Dans Permis Vacances-Travail (PVT), il y a le mot « travail » (hé, c’est bien vu non ?). Ne prenez pas ce petit mot à la légère, car il peut vous changer la vie : à moins que vous ne soyez Crésus en personne (ou fils de Crésus, ça marche aussi), votre bas de laine risque de se trouver dramatiquement vide après quelques semaines de vadrouille & farniente…

Voici donc quelques pistes pour voyager et gagner de l’argent. L’inventaire va du classique job en restauration, à la création de bijoux pour son propre compte… Faites la liste de vos compétences et de vos envies, et ne vous brimez pas : le voyage, c’est aussi l’occasion de tester des nouvelles manières de gagner votre vie !

Consultez aussi : Dépenser moins pour voyager plus : nos 10 astuces pour économiser en PVT

Travailler sur place avec son PVT : les jobs les plus courants

Le PVT vous permet de faire presque tout type d’emploi : les seules restrictions sont celles imposées par l’accord bilatéral passé entre la France et votre pays d’accueil. À votre arrivée, vous vous dirigerez naturellement vers les emplois que vous connaissez ou avez déjà pratiqué, mais sachez que le PVT est une opportunité pour découvrir de nouveaux métiers et développer vos compétences.

Lisez attentivement le règlement lié à votre PVT !

Quel que soit votre PVT, il existe un règlement qui précise les restrictions éventuelles sur les emplois que vous pouvez exercer. Dans certains pays, vous avez notamment des restrictions de durée (pas plus de X mois dans un même emploi), sur certains secteurs (bars, boites de nuit, commerces érotiques ou casinos), ainsi que sur certains emplois réglementés : avocats, médecins, plombiers, professeurs...

Dans chaque pays, le marché du travail et l’économie déterminent les possibilités que vous aurez en tant que détenteur du PVT. Certains pays recherchent désespérément des travailleurs qualifiés dans certains domaines (en Nouvelle-Zélande ou en Australie, par exemple), tandis que d’autres, comme l’Argentine, ont un taux de chômage record et offrent donc peu de possibilités. Les salaires sont en conséquence : dans certains pays, ils vous permettront tout juste de couvrir vos frais, tandis que dans d’autres, vous pourrez presque faire fortune… Ne riez pas, ma cousine est rentrée plus riche de son PVT Australie qu’elle ne l’était en partant : à coup d’une trentaine de dollars par heure, le bas de laine se remplit vite !

Comme en France, certains emplois sont plus adaptés que d’autres au rythme saisonnier… Et donc plus prisés des détenteurs de PVT !

Travailler dans l’hôtellerie ou la restauration

Le job temporaire par excellence se trouve dans l’hôtellerie ou la restauration : service, cuisine, plonge, réception, femme de chambre… Peu importe votre expérience, vous trouverez toujours un établissement à votre échelle : un petit café ou une auberge de jeunesse où vous ferez vos classes pour les novices, ou un hôtel-restaurant de luxe pour les confirmés.

L’avantage de ce genre de boulot : la souplesse, le côté international, l’ambiance et les rencontres ! Vous pouvez aussi, comme notre amie Sarah (dont vous aurez bientôt le récit !) vous découvrir une passion inattendue pour la fabrication de nourriture…

Isla Tenglo au Chili

Balayer, nettoyer, cuisiner, servir, renettoyer : notre journée type dans ce petit hôtel-restaurant au Chili. (Je précise qu’on ne portait pas tout le temps le tablier ridicule : c’était juste pour la photo !)

Comment trouver un emploi en hôtellerie ou restauration ?

Pour trouver, l’idéal est quand même d’avoir un peu d’expérience. Si vous n’en avez pas beaucoup, sachez déterrer les vieux dossiers : « servir des Perrier et des sandwichs au snack du coin l’été de mes 16 ans » peut très bien remonter en première position, et se transformer en « service de boissons et gestion des stocks / préparation et vente de petite restauration ». Tout est dans la formulation…

On vous conseille aussi de vous débrouiller pour parler un minimum la langue de votre pays d’accueil : en service comme en réception, il est bien utile de pouvoir communiquer avec les clients.

Consultez aussi : 10 méthodes pour améliorer son anglais avant et pendant votre PVT / WHV

Pour trouver ce type de travail, le plus simple est le porte-à-porte : des habits classiques et propres, une carte de la ville, une vingtaine de CV (minimum) sous le bras, et c’est parti pour la tournée des bars/cafés/restaux/auberges du coin. N’hésitez pas à jouer de votre côté français : misez sur les restaurants et boulangeries françaises, qui utiliseront votre petit accent so cute comme argument de vente !

