campbell, il s’agit d’un sentier facile, longeant les deux rives du fleuve Yukon, sur un peu plus de 5 kilomètres. Je le parcours au moins une fois par semaine, observant les métamorphoses du fleuve, de ses rivages, le renouveau de la végétation et le retour de la faune : des martres notamment, car les écureuils sont là toute l’année.

bord du fleuve yukon
© Kelly Tabuteau

Clay Cliffs Trail

À la fin de Black Street, un large sentier s’élève rapidement avant de déboucher sur Black Street Stairs. Point de rassemblement pour les sportifs de la ville, deux choix s’offrent à tout marcheur : rebrousser chemin et manquer la vue panoramique sur Whitehorse, ou gravir les 220 marches.

À leur sommet, on se retrouve face à la piste de l’aéroport de Whitehorse, et sur un sentier formant une boucle autour de celui-ci. De nombreux petits chemins s’en écartent pour longer les falaises d’argile, offrant de superbes vues sur la capitale yukonnaise. Non sans mentionner qu’il y a de fortes probabilités de se retrouver nez à nez avec un écureuil ou d’observer les prémices du printemps.

escaliers à whitehorse, yukon
© Kelly Tabuteau

Conseils et bonnes adresses

 Se rendre en ville depuis l’aéroport

  • À pied, via le Clay Cliffs Trail. Comptez environ trente minutes… Pas le trajet le plus simple avec des valises par contre. Notez qu’en hiver, le sentier n’est pas entretenu ; il peut donc être très enneigé et glissant.
  • Le bus n°3 vous conduira jusque Main Street en un peu plus de 35 minutes. Il vous faudra débourser 2,50 $ pour le trajet. Prévoyez le compte exact pour mettre votre monnaie dans la boîte automatique.
  • En taxi : délestez-vous d’une vingtaine de dollars et arrivez en ville en un peu moins d’un quart d’heure.

 Où dormir ?

  • À l’auberge « Beez Kneez Backpaker ». Nancy et sa chienne vous accueilleront dans son auberge cosy, avec une cuisine accessible à tous, un grand salon et l’accès au wifi.
  • Prévoyez 35$ pour une nuit en dortoir mixte (le moins cher trouvable à Whitehorse, à moins que vous n’optiez pour du couchsurfing). Vous pouvez aussi y louer une cabine extérieure pour plus d’intimité.

Où manger ? Mes coups de cœur

  • Burnt Toast Café : un restaurant « bonne franquette », très abordable niveau prix (assez difficile à trouver ici), avec une excellente atmosphère et des plats éclectiques.
  • Legends Smokehouse & Grill : il s’agit en fait du restaurant de l’hôtel Yukon Inn. Pour moi, c’est l’un des meilleurs endroits pour manger d’excellents burgers !

Whitehorse, bon point de départ pour le PVT Canada ?

De mon point de vue, la réponse est oui. Je me plais dans cette ville, même si la civilisation et moi ne sommes pas trop faits pour nous entendre habituellement. Son atmosphère directement sortie d’un livre de Jack London, son architecture rappelant des films de western, ses habitants chaleureux et son environnement sauvage sont tout un tas de raison de venir la découvrir, pour quelques jours dans un roadtrip ou plus si affinité !

en hauts des falaises d'argile, vue sur whitehorse

Actuellement au Yukon, je vagabonde d'une montagne à une autre, à la découverte de ce territoire canadien hors du commun, qui mérite tant d'être connu ! Mais attention, posez-y un pied, et vous ne repartirez plus !

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Grégoire MassardAntoninde LaporteKellyLaurence Auteurs de commentaires récents
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Grégoire Massard
Grégoire Massard

Bonjour,

Un article vraiment bien écrit et rassurant pour réfléchir à venir dans cette région du Canada. Merci pour les illustrations et les bons plans que tu as dénichés dans la ville !

J’ai mon PVT et ma lettre d’introduction, je suis prêt à partir. Je me pose des questions sur l’habitabilité dans cette région notamment. Je ne suis pas du tout citadin, au contraire très attiré par les montagnes notamment.

En terme de recherche de logement ou de travail, as tu rencontré des difficultés particulières ?

Merci encore pour ce très bon article !

de Laporte
de Laporte

Par contre j’ai une petite question, car il n’est pas évident d’obtenir le PVT.
Est-il plus simple de le faire faire sur place ou bien faut-il le faire directement sur le site du gouvernement canadien ou faire une demande à l’ambassade parisienne ?

de Laporte
de Laporte

Je serai de la partie en Mars :)
Au plaisir de faire connaissance.

Laurence
Laurence

Chouette article qui donne envie, même si ce n’est pas toujours très simple.

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