Envie de travailler dans la restauration ? Emportez des habits noirs !

Si vous comptez travailler dans la restauration, n'oubliez pas de glisser dans votre valise des chaussures, un pantalon et une chemise noirs : c'est le code vestimentaire international pour ce type de travail. Ça vous évitera de chercher désespérément une chemise noire auprès de tous vos voisins de dortoir à l'auberge, la veille d'un job de service super bien payé... (On le sent, le vécu ?)

Emploi agricole : vendanges et cueillette de fruits

Les jobs agricoles sont parfaits pour qui veut gagner de l’argent sans trop d’engagement : la récolte dure quelques semaines, et vous serez non pas bien payé, mais souvent nourri et logé – et surtout assez fatigué pour ne rien dépenser pendant votre temps libre.

fruit picking orange Australie

Picking d’oranges en Australie

Comment trouver un emploi agricole (vendange ou fruit picking) ?

Chaque pays a sa spécialité : les vendanges autour de Mendoza en Argentine ou dans la région de Perth en Australie, la cueillette des kiwis en Nouvelle-Zélande, le  »picking » de cerises autour d’Adélaïde ou d’agrumes à Renmark en Australie, les pommes et les cerises au Canada… Renseignez-vous sur les secteurs ayant une forte activité agricole dans le pays de votre PVT, et tentez votre chance ! A priori, vous n’aurez pas besoin d’expérience, mais plutôt d’énergie et de bonne volonté.

Consultez aussi : La carte des régions agricoles en Australie

Garder des enfants en tant que jeune fille au pair

Le principe d’être au pair est de vivre avec une famille. Vous devrez garder les enfants et parfois de faire un peu de ménage en échange du gite, du couvert, et d’un peu d’argent. Les horaires et conditions de travail sont flexibles, et doivent être définis directement avec l’employeur.

Le job est plutôt féminin, mais les garçons peuvent tenter leur chance : sur les plateformes de recherche de au pair, il vous faudra cocher la case « garçons acceptés ». On est d’accord, c’est un peu injuste, mais les clichés ont la vie dure : les filles, ça pouponne et ça cuisine, et les garçons, ça coupe des arbres et ça répare les voitures, n’est-ce pas ?

Consultez aussi : Être au pair en Australie

Notre conseil : négociez les conditions en amont

Quand on est au pair, La frontière entre le travail et la vie privée est très poreuse : avec une famille abusive, on peut vite se retrouver domestique-nounou-cuisinière sur des horaires infinis... Sans être psychorigide, négociez dès le début vos horaires et vos tâches avec votre famille d'accueil. Tout le monde sera plus à l'aise.

Au pair en Australie- experience de Charlene

Au pair en Australie, une expérience haute en couleur !

Comment devenir fille au pair ?

Il existe une flopée de sites qui mettent en relation les au pair et les familles d’accueil. Parmi les plus connus : AuPairWorld, Aupair.com, Findaupair… Facebook peut aussi être d’une grande aide : passez vos annonces sur les groupes de Français expatriés, ou cherchez directement des groupes qui rassemblent les au pair du pays. Soyez vigilant : étudiez l’annonce, passez des entretiens Skype, posez toutes les questions qui vous viennent à l’esprit, afin de trouver une famille qui vous convienne.

Renseignez-vous aussi sur les agréments éventuels dont vous auriez besoin pour vous occuper d’enfants dans votre pays d’accueil. En Australie par exemple, vous aurez besoin de l’agrément Working With Children Check (WWC, propre à chaque État) ; au Canada, vous devrez passer une visite médicale avec un médecin désigné, etc.

Enseigner le français

Quels que soient vos études ou votre métier, vous avez une compétence indéniable : vous parlez et écrivez le français. Ajoutez à ça un minimum de maitrise de l’orthographe, un sens du contact et de la pédagogie, de la motivation, voire (idéalement) un diplôme de Français Langue Étrangère… Et vous pouvez envisager d’être professeur de français.

Pour ceux qui aiment l’enseignement et le contact, ce sera un boulot très agréable. Par contre, c’est aussi un travail prenant : les cours ne se trouvent pas sous le sabot d’un cheval et les préparer exige du temps, de l’énergie et de l’imagination. Il faut donc être motivé !

Comment devenir prof de français à l’étranger ?

Selon les pays, devenir professeur de français est plus ou moins facile. En Argentine par exemple, notre copine Émilie (ingénieure-jardinière) a trouvé un job de prof de français à l’Alliance française du jour au lendemain… En écrivant un message sur Facebook ! En revanche, dans d’autres pays, inutile de postuler à des postes de prof de français si vous n’avez pas un master de Français Langue Etrangère (FLE), voire, comme en Corée du Sud, un visa spécifique.

Pour tenter votre chance, envoyez des CV :

Autre solution moins formelle mais tout aussi efficace, cibler les particuliers : posez des annonces pour des cours à la boulangerie, dans les facs et les bibliothèques, sur les groupes Facebook…

Travailler dans le bâtiment (« construction worker » en anglais)

Le recrutement massif de pvtistes dans le domaine du bâtiment est assez spécifique à l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Comme c’est un secteur en tension, il y en a pour tous les niveaux : que vous soyez super débutant ou carreleur professionnel, vous devriez trouver (bien que ce soit plus facile avec de l’expérience, évidemment).

travail-construction-pvt-australie-panneau-stop

Pas toujours besoin de compétences incroyables pour un job dans la construction en PVT ! Tenir un simple panneau-stop peut vous rapporter près de 30 $/hr !

Comment travailler dans le bâtiment ?

Vous pouvez chercher via les réseaux de recherche d’emploi spécialisés dans le bâtiment : Constructjob en Australie, Oportunity Canterbury en Nouvelle-Zélande… Ciblez aussi les grandes villes : par définition, c’est là qu’on construit beaucoup !

Sachez aussi que la Nouvelle-Zélande est tellement en recherche d’employés dans ce secteur que le gouvernement a mis en place un site dédié au bâtiment, qui liste les compétences recherchées et les sites à consulter pour trouver un emploi.

En pratique : nos conseils pour trouver un emploi en PVT

Dans certains pays, les réseaux pour trouver un emploi sont très formels : impossible d’être recruté sans CV et sans passer 12 entretiens… Dans d’autres en revanche, les employeurs feront plutôt confiance à leur instinct et aux relations humaines. Dans ce cas-là, il vous faudra développer votre réseau local, et distribuer votre CV en porte-à-porte.

Avant de partir : préparez votre CV !

C'est le genre de chose qu'on est bien content d'avoir fait à l'avance : avoir un CV tout prêt dans sa valise, dans la langue et avec les codes du pays d'accueil... Ça évite de le faire entre deux tablées de voyageurs bruyants à l'auberge de jeunesse !

Consultez aussi : CV canadien, entretien et embauche : tout pour travailler au Canada

Il serait bien difficile (ou super long) de vous donner ici TOUTES les sources pour trouver de l’emploi dans TOUS les pays ouverts au PVT. Par contre, certaines techniques marchent à coup sûr, quel que soit votre pays :

  • Consulter les groupes Facebook d’expatriés. C’est là que circulent pas mal d’annonces spécifiquement tournées vers les Français, notamment dans la restauration, les cours de français, la garde d’enfants…
  • Les équivalents de notre Leboncoin.fr sont des petites mines d’annonces d’emplois. Si vous partez en Australie, allez fouiller les pages de Gumtree.com.au, en Nouvelle-Zélande ce sera Trademe.co.nz, au Canada le fameux Kijiji.ca, etc.
  • Consulter le réseau craigslist, qui possède des sites dédiés aux grandes villes du monde. Par exemple : sydney.craigslist, melbourne.craigslist, santiago.craigslist, etc. Vous y trouverez des offres d’emploi, mais aussi (tant qu’on y est) des annonces pour des appartements.
  • Pensez aussi aux agences d’interim : par exemple, Manpower est présente dans 80 pays et territoires, de même qu’Adecco (60 pays et territoires), ou encore Indeed
Consultez aussi : Trouver un job en Australie, mode d’emploi et À la recherche d’un travail en Nouvelle-Zélande

Notre conseil : misez sur la frenchitude !

Nous autres frenchies trainons une réputation à double tranchant : nous sommes certes vus comme arrogants et un peu crados, mais aussi considérés comme efficaces et productifs au travail. Si maitriser la langue de votre pays d'accueil est sans conteste un plus, n'hésitez pas, dans certains domaines comme la restauration, à jouer de votre frenchitude, en ciblant des réseaux bien français : boulangeries, crêperies, restaurants de gastronomie française...

Les salaires moyens dans les pays du PVT

Vous vous en doutiez, on vous le confirme : tous les pays ne se valent pas en terme de salaires. Si vous pouvez très bien gagner votre vie en Australie et dépenser peu (à condition de vivre en van et de ne manger que des noodles), il y a bien peu de chances que vous fassiez fortune en Argentine, pays des montagnes russes économiques

Ce tableau qui vous donnera donc une idée des salaires moyens dans chaque pays du PVT. Les chiffres sont issus de l’index des salaires du JDN (qui lui-même se réfère aux chiffres 2016 de la Banque mondiale), à l’exception de Taïwan et Hong-Kong, dont les chiffres viennent du site combien-coute.net. L’écart salarial entre la France et les autres pays est calculé comme un taux d’évolution (voir le calcul appliqué ici). Les comparaisons du coût de la vie avec la France sont une estimation du site partir.com pour 2018.

Notez bien que ce ne sont que des moyennes : selon le domaine dans lequel vous travaillez, vous pourrez avoir des salaires beaucoup plus bas que ceux indiqués, ou au contraire, plus élevés. Relativisez aussi ces données en fonction de la stabilité économique et des inégalités du pays dans lequel vous faites votre PVT, et de votre mode de voyage… Selon que vous soyez en ville ou à la campagne, les écarts de salaires et de coût de la vie pourront aussi être très grands dans un même pays ! En bref : prenez ces chiffres pour ce qu’ils sont, c’est-à-dire une moyenne qui vous donne une idée de l’économie locale, pas plus.

PaysSalaire moyen brut
par mois
Écart de salaire avec la FranceCoût de la vie
(écart avec la France)
France2764 €
Argentine854 €– 69 %– 35 %
Australie3872 €+ 40 %équivalent
Brésil630 €– 77 %– 38 %
Canada3119 €+ 12 %– 13 %
Chili966 €– 65 %– 33 %
Colombie450 €– 83 %– 58 %
Corée du Sud1971 €– 28 %– 1 %
Hong-Kong2231 €– 19 %– 5 %
Japon2708 €– 2 %+ 2 %
Mexique645 €– 76 %– 59 %
Nouvelle-Zélande2766 €équivalentéquivalent
Russie694 €– 74 %– 47 %
Taïwan1383 €– 50 %– 21%
Uruguay1087 €– 60 %– 19 %

Devenir un digital nomad, mode d’emploi

Un digital nomad, c’est quelqu’un qui a un travail super déplaçable – qui ne nécessite qu’un ordinateur et une connexion internet – et qui peut donc travailler aussi bien à Marseille qu’à Tijuana. En gros, digital nomad, c’est le mot à la mode pour dire que vous faites du télétravail.

Sans surprise, ce sont avant tout les métiers du web qui vous permettent d’être digital nomad – mais pas seulement :

  • Rédacteur, journaliste web, blogueur : écrire des articles sur des thématiques diverses
  • Développeur web : coder des sites Internet
  • Webdesigner : designer des sites Internet
  • Traducteur : de votre langue d’adoption vers votre langue maternelle
  • Photographe : faire des photos et les vendre

Évidemment, il n’y a pas de liste officielle des digital nomads : elle peut être rallongée au gré de vos idées, de vos compétences et de vos clients !

quitter son travail avant PVT WHV - nouveau bureau en Australie

Bureau de Freelance en Australie : 200 000 m2 de superficie et vue panoramique intégrale

Avec quel statut travailler comme digital nomad à l’étranger ?

Il serait difficile de vous faire un cours détaillé sur l’administratif d’un digital nomad (je suis bien placée pour savoir que c’est tout un art, pour ne pas dire un chaos), mais disons qu’il y a deux cas de figure :

  • Vous êtes salarié, et avez négocié avec votre employeur de faire du télétravail (on dit aussi que vous travaillez en remote, si on veut est super hype). Du coup, vous avez un contrat de travail de droit français, vous déclarez vos revenus en France, mais vous pouvez bien être n’importe où sur la planète : tout le monde s’en fiche.
  • Vous êtes indépendant : entrepreneur, auteur… Dans ce cas, si vos clients ne réclament pas de voir votre minois tous les deux jours, vous pouvez travailler d’où vous voulez, tout en étant domicilié et en déclarant vos revenus en France. J’en profite pour préciser ici que « freelance » n’est pas un statut : ça veut tout simplement dire « travailleur indépendant », en y ajoutant une petite connotation snob tout droit venu de Manhattan, esprit Carry Bradshaw.

Pour définir votre statut, renseignez vous sur les lois du travail dans votre pays d’accueil : est-ce qu’il autorise le travail en indépendant, notamment avec un visa PVT ? Est-ce que vous devrez y déclarer vos revenus, et donc payer vos impôts ?

café Beirut, à Mendoza, en Argentine

Boire des cafés en terrasse, occupation principale de l’indépendant ? Pourquoi pas quand on fait des petites recherches ou de la veille, mais en vrai, ça coûte cher, le soleil empêche de voir l’écran, et le bruit peut facilement devenir pénible. Le café en terrasse reste donc un plaisir à apprécier sur son temps libre… Ici, au café Beirut, à Mendoza, en Argentine.

Comment devenir digital nomad ?

Envie de vous convertir au nomadisme ? L’essentiel est d’avoir un peu d’expérience dans un métier du web ou qui peut facilement s’exercer à distance. Vous devrez aussi avoir du matériel – la liste est à adapter en fonction de votre métier : ordinateur, tablette graphique, appareil photo…

Avant de partir, créez votre statut. Pour ça, je vous conseille de trouver près de chez vous une structure qui aide les entrepreneurs : par exemple, Initiative France ou Positiv Planet. Non seulement elle pourra vous aider à ouvrir votre entreprise, mais elle vous accompagnera aussi pour la suite – service très utile pour comprendre les rouages administratifs dans lesquels vous êtes propulsés. Pensez aussi à Pôle Emploi, qui propose des ateliers création d’entreprise.

Pour trouver des missions, il existe des plateformes dédiées aux freelances : Malt, 404Work… Même si vous cherchez des clients par votre propre réseau, le fait de vous inscrire à ces plateformes vous permet d’avoir un portfolio à envoyer sans coder une seule ligne, ce qui, vous en conviendrez, est assez pratique. Pour les amateurs de photos, vous pouvez tirer un petit revenu de la vente de vos images sur des plateformes comme shutterstock, Gettyimages, IStockphoto

Pour arrondir les fins de mois, créez votre propre emploi !

Vous cuisinez les moelleux au chocolat comme personne ? Vous avez le pouvoir de transformer un fil de fer en une magnifique paire de boucles d’oreilles ? Vous êtes un inconditionnel du yoga ? Selon le pays où vous faites votre PVT, toutes ces petites compétences peuvent vous permettre d’arrondir les fins de mois : vendre vos bijoux ou vos gâteaux à l’auberge, proposer des cours de yoga, jouer de la musique dans la rue… Toute compétence est bonne à exploiter pour arrondir son budget de voyage !

En voyage en Argentine, pays de la débrouille par excellence, nous avons rencontré beaucoup de ces travailleurs : Céline qui vendait ses pâtisseries au chocolat dans les rues chiliennes, Émilie et Ramiro qui fournissaient les boulangeries du coin avec leur pain au levain fait maison, Barbara qui proposait ses objets crochetés à l’auberge de jeunesse, Romain et Juan qui fabriquaient et vendaient des mandalas en fil de fer en Bolivie…

Évidemment, vous ne deviendrez pas millionnaire avec ce type d’initiative, mais vous pourrez mettre un peu de beurre dans les épinards (ou un peu de Vegemite sur le pain de mie, selon le pays de votre PVT), tout en faisant quelque chose qui vous plait. Et puis, c’est une expérience plutôt sympa : ça développe la débrouille, l’esprit d’initiative et l’imagination !

Après quelques fournées, votre pain pourrait peut-être être digne de la boulangerie du coin ! (Bon, ici c’est une des premières, mais il faut bien commencer quelque part !)

Comment vendre ses objets et services en voyage ?

Inutile de vous préciser qu’en général, il n’est pas légal de vendre quoi que ce soit sans statut. Le devenir de cette activité dépendra donc de la tolérance appliquée dans le pays de votre PVT, ou de la difficulté à obtenir les autorisations nécessaires. En Argentine ou au Chili par exemple, la vente de nourriture faite-maison dans la rue est plutôt acceptée : bien que ce ne soit pas légal, c’est tellement pratiqué que ça en devient quasi autorisé. Dans d’autres pays comme l’Australie, vous devrez obtenir des autorisations.

Pour trouver des idées d’activités ou de créations, faites l’inventaire de vos compétences créatives et culinaires, et du matériel à votre disposition. Pour vendre vos produits ou services, pensez à toutes les possibilités :

  • Vendre votre produit sur la voie publique, dans la rue (vos gâteaux, vos boucles d’oreilles, vos crêpes !)
  • Vendre vos produits ou services dans votre réseau de connaissances : par exemple, à vos colocataires d’auberge de jeunesse, à vos amis…
  • Vendre vos objets à des commerces : des pots en terre peints au fleuriste, des objets de déco au vendeur de souvenirs du coin…
  • Passer des petites annonces (papier ou numérique) pour vendre un service : cours de langue, de yoga, de couture, de macramé…

Et vous, comment avez-vous gagné de l’argent en PVT ? N’hésitez pas à nous partager vos expériences dans notre forum de voyageurs !

Article mis à jour le 25 septembre 2018